‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 171 sur 631 · Ci-dessus, p. 155, col · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 155, col

comme nous faisons, ceux qui niaient que la sainte messe fut une institution divine, qui rejetaient la vénération des images et la primauté de l'Eglise romaine; ce qui montre sans difliculté qu'il n'y a aucun de ces points qui détruise les fondements du salut, puisqu'ils n'ont pas empêché celui de nos pères. D'ailleurs nous avons lu dans saint Augustin tout ce que l'Eglise catholique enseigne touchant la juslilîcation des pécheurs, la vérité de notre justice et le mérite des bonnes œuvres. Et néanmoins le ministre avoue que la religion de saint Augustin n'est point opposée à la sienne'. Enlin, nous avons vu clairement que le même saint Augustin a cru, comme nous, que c'est une pieuse pratique d'implorer le secours des saints , et que les âmes des lidèles peuvent être en tel état hors de cette vie (|u'elles reçoivent du soulagement par nos sacrilices. De là il s'ensuit que notre adversaire est contraint nécessairement, ou à désavouer ses propres maximes, ou à confesser que l'Eglise romaine a conservé tous les fondements du salut, et qu'il ne peut trouver en notre créance aucun sujet de séparation.

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