‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 107 sur 631 · Idem, xiv. 31, 35. — 3. Sleidan., lib · texte numérisé non relu

Idem, xiv. 31, 35. — 3. Sleidan., lib

nRFUTATKiN DU nATECHISME

eux, ni de leur iiuil luire A quoi on pourrait ajouter que ce n'était pas sans quelque raison qu'il se plaignait de l'injustice du diable, s'il persécutait SCS disciples, pendant qu'ils travaillaient si soipneuscmenl à étendre de plus en plus son empire, on divisant tous les jours autant qu'ils pouvaient, le royaume de Jésus-Christ. Mais je ne m'arrête point à ces choses : ce qui me surprend le plus en cette prière, c'est la fureur de col hérésiarque , qui non content de mettre dans un même rang le diable , le Tape et le Turc, comme les trois plus grands ennemis du nom chrétien, ose dire qu'ils haïssent sa secte tous trois, parce qu'elle fait profession d'adorer le Pcre, et le Fils, et le Saint-Esprit. Ainsi , quoique nous fassions résonner par toute la terre ce pieux cantique : Gloire soit au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit ; cet homme a l'assurance de publier à la face de tout le monde, que nous persécutons ses Eglises , parce que la Trinité y est honorée; et dans cette injuste entreprise il nous donne pour compagnons le diable et le Turc. Qui vit jamais une pareille impudence?

Tel a été l'esprit de toute la nouvelle Réforme , qui a suivi les mouvements et les passions de celui qui l'a commencée. Tous ceux qui s'y sont attachés, éblouis de ce titre superbe de réformateurs qu'ils avaient injustement usurpé, ont altéré par mille sortes de déguisements la doctrine de la sainte Eglise, pour donner lieu à leurs invectives. Ils nous ont malicieusement imposé que nous ruinions l'adoration du seul Dieu , et cette salutaire conliance au seul .Jésus-Christ; ils nous ont traités d'idolAlrcs cl d'ennemis jurés de la croix; ils ont dit que nous avions renversé les mérites du Fils de Dieu , pour substituer en leur place le mérite humain; ils ont tâché de persuader à tout l'univers que la foi que nous professons ne tendait qu'à ravir à notre Sauveur la gloire de nous avoir rachetés; enfin, ils ont parlé et écrit de nous comme si nous étions infidèles.

Il y avait, ce semble, sujet d'espérer que celte première chaleur se modérant un peu parle temps, ils jugeraient plus équitablement de notre doctrine. Mais nous en perdons l'espérance, à moins que la main de Dieu n'agisse en leurs cœurs avec une efficace extraordinaire; et ce qui me confirme dans cette pensée, c'est la lecture d'un Catéchisme que le principal ministre de Metz a fait imprimer. J'avoue que je me suis étonné qu'un homme qui parait assez retenu, ail traité des matières de cette importance avec si peu de sincérité, ou si peu de connaissance de la doctrine qu'il entreprend do combattre. Quiconque sera un peu instruit de nos sentiments, verra d'abord qu'il nous atlribue beaucoup d'erreurs que nous détestons; et si une personne que nos adversaires estiment si sage et si avisée s'cni])orte à de telles extrémités, qu'ils nous pardonnent, si nous croyons que tel est sans doute l'esprit de la secte qui ne pourrait subsister sans cet artifice.

Je veux qu'ils en soient eux-mêmes les juges. Où est-ce que le sieur Ferry a ouï dire, que l'Eglise catholique donnât des adjoints à Jésus-Christ en la rédemption', el que ce fût là une des dnctrin''s qu'il est ordonné de croire pour être sauvé'' Et

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