I . EceUs., I, 2. — 2. Virgile , Églognc I , ver
CORRESPONDANCE
gnie aussi agréable que celle dont tous me parlez, puisque tous y trouTerez votre utilité et votre plaisir. Omne tulit punctum', etc.
Je n’ai jamais pu deviner la critique que vous peut faire M. l’abbé Tallemant sur l’endroit de l’épitaphe1 que vous m’avez marqué. N’est-ce point qu’il prétend que ces termes, il fut nommé, semblent dire que le roi Louis XIII a tenu M. Le Tellier sur les fonts de baptême ; ou bien que c’est mal dit , que le roi le choisit pour remplir la charge, etc., parce que c’est la charge qui a rempli M. Le Tellier, et non pas M. Le Tellier qui a rempli la charge : par la même raison que c’est la ville qui entoure les fossés, et non pas les fossés qui entourent la ville T C’est à vous à m’expliquer cette énigme.
Faites bien , je vous prie , mes baisemains au 4>ère Bouhours et à tous nos amis, quand vous les rencontrerez; mais surtout témoignez bien à M. Nicole la profonde vénération que j’ai pour son mérite , et pour la simplicité de ses mœurs , encore plus admirable que son mérite. Vous ne me parlez point de l’épitaphe de Mlle de Lamoignon.
Voilà , ce me semble , une assez longue lettre pour un homme à qui on défend les longues applications, et qu’on presse d’ailleurs de donner cette lettre pour la porter à Moulins. J’ai appris par la gazette que M. l’abbé de Choisi étoit agréé à l’Académie. Voici encore une voix que je vous envoie pour lui , si les trenteneuf ne suffisent pas. Adieu, aimez-moi toujours, et croyez que je n’aime rien plus que vous. Je passe ici le temps , sic ut quimus , quando ut volumus non possum. Adieu , encore une fois ; dites à ma sœur et à M. Manchon que je ne manquerai pas de leur écrire par la première commodité. J’ai écrit à M. Marchand.