‹ Œuvres complètes de BoileauChapitre 277 sur 492 · RÉFLEXION XII · texte numérisé non relu

RÉFLEXION XII

Car tout ce qui est véritablement sublime a cela de propre, quand on l’écoute, qu’il élève l’âme et lui fait concevoir une plus haute opinion d’elle-méme , la remplissant de joie et de je ne sais quel noble orgueil , comme si c'étoit elle qui eût produit les choses qu’elle vient simplement d'entendre. ( Paroles de Longin, chapitre v.)

Voilà une très-belle description du sublime , et d’autant plus belle qu’elle est elle-même très-sublime. Mais ce n’est qu’une description , et il ne paroît pas que Longin ait songé dans tout son Traité à en donner une définition exacte. La raison est qu’il écrivoit après Cécilius , qui , comme il le dit lui-même , avait employé tout son livre à définir et à montrer ce que c’est que sublime. Mais le livre de Cécilius étant perdu, je crois qu’on ne trouvera pas mauvais qu’au défaut de Longin j’en hasarde ici une

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