‹ Œuvres complètes de BertinChapitre 17 sur 102 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Aux passans indiscrets, à la garde sévère!

Non, l'amant, quel qu'il soit, n'a rien à redouter; Nul mortel à ses jours n'oserait attenter :

C'est un dieu , qu'à genoux le monde entier révère l

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ELEGIE XII

A EUCHARIS

Que peut demander aux dieux

L'amant qui baise tes yeux ,

Et qui t'a donné sa vie?

Il ne voit rien sous les cieux

Qu'il regrette ou qu'il envie.

Qu'un autre amasse en paix les épis jaunissans Que la Beauce nourrit dans ses fertiles plaines; Qu'il range sous ses lois vingt troupeaux mugissans. Que la pourpre de Tyr abreuve encor ses laines;

Long-temps avant Taube du jour,

Que l'avide marchand s'éveille, Et quitte sans pitié le maternel séjour, Amoureux des travaux qu*il détestait la veille;

Qu'il brave et les sables brûlans,

Et les glaces b3rperborées; Qu*il fatigue les mers, qu'il enchaîne les vents.

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