Le Lycée de Bardin. — 4 0. Pradon
tl. Arracheur de dents qui, vers 1650, avoit établi un spectacle aux foires de Saint-Germain et de Saint-Laurent.
4 2. Hesnault, auteur du sonnet de l'Avorton .
4 3. Pelletier.
DE LA SATIRE IX
le fait voir dans Paris aussi crotté que l’auteur du Cyminde un autre est aussi pauvre en paraphrase qu’en manteau’; le dernier se tue de plaire par un tendre qui déplaît à sa femme’. Tous ces auteurs , démasqués en vos vers , y servent de rimes malignes. Leurs productions vous font bâiller. Voilà une plaisante excuse. Sa Majesté et toute sa suite en ont été bien ennuyées : a-t-on vu pour cela queja moindre déclaration ait condamné la licence de leurs froids panégyriques? Gâte du papier qui en aura envie. Une pareille occupation peut tarir le cornet et user les plumes de quiconque l’embrasse. Une intrigue amoureuse, sans choquer Barthole ni Cujas4, peut être la matière de plusieurs tomes fort impatientans ; c’est pour cela que depuis longues années tous ceux qui se mêlent d’écrire débordent à Paris , où les portails sont masqués de toutes sortes de titres.
Unique de votre clique, plus difficile, sans aucune puissance ni réputation, résoudrez-vous de l’honneur et des places du sacré vallon? Vous cependant qui retouchez les ouvrages de vos confrères, comment vous imaginez-vous que l’on considère vos écrits? Aucun n'échappe à votre satire; mais vous dit-on les discours que l’on tient contre votre personne? «N’approchez pas, avertit l’un, de ce médisant; il est trop vindicatif pour deviner le sujet de son courroux. Cet écervelé dans ses licences sacrifieroit le plus cher de ses amis à une plaisanterie. Le brave M. Chapelain n’a pu lui faire goûter son poème et il pense réduire tous les savans à son jugement. La chicane a-t-elle jamais mérité qu’il en parlât bien? Sauroit-on entendre d’action oratoire la plus savante , qu’il ne s’y assoupisse? Cependant lui, malgré le souverain pouvoir qu’il s’attribue près d’Apollon, se voit habillé de difTérens lambeaux d’Horace. Le poète5 qui lui prête le collet pour déclamer contre les femmes8, a exprimé avant lui
« Qu'on est assis à l’aise aux sermons de Cotin. »
« Les deux poètes latins ne se sont-ils pas aussi déclarés contre le caprice de la rime; et n’est-ce pas aussi sur ces satiriques qu’il établit son innocence? Il fait en sorte de s’autoriser de Juvénal et d’Horace. Ces deux poètes ont peu passé par mes mains. Cependant tout le monde seroit mieux gouverné, si toute cette engeance, si cette tourbe médisante s’alloit noyer. »
C’est ainsi que l’on parle de vous , et que chacun vous croit un poète à vous aller jeter dans la rivière. Inutilement un goguenard , embrassant votre parti , prétend obtenir votre grâce. Un lecteur effrayé ne pardonne jamais ces copies de son prochain qu’il recon-
». Tragédie de Colletet. — !t. Titreville. — 3. Quinault.