Livre de l’abbé Boileau , frère de Despréaux
2. Le Traité de l’autorité des rois , touchant l’administration de l'Église (par Roland Le Vajrer de Bouligny).
a. Calullus, ad Calvum Licinium. — 4. Regnier Desmarais.
A BROSSETTE
au plus tôt les cinq pistoles que vous y avez mises en mon nom , parce qu’au moment que je les aurai payées , j’oublierai même que je les ai eues dans ma bourse, et je dirai avec Catulle:
Et quod vides periisse perditum du cas 1 ,
si l’on peut appeler perdu ce qu’on donne à Dieu.
Je suis charmé du récit que vous me faites de votre assemblée académique, et j’attends avec grande impatience le poème sur la Musique qui ne sauroit être que merveilleux, s’il est de la force des deux que j’ai déjà lus. Faites-bien mes complimens à tous vos illustres confrères , et dites-leur que c’est à des lecteurs comme eux que j’offre mes écrits,
Doliturus si p laceant spe
Deterius nostra *
On travaille actuellement à une nouvelle édition de mes ouvra • ges; je ne manquerai pas de vous l’envoyer sitôt qu’elle sera faite. Adieu, mon cher monsieur; pardonnez mon laconisme à la multitude d’affaires dont je suis surchargé , et croyez que c'est du meilleur de mon cœur que je suis....
Paris, 8 septembre 4 700.
Je souhaiteroi3 que ce fût par oubli que vous eussiez tardé à me répondre , parce que votre négligence seroit une autorité pour la mienne , et que je pourrois vous dire : Tu igitur unus es ex nostris. J’ai reçu vos quatre billets de loterie, mais je voudrais bien que vous eussiez aussi reçu mes quatre pistoles afin de n’y penser plus. Mandez-moi donc par quelle voie je puis vous les faire tenir. Vous m’avez fait grand plaisir d’associer mon nom avec le vôtre , et il me semble que c’est déjà un commencement de fortune qui vaut mon argent. On ne peut être plus touché que je le suis des bontés qu’on a pour moi dans votre illustre ville. Témoignez bien à vos messieurs la reconnoissance que j’en ai , et assurez-Ies que, bien qu’il n’y ait pas peut-être d’homme en France si Parisien que moi , je me regarde néanmoins comme un habitant de Lyon, et par la pension que j’y touche, et par les honnêtetés que j’en reçois.
L’édition dont vous me parlez dans votre lettre est déjà commencée, et j’en ai revu ce matin la sixième feuille. Toutes choses y seront dans l’ordre que vous souhaitez. L’édition en grand sera magnifique , et on fait présentement trois nouvelles planches pour mettre au Lutrin dans la petite où il y aura désormais une image