LIVRE III. i
ELEGIE XXIir
ET DBBIflÈRK.
C'est assez d'une faible I jre
Tirer de timides accords;
C'est assez du dieu qui m'inspire Dans de frivoles jeux dissiper les trésors.
Rentrez sous vos riants ombrages, Doux enfans de la paix, voluptueux Amours :
Cadiez-vous; la Discorde a troublé nos rivages, Le soldat jusqu'aux cieux pousse des cris sauvages.
Et j'entends battre les tambours.
Quel demi-dieu, chéri des filles de Mémoire, Arraché tout sanglant aux assauts meurtriers, S'avance au bruit pompeux des instrumens guerriers? Cest Achille ou d'Estaing, qui, courbé sous sa gloire , Descend à pas tardifs de son char de victoire. Et pare un jeune roi de ses doubles lauriers 1 Levons-nous, il est temps : qu'on apporte mes armes;
i54 LES AMOURS.
D'un large bouclier chargez mon faible bras.
Oui, j'abjure, ô Vénus ! tes honteuses alarmes; Amour , perfide Amour, je renonce à tes charmes : C*en est fait ; l'honneur parle, et je vole aux combats.
FXir DES ELEGIES.