Jurisconsulte, né à Pérouse vers <324, et mort vers
3. Illustre jurisconsulte, né à Toulouse en <520, mort à Bourges en <590.
A BROSSETTE
n’avois garde de me servir de ces armes, puisque franchement je ne savois rien, avant votre lettre, du fait que vous m’y apprenez. Je suis ravi que ce soit à M. Puget que je doive ma disculpation . et je vous prie de le bien marquer dans votre commentaire sur le Lutrin; mais surtout je vous conjure de bien témoigner à cet excellent homme l’estime que je fais de lui et de ses découvertes dans la physique. Je vois bien qu’il a en vous un merveilleux disciple; mais dites-moi comment vous faites pour passer si aisément de l'étude de la nature à l’étude de la jurisprudence , et pour être en même temps si digne sectateur de M. Puget et de M. Domat.
Il n’y a rien de plus savant et de plus utile que votre livre sur les Titres du droit civil et du droit canonique; et bien que j’aie naturellement, comme je vous l’ai déjà dit, une répugnance à Fétude du droit, je n’ai pas laissé de lire plusieurs endroits de votre ouvrage avec beaucoup de satisfaction. Vous m’avez fait un grand plaisir de me l’envoyer, et je voudrois bien vous pouvoir faire un présent de ma façon, qui pût, en quelque sorte, égaler le prix de votre livre; mais cela n’étant pas possible, je crois que vous voudrez bien vous contenter de deux épigrammes nouvelles, que j’ai composées dans quelques momens de loisir. Ne les regardez pas avec des yeux trop rigoureux , et songez qu’elles sont d’un homme de soixante et sept ans. Les voici :
Sur un homme qui passoit sa vie d contempler ses horloges.
Sans cesse autour de sii pendules, etc.
A V. Le Verrier, sur les vers de sa façon qu’il a fait mettre au bas de mon portrait, gravé par Drevet.
Oui, Le Verrier, c’est là mon fidèle portrait, etc.
Voilà, monsieur, deux diaraans du temple que je vous envoie pour un livre plein de solidité et de richesses. Vous en ferez tel usage que vous jugerez à propos, et même, si vous voulez, un très-indigne usage. Cependant je vous prie de croire que c’est du fond du cœur que je suis à outrance, etc.
Paris, <2 janvier 1705.
Je vous envoie, monsieur, le portrait dont il est question. M. Le Verrier, qui vous en fait présent, vouloit l’accompagner d'une lettre de compliment de sa main ; mais dans le temps qu’il l’écrivoit, on l’a envoyé quérir de la part de M Desmarets 1 et je me suis chargé de l’excuser envers vous. Il m'a assuré pourtant qu’il vous écriroit au premier jour par la poste. Ainsi sa lettre