‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 558 sur 631 · I^ettre m, à madame de Brinon · texte numérisé non relu

I^ettre m, à madame de Brinon

2. Apparemment que Leibnit;; partait de cette histoire dans sa lettre) ;'l m. de Meaux , que nous n^avons pas. {Edit. de Paris.)

On a retrouvé cette lettre. Kn voici un extrait :

« Il eût été i souhaiter, Monseigneur, que Vllisloire de la » riformation d'Allemagne , que M. de Seckendorf vient de pu- « blier, eût paru plus tùl. Quelque habile que soit M. Burnet,

elle pouvait venir jusqu'en ce pays, supposé qu'elle fût écrite en une langue que j'entendisse; et je puis vous assurer par avance , que si cette histoire est véritable, il faudra nécessairement tiu'elle se trouve conforme à celle des Variations , que j'ai pris la liberté de vous envoyer; puisque je n'y donne rien pour certain que ce qui est avoué par les adversaires. C'est, Monsieur, à mon avis, la seule méthode sûre d'écrire de telles histoires, où la chaleur des partis ferait trouver sans cela d'inévitables écueils.

Excusez, Monsieur, si je vous entretiens si longtemps : ce n'est pas seulement par le plaisir de converser avec un homme comme vous; mais c'est que j'espère que nos entretiens pourront avoir des suites heureuses pour l'ouvrage que vous et M. l'abbé Molanus avez tant à cœur. Il ne me reste qu'à vous témoigner la joie que je ressens des choses obligeantes que madame la duchesse d'Hanovre daigne me dire par votre entremise, et de vous supplier de l'assurer de mes très-humbles respects, en l'encourageant toujours à ne se rebuter jamais des ditricultés qu'elle trouvera dans l'accomplissement du grand ouvrage, dont Dieu lui a inspiré ^e dessein. Je connais, il y a longtemps, la capacité et les saintes intentions de M. l'évêque de Neustadt. Je suis avec toute l'estime possii)le. Monsieur, votre très-humble serviteur,

f J. Bénigne, Ei\ de Meaux.

A Versailles, ce 10 janvier 1692.

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