‹ Œuvres complètes de BoileauChapitre 474 sur 492 · Pontcliartrain · texte numérisé non relu

Pontcliartrain

2. La censure avoit empêché en 1701 et empêcha encore en <743 la publication de cette satire.

Boiij.au 28

650 LETTRES DE BOILEAU

sceau jiu secret , que je vous prie de me garder. Mais pour revenir à ce que je vous disois, vous voyez bien, monsieur, que j’ai eu assez d'affaires à Paris pour me faire oublier celles que j’ai eues à Lyon.

Parlons maintenant des choses que vous voulez savoir de moi. Ma réponse au père Bourdaloue 1 est très- véritable; mais voici mes termes : Je cous l’avoue , mon père ; mait pourtant si vous coules t'enir avec moi aux Petites-Maisons, je m’offre de vous y fournir dix prédicateurs contre un poète; et vous ne verrez à toutes les loges que des mains qui sortent des fenêtres et qui divisent leurs discours en trois points.

J’ai su autrefois le nom de l’auteur du rondeau dont vous me parlez, et j’ai vu l’auteur lui-même. C’étoit un homme qui, je crois, estmort, etqui n’étoit pas homme de lettres. Le rondeau pourtant est joli. Il accusoit des gens du métier de se l’être attribué mal à propos , et de lui avoir fait un vol. Peut-être au premier joftr je me ressouviendrai de son nom, et je vous l'écrirai. Entendons-nous toutefois; dans le rondeau dont je vous parle, il n’y avoit point : Où s'enivre Boileau 3. Ainsi j’ai peur que nous ne prenions le change.

Pour ce qui est de la vie de Molière 3, franchement ce n’est pas un ouvrage qui mérite qu’on en parle. Il est fait par un homme qui ne savoit rien de la vie de Molière, et il se trompe dans tout, ne sachant pas même les faits que tout le monde sait. Pour les odes de M . de La Motte , quelqu’un , ce me semble , me les a montrées ; mais je ne m’en ressouviens pas assez pour vous en dire mon avis. Il me semble, monsieur, que cette fois-ci vous ne vous plaindrez pas de moi , puisque je vous écris une assez longue lettre , et qu'il ne me reste guère que ce qu’il faut pour vous assurer que , tout négligent et tout paresseux que je suis, je ne laisse pas d’être un de vos plus affectionnés amis, et que je suis parfaitement....

Mes recommandations à M. Dugas et à tous nos illustres amis et protecteurs.

Paris, & juillet (706.

Une des raisons , monsieur , qui m’empêche souvent de répondre à vos obligeantes lettres , c’est la nécessité où je me trouve , grâce à ma négligence ordinaire, de les commencer toujours par des excuses de ma négligence. Cette considération me fait tomber la plume des mains , et . dans la confusion où je suis , je

( . Bourdaloue avoit dit que les poêles sont des fous.

S. A la fontaine où s’enivre Boileau. . . .

Ou bien : A la fontaine où l’on puise celle eau Qui fait rimer et Racine et- Boileau.

Ce rondeau a été attribué à Chapelle , à Cbaulieu , el à quelques autres.

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