A UN RIVAL
Tu ris, dans ta barbare ivresse.
Des maux qu'endure mon amour :
Objet des caprices d'un jour, Triomphe, insulte à ma détresse; Triomphe , crois-moi : le temps presse ; Demain ta crédule tendresse Gémira peut-être à son tour.
Crois-tu déjà que l'infidèle Pour toi parfume ses cheveux?
On sait quel jeune ambitieux Est en secret préféré d'elle :
Tu n'es plus rien; c'est à ses yeux Que l'ingrate veut être belle.
Tu ne connais pas les dédains De cette amante impérieuse,