HORATIUS COCLÈS
« Et Phénisse même publie
Qu’il n’est rien si beau que Clélie. »
pluton. — Quelle est donc cette Phénisse? diogène. — C’est une dame des plus galantes et des plus spirituelles de la ville de Capoue, mais qui a une trop grande opinion de sa beauté, et qu’Horatius Coclès raille dans cet impromptu de sa façon, dont il a composé aussi le chant, en lui faisant avouer à elle-même que tout cède en beauté à Clélie.
minos. — Je n’eusse jamais cru que cet illustre Romain fût si excellent musicien, et si habile faiseur d’impromptu. Cependant je vois bien par celui-ci qu’il y est maître passé.
pluton. — Et moi, je vois bien que, pour s’amuser à de semblables petitesses, il faut qu’il ait entièrement perdu le sens. Hél Horatius Coclès, vous qui étiez autrefois si déterminé soldat, et qui avez défendu vous seul un piînt contre toute une armée , de quoi vous êtes-vous avisé de vous faire berger après votre mort? et qui est le fou ou la folle qui vous ont appris à chanter ?