bid.. 21 Aug
■ 2. Idem,ji April. — 3. Ibid., 20 Mai-t. —
sous UNE ESPECE.
SECONDE PARTIE
V ivi fiants ' ; et plus que de tous les autres, de son niailre saint Benoit , qui , au rapport de saint Grégoire, expressément averti du jour de sa mort, se fil porter dans l'oratoire pour s'y munir du corps et du sang de Xolre Seigneur^. Ce n'est pas que dans son monastère, non plus que dans les autres lieux , on réservât l'Eucharistie sous les deux espèces; puisque nous venons de voir dans un endroit de la même vie, écrite par saint Grégoire, où il s'agissait de réserve, qu'il n'y est parlé que du corps; mais c'est que ce grand saint et les autres, qui, malgré rexicémilé de leur maladie , aliaietit chercher Jésus-Christ à ses autels, n'étaient pas moins soigneux de le recevoir dans son sacrilice, et s'accommodaient aisément à l'heure qu'on le célébrait. Ainsi, dans tous les exemples que l'on nous produit, nous trouvons, ou le saint sacrifice expressément désigné, ou que toutes les circonstances ont un rap|iort si manifeste avec l'heure et le lieu cil on le célébrait, qu'il faut vouloir s'aveugler, pour ne pas voir que les communions dont il s'agit se faisaient à la messe même, ou incontinent après. Ce n'est donc pas, comme l'anonyme le prétend^, une illusion grossière de suppléer la circonstance de la messe dans tous les exemples qu'il allègue de la communion des malades. C'est une suite naturelle des autres exemples, et un résultat nécessaire de toutes les circonstances conférées ensemble; et il est plus clair que le jour, que, dans ces exemples tant vantés, il n'y a aucun besoin de recourir à la réserve de l'Eucharistie. Que si l'on nous demande maintenant dans quel cas et pourquoi nous l'admettons, et qu'est-ce qui nous empêche de nous contenter de ce que prétend M. de la Roque'', que du moins dans les premiers temps on donnait la communion aux malades en consacrant à chaque fois le pain et le vin; c'est ce qu'il faut maintenant examiner.