‹ Œuvres complètes de BoileauChapitre 366 sur 492 · XXVIII. — A M. de La Chapelle · texte numérisé non relu

XXVIII. — A M. de La Chapelle

Paris, <0 juillet 1704.

J’ai reçu , mon très-cher et très-exact neveu , mon ordonnance. Elle est en très-bonne forme , mais plût à Dieu que vous la pussiez aussi bien faire payer que vous la savez faire expédier. Il y a tantôt dix mois que je suis à solliciter le payement de la précédente , et qu’on répond au trésor royal : II n’y a point d’argent , sans même me faire espérer qu’il y en aura. Si cela dure , je vois bien qu’au lieu de louis d'or je vais amasser dans mon coffre quantité de beaux modèles de lettres financières , et qui pourront être de quelque utilité à ceu* à qui je voudrai les prêter pour les copier. Voilà les fruits de la guerre :

Impi us hæc tam culta novalia miles hàbebit 1 /

Je vous donne le bonjour , et suis passionnément , etc.

Page 1