‹ Œuvres complètes de BoileauChapitre 437 sur 492 · Misérable! et je vis ! et je soutiens la vue · texte numérisé non relu

Misérable! et je vis ! et je soutiens la vue

De ce sacré soleil dont je suis descendue.

' (Act. IV, sc. vi )

*. Sapiens., ehap. V, vers. 6. — S. La quatrième. — 6. La cinquième.

CORRESPONDANCE

changée deux heures après que ma lettre fut partie. Voici la stance entière :

Ainsi d’une voix plaintive Exprimera ses remords La pénitence tardive Des inconsolables morts.

Ce qui faisoit leurs délices,

Seigneur, fera leurs supplices;

Et, par une égale loi,

Les saints trouveront des charmes Dans le souvenir des larmes Qu’ils versent ici pour toi.

Je vous conjure de m’envoyer votre sentiment sur tout ceci. J’ai dit franchement que j’attendois votre critique avant que de donner mes vers au musicien; et je l’ai dit à Mme de Maintenon , qui a pris de là occasion de me parler de vous avec beaucoup d’amitié.

Le roi a entendu chanter les deux autres cantiques, et a été fort content de M. Moreau, à qui nous espérons que cela pourra faire du bien.

Il n’y a rien ici de nouveau. Le roi a toujours la goutte, et en est au lit. Une partie des princes sont revenus de l’armée ; les autres arriveront demain ou après-demain.

Je vous félicite du beau temps que nous avons ici : car je crois que vous l’avez aussi à Auteuil , et que vous en jouissez plus tranquillement que nous ne faisons.

La harangue de M. l’abbé Boileau ' a été trouvée très-mauvaise en ce pays-ci. M. de Niert prétend que Richesource en est mort de douleur. Je ne sais pas si la douleur est bien vraie, mais la mort est très-véritable.

Je suis en peine de la santé de M. Nicole. Vous m’obligeriez de me mander si vous en avez eu des nouvelles. M. le duc de Chevreuse s’informa fort de votre santé , hier et ce matin. J’ai eu une lettre de Mme la comtesse de Gramont, et j’ai opinion qu’elle croit avoir à se plaindre de ne pas recevoir de vos lettres.

Je suis, monsieur, bien entièrement à vous.

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