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REFUTATION DU CATECHISME
considéré ce qu'il dit. Car je lui demande (luelle csliiiie il lail des vaudois et des albigeois. SoiU-cc de l)oiis ouvriers, comme il les appelle', ou de l'au.x prophètes comme nous disons? Que s'ils sont ces lions ouvriers, que le grand père de famille avait ein|iloycs pour la rél'ormation de l'Eglise, ainsi que notre adversaire l'assure, qui pouvait s'excuser sur son ignorance dei)uis qu'ils ont paru dans l'Eglise? Leur séparation n'avait - elle point assez éclaté? Nos adversaires ne disent-ils pas que Dieu les avait dispersés parmi les nations et les peuples, pour y porter le témoignage de l'Evangile ? Et encore plus nouvellement Wiclef et Jean IIus que les calvinistes estiment des leurs , n'avaient-ils pas enseigné et dogmatisé à la face de toute l'Eglise? Et d'où vient donc que les ministres déclarent que l'ignorance excuse nos pères, puisqu'ils disent d'ailleurs que la vérité leur avait déjà été annoncée? Est-ce qu'ils se veulent réserver la gloire d'avoir les premiers prêché l'Evangile, et dissipé l'ignorance du monde? Mais donnons au ministre qu'il soit ainsi ; qu'il songe k ce qu'il a dit de nos ancêtres qui vivaient en l'an 1543, et encore quelque temps au-dessous; que persistant jusqu'à la mort en la communion de l'Eglise romaine , ils y ont pu obtenir la vie éternelle, comme nous l'avons montré assez clairement. Certes, il y avait déjà vingt années que l'on prêchait et en France et en Allemagne la Réformation prétendue-, et elle faisait tant de bruit dans l'Europe, que personne ne la pouvait ignorer. Combien d'Eglises de la nouvelle Réforme avaient été déjà établies, et même dans le voisinage de Metz^? Quoi plus? Le ministre ne dit-il pas que la ri'l'ormaUoH se prêchait lors hautement en cette ville? C'est peu de dire qu'elle s'y prêchait; il dit qu'elle s'y prêchait hautement. Cependant c'est dans Metz qu'il assure que nos pères pouvaient mourir durant ce temps-là en la communion de l'Eglise romaine, sans préjudice de leur salut. En quoi dilférons-nous d'avec eux? Vous nous prêchez, vos prédécesseurs les prêchaient; vous nous appelez, ils les appelaient; nous vous refusons, ils les refusaient. Par quelle justice nous condamnez-vous, ou par quelle justice les absolvez-vous, puisque nous sonunes également innocents, ou également criminels?