Alton., p. IGl
2. Dura .NIiibillo[i et les PP. Lubbe et Sinnond font mention tlô plusieurs uiHUUsiM'its oti ces deux prépositions sont supprimées. Suns parler de quelques autres , il en est un au Vatican , et un à la Bibliotlieque du Roi, coté n« 1455, du dixiôino siôcla , oti elles D^existent pas. {Edit. de Déforis.)
les autres passages, et de la seule espèce du pain.
Il y en a encore une autre preuve dans saint Grégoire de Tours. Ce saint évèque raconte, qu'un diacre, dont la vie était impure, « comme l'heure du a sacrifice fut arrivée, prit la tour où était le minis- » TÈRE DU CORPS DU Seigneur. Il commença de la » porter vers la porte; et étant entré vers le temple, » pour la poser sur l'autel, elle lui échappa de la » main, et était portée en l'air; de sorte qu'elle ap- » procha de l'autel, sans que le diacre la put jamais » reprendre; et l'on crut que cela n'était arrivé que » parce qu'il était souillé en sa conscience; car on 1) disait qu'il avait souvent commis adultère'. » M. de la Roque, prouve doctement^ une chose qui ne lui sera jamais contestée; c'est que, par le mot de ministère, on entend les vaisseaux sacrés qu'on employait dans le sacrifice :mais, pourquoi est-il ici parlé seulement du ministère du corps, s'il s'agissait de préparer le saint sacrifice, où l'on consacrait également les deux espèces^.
Quand on allait préparer le sacrifice, je trouve qu'on préparait le ministère de l'autel. Nous venons de le lire ainsi dans la Vie de Louis le Débonnaire , à l'endroit où il se faisait dire la messe, pour y recevoir le "Viatique''. M. de la Roque nous produit lui-môme les passages, où il est parlé du ministère de tous les jours^ ; c'est-à-dire , de la patène et du calice, et ainsi du reste. Pourquoi vois-je ici seulement le ministère du corps, si ce n'est parce qu'on voulait désigner le vaisseau, ou le ministère dans lequel le corps était renfermé dès avant le sacrifice? Ce sens est si naturel, qu'on l'a entendu ainsi il y a six à sept cents ans; et saint OJon , abbé de Cluni, rapportant ce môme miracle qu'il a tiré de saint Grégoire de Tours, dit expressément, que ce diacre inr;\me portait le coffret ou la boîte avec le corps de Notre Seigneur, capsa.m cu.m corpore Domini^. On demandera peut-être pourquoi l'apporter sur l'autel? Mais il pouvait y en avoir beaucoup de raisons, et entre autres, celle de renouveler les hosties, comme on faisait de temps en temps. M. de la Roque objecte ', que si c'eût été le corps de Notre Seigneur, ce diacre ne l'aurait pas apporté de dehors dans le temple, comme le raconte Grégoire de Tours, mais qu'on l'aurait gardé dans le temple. Il ne songe pas qu'il y avait auprès des églises, le baptistère ou la sacristie, sacrarium, qui, pour n'être pas le temple môme , n'en étaient pas moins des lieux sacrés. Mais enfin , dira-t-on, nous venons