Rom., X
2. Quœ ex Deo justitia in fide, in /ide utique est, qud credimus justiliam nobis divinitus dari , non à nobis in nobisnoslris vifibus fleri. Ep. cvi, nunc cLsxxvi, n. 8, tom. ii, col. 666.
3. Israël seclando legem justitice, in legem jusCMœ non pervenit. Quare? Quia non ex fide , sed quasi ex operibxts. Rom., IX. 31,32.
4. Tiinquam eam per semeiipsos opérantes , non in se credenles operuri Deum. De Spir. et Litt., o. 29, n. 50, tora. X, col. 113.
5. Ubi est gloriatio tua' Exclusa est. Per quam legem i factorum! non : sed per legem fidei. Rom., m. 27. Aug., Da Spir. et Litt., cap. 10, n. 17, co'l. 94.
HftFtlTATIdN DU CATECHISME
celui qui aide. C'est ce que i.i fausse justice ne pratiquait pas; et c'est pourquoi c'était un orgueil daninalile qui se couvrait du nom de justice. Mais la justice chrétienne le fait par la foi; car la foi nous propose Jésus-Clirisl sauveur, Jésus-Christ libérateur et réparateur. S'il nous répare, nous étions tombés; s'il nous délivre, nous étions captifs; s'il nous sauve, nous étions perdus.
C'est donc 1;\ cette foi qui nous justifie, si nous croyons, si nous confessons que nous sommes morts en nous-mêmes, et que Jésus-Christ seul nous fait vivre. C'est, dis-Je, cette foi qui nous justifie; parce qu'elle fait naître l'humilité, et par l'humilité la prière, et dans la prière la confiance; et ainsi elle nous impôtre le don de la grâce par laquelle notre langueur est guérie, et notre conscience purifiée.
C'est la doctrine constante de saint Augustin; c'est tout le but de ce docte livre qu'il a composé de l'Esprit et de la Lettre. « La justification, y dit- 1) il', est inipétrée par la foi; » et, « la foi nous » rend |)ropice ceUii qui justifie^; » et encore : " Par la foi nous impétrons le salut, tant celui qui » se commence en nous ofTectivement , que cetui » que nous attendons par une fidèle espérance'; » et enfin : « Par la loi la connaiesance du péché , par » la foi rimpctralion de la grâce contre le péché , » par la grâce l'âme est guérie du vice du péché^. » Ce grand homme parle toujours de la même sorte.
Preuve par V Apôtre. — Ainsi, dans la pensée de saint Augustin, la vertu de la foi consiste en la force qu'elle a d'impétrer la grâce; et ce docte personnage l'a pris de saint Paul; car l'Apôtre expliquant la vertu de la foi : « Si tu confesses , dit- » iP, de ta bouche le Seigneur Jésus, et que tu » croies en ton cœur que Dieu l'a ressuscité des « morts, tu seras sauvé. » Il entend par ce mot général, lu seras sauté, tant le salut qui s'accomplira en la vie future, que celui qui se commence en la vie présente : de sorte que la justification du pécheur y doit être nécessairement comprise. C'est pourquoi il ajoute aussitôt après : « Car on croit » de cœur a justice , et on confesse de bouche à » salut. » L'Apôtre se propose donc de nous expliquer quelle est la vertu de la foi, même dans la justification du pécheur : « Si tu crois, dit-il, tu » seras sauvé. » Et il en rend cette solide raison : » Car celui qui croit en lui ne sera point confondu.» Ce que voulant prouver au verset suivant, il continue ainsi son discours : « Quiconque croit n'est » point confondu; car il n'y a point de différence » du Juif et du Grec, parce que c'est le môme Sei- » gneur de tous, qui est riche sur tous ceux qui
1. Justificalio ex f^de impetralur. Do Spir. et Litt., c. 29 n. 51 col. 113. '