RÉFLEXION VII
Il faut songer au jugement que toute la postérité fera de nos écrit».
( Paroles de Longin, chap. xu.)
Il n’y a en effet que l’approbation de la postérité qui puisse établir le vrai mérite des ouvrages. Quelque éclat qu’ait fait un écrivain durant sa vie , quelques éloges qu’il ait reçus , on ne peut pas pour cela infailliblement conclure que ses ouvrages soient excellens. De faux brillans, la nouveauté du style, un tour d’esprit qui étoit à la mode, peuvent les avoir fait valoir; et il arrivera peut-être que dans le siècle suivant on ouvrira les yeux , et que l’on méprisera ce que l’on a admiré. Nous en avons un bel exemple dans Ronsard et dans ses imitateurs , comme du Bellay*,