‹ Œuvres complètes de Blaise PascalChapitre 58 sur 78 · MANDEMENT · texte numérisé non relu

MANDEMENT

Des vicaires généraux! de M. le cardinal de Retz, archevéque de Paris, pour la publication de la censure par eux faite du livre intitulé : « Apologie pour les casuisies, etc. »

Du 27 novembre 1658.

Les vicaires généraux de M. l’éminentissime cardinal de Retz, archevèque de Paris, à tous les curés de la ville, faubourgs et diocèse de

Paris, salut en Notre-Seigneur. Ayant ordonné que la censure par nous

faite d’un livre intitulé : Apologie pour les casuistes, etc.. seroit publiée

partout où besoin sera, en la manière accoutumée; et étant nécessaire d’en donner connoissance aux peuples de vos paroisses ; à ces causes nous vous mandons de dénoncer dimanche prochain , au prône de vos messes paroissiales, que ledit livre à été par nous censuré et condamné, ainsi que plus au long il est déclaré par notre censure du vingt-troisième jour d'août dernier passé, que nous avons fait imprimer par Charles Savreux, imprimeur ordinaire du chapitre de l’Église de Paris, laquelle nous vous envoyons avec ces présentes; et comme nous avons fait défenses à toutes personnes de cette ville et diocèse de Paris, de lire, garder, imprimer, vendre et débiter ledit livre sous les peines de droit, vous ferez entendre nosdites défenses à vos paroissiens, à ce qu’ils n’en

prétendent cause d’ignorance. Fait à Paris, ce 27 novembre 1658.

Ainsi signé, DE CONTES et DE HODENCQ.

Et plus bas, BAuDpouYx.

CENSURE

D'un livre intitulé: « Apologie pour les casuistes, etc. ,» faite par M. l’archevéque de Rouen, primat de Normandie. Du 4 janvier 1659.

François, par la permission divine, archevêque de Rouen, primat de Normandie, à tous les fidèles soumis à notre autorité, salut et bénédiction.

Ce n’est pas d'aujourd'hui que l’ennemi de notre salut tâche de semer. parmi le bon grain de la doctrine évangélique, l’ivraie de l'erreur et du péché. L'Église, qui veille sans cesse par le ministère de ses pasteurs à conserver sa gloire et à se maintenir agréable à son divin époux, s’est toujours élevée avec vigueur contre les efforts de ce cruel et subtil adversaire. Cependant, quoiqu’elle soit pure et sainte dans ses mœurs. aussi bien que dans sa foi; quoique la discipline de sa conduite soit immaculée et incorruptible dans sa source, aussi bien que la tradition des vérités dont Jésus-Christ l’a rendue dépositaire, elle se voit néanmoins toujours obligée de gémir dans sa douleur , de voir que quelques-

4. Ce mandement fut donné en conséquence de la conclusion des curés de Paris, imprimée ci-dessus p. 92.

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