‹ Œuvres complètes de BoileauChapitre 317 sur 492 · Pind., Pyth. I, page 254, édition de Benoist. (B · texte numérisé non relu

Pind., Pyth. I, page 254, édition de Benoist. (B

2. Épitaphe pour Midias, page 594, deuxième vol. d’Homère, édition des Elzévirs. (B.)

3. Le Doryphore, petite statue. (B.) — C'étoit la statue d’un jeune borome armé. Pline, Histoire naturelle, liv. XXXIV, chap. vm, appelle le Doryphoro viriliter pueruni ,■ il ajoute : « Fecil (PolycletUB) et

TRAITÉ DU SUBLIME

ouvrages de l’art, c’est le travail et l’achèvement que l’on considère; au lieu que, dans les ouvrages de la nature, c’est le sublime et le prodigieux : or discourir, c’est une opération naturelle à l’homme. Ajoutez que dans une statue on ne cherche que le rapport et la ressemblance; mais, dans le discours, on veut, comme j’ai dit, le surnaturel et le divin. Cependant, pour ne nous point éloigner de ce que nous avons établi d’abord , comme c’est le devoir de l’art d’empêcher que l’on ne tombe, et qu’il est bien difficile qu’une haute élévation à la longue se soutienne et garde toujours un ton égal, il faut que l’art vienne au secours de la nature, parce qu’en effet c’est leur parfaite alliance qui fait la souveraine perfection. Voilà ce que nous avons cru être obligés de dire sur les questions qui se sont présentées. Nous laissons pourtant à chacun son jugement libre et entier.

Chap. XXXI. — Des paraboles , des comparaisons , et des hyperboles.

Pour retourner à notre discours , les paraboles et les comparaisons approchent fort des métaphores, et ne diffèrent d’elles qu’en un seul point1.... Telle est cette hyperbole : a Supposé que votre esprit soit dans votre tête, et que vous ne le fouliez pas sous vos talons1. » C’est pourquoi il faut bien prendre garde jusqu’où toutes ces figures peuvent être poussées , parce qu’assez souvent , pour vouloir porter trop haut une hyperbole , on la détruit. C’est comme une corde d’arc, qui, pour être trop tendue, se relâche : et cela fait quelquefois un effet tout contraire à ce que nous cherchons.

Ainsi Isocrate, dans son Panégyrique3 , par une sotte ambition de ne vouloir rien dire qu’avec emphase, est tombé, je ne sais comment , dans une faute de petit écolier. Son dessein , dans ce panégyrique, c’est de faire voir que les Athéniens ont rendu plus de services à la Grèce que ceux de Lacédémone ; et voici par où il débute : a. Puisque le discours a naturellement la vertu de rendre les choses grandes petites, et les petites grandes, qu’il sait donner les grâces de la nouveauté aux choses les plus vieilles, et qu’il fait paroître vieilles celles qui sont nouvellement faites. » Est-ce ainsi, dira quelqu’un, 6 Isocrate4, que vous allez changer toutes

« quem canon» artifices vocant , lineamenta arlis ex eo pelenles , velut <c a lege quadam. »

1. Cet endroit est fort défectueux, et ce que l’auteur avoil dit de cea figures manque tout entier. (B.)

2. Démosthène ou Hégésippe, De Haloneso, page 34, édition de Bâle. (B.)

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