‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 591 sur 631 · RÉPONSE DE BOSSUET · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE BOSSUET

Monsieur ,

Rien ne me pouvait arriver de plus agréable que d'avoir à satisfaire , selon mon pouvoir, aux demandes d'un aussi grand prince que Monseigneur le duc Antoine Ulric, et encore m'étant proposées par un homme aussi habile et que j'estime autant que vous. Elles se rapportent à deux points : le premier consiste à juger d'un livret, intitulé, Secretio , etc.; ce qui demande du temps, non pour le volume, mais pour la qualité des matières sur lesquelles il faut parler sûrement et juste. Je supplie donc Son Altesse de me permettre un court délai; parce que n'ayant reçu ce livre que depuis deux jours, à peine ai-je eu le loisir de le considérer.

La seconde demande a deux parties, dont la première regarde les conditions et les principes par lesquels on peut reconnaître ce qui est de foi, en le distinguant de ce qui n'en est pas : et la seconde observe qu'il y a des degrés entre les articles de foi, les uns étant jdus importants que les autres.

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