LA COMMUNION SOUS UNE SEULE ESPÈCE, ETC
Le premier de ces ouvrages est ainsi indiqué dans le catalogue de Ledieu : Communion sous les deux espèces, à Paris, 1682, in-12, chez Cramoisy, et se trouve à présent chez Remy; et plus loin : 2° édition, in-12, à Paris, 1686; chez Cramoisy. Le second ne fut publié qu'en 1753, dans le 3« tome des Œuvres posthumes, et non en 1743, comme le disent les éditeurs Marlin-Bcanpré.
Dans son liv. VIP, parag. 5, le cardinal de Bausset fait connaître les circonstances de la composition de ces deux ouvrages et en donne l'analyse. Il faut lire, en outre, le parag. 8" pour voir le sentiment de Bossuet sur l'opportunité de la concession de la coupe.
Deux écrivains prolestants avaient particulièrement contribué à exciter les préventions de leurs coreligionnaires contre le retranchement de la coupe. C'étaient Mathieu de Larroque, dans son Histoire de l'Eucharistie, et Jean Dubourdieu, ministre de Montpellier, dans son livre dédié à Claude, de Charenton , et intitulé : Traité sur le retranchement de la coupe. Dans son Traité , Bossuet réfute les préjugés et les objections, sans nommer personne en particulier. Dans la Tradition défendue , il mentionne deux adversaires dont il reconnaît le mérite. Il y eut d'autres attaques contre son Traité, mais il ne connaissait alors que ces deux-là. Mathieu de Larroque, déjà nommé, avait composé : Réponse canonique au livre de M. de Meaux, 1683, in-12, 319 pages; et Aubert de Versé : Réponse au Traité de M. l'évêque de Meaux; Cologne, 1683, in-12, de 296 pages.
La Défense du premier traité étant demeurée inédile pendant la vie de Bossuet, Daniel de Larroque put, en 1688, dire, en parlant de la réponse faite par son père au premier ouvrage du prélal : « Matthœus Larroquanus... testium copia ingenti prœsulem obruit... ut nihil responsi unquam gesserit strenuus ille Romance miles Ecclesice. » {Summa VitcB Matthœi I.arroquani , auctore Daniele Larroquano , in capite libri : Matthœi Larroquani Adversariorujn sacrorum libri très, Lugduni Balav., 1688, m- 12).
Nous ne possédons pas la troisième partie de la Tradition défendue. Exisle-t-elle ou bien cet ou-
vrage est-il resté inachevé? Question indécise, quoique M. Floquet incline à croire que Bossuet avait terminé sa réponse. L'habile critique interprète en ce sens ces lignes du § 40 de la première Instruction sur les promesses de l'Eglise : « Notre réponse est loiile prête, il y a longtemps. »