‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 2)Chapitre 613 sur 631 · LETTRE XL · texte numérisé non relu

LETTRE XL

de bosscet a leibmtz.

Monsieur,

Je vois dans la lettre dont vous m'honorez, du 21 juin de cette année, qu'on avait dit à Monseigneur le prince, héritier de Wolfenbulel, que j'avais lémoigné souhaiter quelque communication avec un théologien du pays oïl tous êtes; et qu'on y trouvait d'autant plus de difficulté, que M. l'abbé de Lokkum même ne semblait pas me revenir. C'est sur quoi je suis obligé de vous satisfaire : et puisque la chose a été portée à Messeigneurs vos princes, dans la bienveillance desquels j'ai tant d'intérêt de me conserver quelque part , en reconnaissance des bontés qu'ils m'ont souvent fait l'honneur de me témoigner par vous-même; je vous supplie que cette réponse ne soit pas seulement pour vous, mais encore pour Leurs Altesses Sérénissimes.

Je vous dirai donc, Monsieur, premièrement, que je n'ai jamais proposé de communication que je désirasse avec qui que ce soit de delà, me contentant d'être prêt à exposer mes sentiments , sans affectation de qui que ce soit, à tous ceux qui voudraient bien entrer avec moi dans les moyens de fermer la plaie de la chrétienté. Secondement, quand quelqu'un de vos pays, catholique ou prolestant, m'a parlé des voies qu'on pourrait tenter pour un ouvrage si désirable, j'ai toujours dit que celte alïaire devait être principalement traitée avec des théologiens de la Confession d'Augsbourg, jiarmi lesquels j'ai toujours mis au premier rang M. l'abbé de Lokkum, comme un homme dont le savoir, la candeur et la modération le rendaient un lies plus capables que je connusse pour avancer ce beau dessein.

J'ai, Monsieur, de ce savant homme la même opinion que vous en avez ; et j'avoue , selon les termes de votre lettre, « que de tous ceux qui seront » le mieux disposés à s'expliquer de leur chef, au- » cun n'a proposé une manière où il y ail autant

» d'avances qu'on en peut remarquer dans ce qu'il » m'a écrit. »

Cela, Monsieur, est si véritable, que j'ai cru devoir assurer ce docte abbé , dans la réponse que je lui fls , il y a déjà plusieurs années , par M. le comte Balati, que s'il pouvait faire passer ce qu'il appelle ses pensées particulières , cogitatioxes privatj: , à un consentement suffisant; je me promettais qu'en y joignant les remarques que je lui envoyais sur la Confession d'Augsbourg et les autres écrits symboliques des prolestants , l'ouvrage de la réunion serait achevé dans ses parties les plus difficiles et les plus essentielles; en sorte qu'il ne faudrait, à des personnes bien disposées, que très-peu de temps pour le conclure.

Vous voyez par là , Monsieur, combien est éloigné de la vérité ce qu'on a dit comme en mon nom à Monseigneur le prince héritier; puisque bien loin de récuser M. l'abbé de Lokkum , comme on m'en accuse, j'en ai dit ce que vous venez d'entendre , et ce que je vous supplie de lire à vos princes, aux premiers moments de leur commodité que vous trouverez.

Quand j'ai parlé des théologiens nécessaires, principalement dans cette affaire, ce n'a pas été pour en exclure les laïques; puisqu'au contraire un concours de tous les ordres y sera utile , et notamment le vôtre.

En effet , quand vous proposâtes , ainsi que vous le remarquez dans votre lettre , de nommer ici des jurisconsultes, pour travailler avec les théologiens, vous pouvez vous souvenir avec quelle facilité on y donna les mains : et cela étant, permettez-moi de vous témoigner mon étonnement sur la lin de votre lettre , oii vous dites que ma demande ne sert point à faciliter les choses, comme faisait la vôtre. Vous semblez par là m'accuser de chercher des longueurs; à quoi vous voyez bien par m n procédé, tel que je viens de vous l'expliquer, sous les yeux de Dieu, que je n'ai seulement pas pensé.

Quant à ce que vous ajoutez , que j'ai déjà ce que je demande, ou plutôt ce que je propose sans rien demander, c'est-à-dire, un théologien; cela serait vrai, si M. l'abbé de Lokkum paraissait encore dans les dernières communications que nous avons eues ensemble ; au lieu qu'il me semble que nous l'avons tout à fait perdu de vue.

Vous voyez donc, ce me semble, assez clairement, que cette proposition tend plutôt à abréger qu'à prolonger les affaires; et ma disposition est toujours , tant qu'il restera la moindre lueur d'espérance dans ce grand ouvrage, de m'appliquer sans relâche à le faciliter, autant qu'il pourra dépendre de ma bonne volonté et de mes soins.

Il faudrait maintenant vous dire un mot sur les avances que vous désireriez que je fisse; qui, ditesvous, marquent de l'équité et de là modération. On peut faire deux sortes d'avances : les unes sur la discipline; et sur cela on peut entrer en composition. Je ne crois pas avoir rien omis de ce côté-là, comme il parait par ma réponse à M. l'abbé de Lokkum. S'il y a pourtant quelque chose qu'on y puisse encore ajouter, je suis prêt à y suppléer par d'autres ouvertures, aussitôt qu'on se sera expliqué sur les premières, ce qui n'a pas encore été fait. Quant aux avances que vous semblez attendre de notre jiart sur

l'UO.lKT DE RÉUNION KNTUli LES (JATllOLKjUKS

les dogmes de la foi, je vous ai répondu souvent que la coiisliUition de l'Eglise romaine n'en soullVe aucune, que ])ar voie expositoire et déclaraloire. J'ai fait sur cela. Monsieur, toutes les avances dont je me suis aviso, pour lever les difTicullés qu'on trouve dans notre doctrine , en l'exposant telle qu'elle est : les autres expositions que l'on pourrait encore attendre, dépendant des nouvelles ditricultés qu'on nous pourrait proposer. Les alTaires de la religion ne se traitent pas comme les afl'aires temporelles, que l'on compose souvent en se reUVchant de part et d'autre; parce que ce sont des affaires dont les hommes sont les maîtres. Mais les affaires de la foi dépendent de la révélation, sur laquelle on peut s'expliquer mutuellement pour se faire bien entendre; mais c'est là aussi la seule mélliode qui peut réussir de notre coté. Il ne servirait de rien à la chose, que j'entrasse dans les autres voies; et ce serait faire le modéré mal à propos. La véritable modération qu'il faut garder en de telles choses, c'est de dire au vrai l'étal où elles sont; puisque toute autre facilité, (ju'on pourrait chercher, ne servirait qu'à perdre le temps, et à faire naitre dans la suite des difficultés encore plus grandes.

La grande difficulté à laquelle je vous ai souvent représenté qu'il fallait chercher un remède, c'est, en parlant de réunion , d'en proposer des moyens qui ne nous tissent point tomber dans un schisme plus dangereux et plus irrémédiable que celui que nous tâcherions de guérir. La voie déclaratoire que je vous propose évite cet inconvénient; et au contraire, la suspension que vous proposez nous y jette jusqu'au fond, sans qu'on s'en puisse tirer.

Vous vous attachez. Monsieur, à nous proposer pour préliminaire la suspension du concile de Trente , sous prétexte qu'il n'est pas reçu en France. J'ai eu l'honneur de vous dire, et je vous le répéterai sans cesse , que sans ici regarder la discipline , il était reçu pour le dogme. "Tous tant que nous sommes d'évôques , et tout ce qu'il y a d'ecclésiastiques dans l'Eglise catholique , nous avons souscrit la foi de ce concile. Il n'y a dans toute la communion romaine aucun théologien qui réponde aux décrets de foi qu'on en tire, qu'il n'est pas reçu dans celte partie : tous au contraire, en France ou en Allemagne, comme en Italie, reconnaissent d'un commun accord que c'est là une autorité dont aucun auteur catholique ne se donne la liberlé de se départir. Lorsqu'on veut noter, ou qualiller, comme on appelle, des propositions censurables , une des notes des plus ordinaires est, qu'elle est contraire à la doctrine du concile de Trente : toutes les facultés de théologie, et la Sorbonne comme les autres, se servent tous les jours de celle censure : tous les évèques l'emploient, et en particulier, et dans les assemblées générales du clergé; ce que la dernière a encore solennellement praliquô. Il ne faut point chercher d'autre acceplalion de ce concile quant au dogme, que des actes si authentiques et si souvent réitérés.

Mais, diles-vous , vous ne proposez que de nuspendre ic.s analhètnes de ce concile à l'égard de ceux qui ne sont pas persuades qu'il soit légitime. C'esl votre réponse dans votre lettre du 3 septembre 1700.

Mais au fond, el quoi qu'il en soit, on laissera libre de croire, ou de ne croire pas ses décisions;

ce qui n'est rien moins, bien qu'on adoucisse les termes, que de lui ùter loule auloriié. El après tout, que servira cet expédient; puisqu'il n'en faudrait pas moins croire la Iranssubstaiilialion, le sacrifice , la primauté du Pape de droit divin , la prière des saints, et celle pour les moris, qui ont été délinies dans les conciles précédents? ou bien il faudra abolir par un seul coup Ions les conciles, que votre nation, comme les autres, ont tenus ensemble depuis sept à huit cents ans. Ainsi le concile de Constance, où toute la nation germanique a concouru avec une si parfaite unanimité contre Jean Wiclef et Jean Hus , sera le premier à tomber par terre : tout ce qui a été fait, à remonter jusqu'aux décrets contre Bérenger, sera révoqué en doute, quoique reçu par toute l'Eglise d'Occident, et en Allemagne comme partout ailleurs ; les conciles que nous avons célébrés avec les Grecs n'auront pas plus de solidité. Le second concile de Nicée , que l'Orient et l'Occident reçoivent d'un commun accord parmi les œcuméniques, tombera comme les autres. Si vous objectez que les Français y ont trouvé de la difficulté pendant quelque temps, M. l'abbé de Lokkum vous répondra que ce fut faute de s'entendre; et cette réponse, contenue dans les Ecrits que j'ai de lui, est digne de son savoir et de sa bonne foi. Les conciles de l'Age supérieur ne tiendront pas davantage; et vous-mèrae, sans que je puisse entendre pourquoi, vous ôlez toute autorité à la déOnilion du concile vi, sur les deux volontés de Jésus-Christ, encore que ce concile soit reçu en Orient et en Occident sans aucune difficulté. Tout le reste s'évanouira de môme, ou ne sera appuyé que sur des fondements arbitraires. Trouvez, Monsieur, un remède à ce désordre, ou renoncez à l'expédient que vous proposez.

Mais, nous direz-vous, vous vous faites vousmêmes l'Eglise, et c'est ce qu'on vous conteste. Il est vrai; mais ceux qui nous le contestent, ou nient l'Eglise infaillible , ou ils l'avouent. S'ils la nient infaillible , qu'ils donnent donc un moyen de conserver le point fixe de la religion. Ils y demeureront courts; et dès la première dispute l'expérience les démentira. Il faudra donc avouer l'Eglise infaillible : mais déjà sans discussion, vous ne l'êtes pas, vous qui ôtez constamment cet attribut à l'Eglise. La première chose que fera le concile œcuménique que vous proposez, sans vouloir discuter ici comment on le formera, sera de repasser et comme refondre toutes les professions de foi par un nouvel examen. Laissez-nous donc en place comme vous nous y avez trouvés, et ne forcez pas tout le monde à varier ni à mettre tout en dispute : laissez sur la terre quelques chrétiens qui ne rendent pas impossibles les décisions inviolables sur les questions de la foi, qui osent assurer la religion, et attendre de Jésus-Christ, selon sa parole, une assistance infaillible sur ces matières. C'est là l'unique espérance du christianisme.

Mais, direz-vous, quel droit pensez-vous avoir de nous obliger à changer plutôt que vous? Il est aisé de répondre. C'esl que vous agissez selon vos maximes, en ollrant un nouvel examen, et nous pouvons accepter l'offre' : mais nous, de notre côté, selon

1. Lô Conseur de l'édition de D. Déforis, persuadé que ces puroles ne peuvent se concilier avec la doctrine que Uussuet sou-

ET LES PROTESTANTS D'ALLEMAGNE

nos principes, nous ne pouvons rien de semblable; et quand quelques particuliers y consentiraient, ils seraient incontinent démentis par tout le reste de l'Eglise.

Tout est donc désespéré, reprendrez-vous, puisque nous voulons entrer en traité avec avantage. C'est, Monsieur, un avantage qu'on ne peut ôter à la communion dont les autres se sont séparées, et avec laquelle on travaille à les réunir. Enfin c'est un avantage qui nous est donné par la constitution de l'Eglise où nous vivons, et , comme on a vu , pour le bien commun de la stabilité du cliristianisme, dont vous devez être jaloux autant que nous.

A cela, Monsieur, vous opposez la convention, ou, comme on l'appelait, le compact accordé aux calixtins dans le concile de Bâie, par une suspension du concile de Constance; et vous dites que m'en ayant proposé l'objection, je n'y ai jamais fait de réponse. C'est ce qu'on lit dans votre lettre du 3 septembre 1700. Pardonnez-moi, Monsieur, si je vous dis que par là vous me paraissez avoir oublié ce que contenait la réponse que j'envoyai à la cour de Hanovre par M. le comte Balati , sur l'Ecrit de M. l'abbé de Lokkum et sur les vôtres. Je vous prie de la repasser sous vos yeux; vous trouverez que j'ai répondu exactement à toutes vos ditTicultés, et notamment à celle que vous tirez du concile de BâIe. Si mon Ecrit est égaré, comme il se peut, depuis tant d'années, il est aisé de vous l'envoyer de nouveau , et de vous convaincre par vos yeux de la vérité de tout ce que j'avance aujourd'hui. Pour moi, je puis vous assurer que je n'ai pas perdu un seul papier de ceux qui nous ont été adressés , à feu j\L Pelisson , et à moi , par l'entremise de cette sainte et religieuse princesse madame l'abbesse de Maubuisson, et que les repassant tous, je vois que j'ai satisfait à tout.

Vous-même, en relisant ces réponses, vous verrez en même temps, Monsieur, qu'encore que nous rejetions la voie de suspension comme impraticable, les moyens de la réunion ne manqueront pas à ceux qui la chercheront avec un esprit chrétien; puisque, bien loin que le concile de Trente y soit'un obstacle, c'est au contraire principalement de ce concile que se tireront des éclaircissements qui devront contenter les protestants, et qui à la fois seront dignes d'être approuvés par la chaire de saint Pierre, et par toute l'Eglise catholique.

Vous voyez par Va. , Monsieur, quel usage nous

tient daûs cette lettre, aurait voulu qu'on les supprimât. D. Déforis crut devoir refuser cette suppression; et il semble qu'il avait raison. Cejiendant il ajouta au texte le correctif suivant, dont il avertit le lecteur dans une note, et présente ainsi le texte de Bossuet : Vous agissez selon vos maximes , en nous offrant un nouvel examen , et en prétendant que nous pouvons accepter l'offre. Ce correctif nous a paru inutile. En effet, il est évident que Bossuet veut dire ; « Nous pouvons, sans renoncer au prin- » cipe fondamental de l'autorité infaillible de l'Eglise catholique, » accepter l'offre que vous faites d'examiner avec nous pour » éclaircir vos doutes : mais cet examen ne suppose de notre part, » ni doute, ni dessein de changer; car nos principes ne nous » permettent pas de demeurer en suspens sur les articles de notre » foi. » OU est la contradiction? Nous entrons en discussion avec les Juifs, les incrédules, les hérétiques, et tous les ennemis de notre religion ; non pour examiner si nous devons persister dans notre croyance , mais pour leur en prouver la légitimité , et pour résoudre leurs difficultés. Nous acouse-t-on de contredire nos principes quand nous acceptons ces examens? Pourquoi reprocherait-on .'i Bossuet d'avoir dit qu'on pouvait accepter ce qu'on accepte réellement tous les jours? Nous pourrions ajouter que la conférence avec le ministre Claude, et la correspondantîo avec Leibnitz furent de vrais examens, de la nature de ceux que Bossuet offrait au corps des protestants. [Edit. de Versailles.)

voulons faire de ce concile. Ce n'est pas d'abord de le faire servir de préjugé aux protestants; puisque ce serait supposer ce qui est en question entre nous. Nous agissons avec plus d'équité. Ce concile nous servira à donner de solides éclaircissements de notre doctrine. La méthode que nous suivrons sera de nous expliquer sur les points où l'on s'impute mutuellement ce qu'on ne croit pas, et où l'on dispute, faute de s'entendre. Cela se peut pousser si avant, que M. l'abbé de Lokkum a concilié actuellement les points si essentiels de la justification et du sacrifice de l'Eucharislie; et il ne lui manque, de ce côté-là, que de se faire avouer. Pourquoi ne pas espérer de finir, par le même moyen, des disputes moins difilciles et moins importantes? Pour moi, bien certainement, je n'avance ni je n'avancerai rien dont je ne puisse três-aisément obtenir l'aveu parmi nous. A ces éclaircissements on joindra ceux qui se tireront, non des docteurs particuliers, ce qui serait infini , mais de vos livres symboliques. Vos princes trouveront sans doute qu'il n'y a rien de plus équitable que ce procédé. Si l'on avait fait attention aux solides conciliations que j'ai proposées sur ce fondement, au lieu qu'il ne parait pas qu'on ait fait semblant de les voir, l'affaire serait peutêtre à présent bien avancée. Ainsi ce n'est pas à moi qu'il faut imputer le retardement. Si l'état des all'aires survenues rend les choses plus difficiles; si les difficultés semblent s'augmenter au lieu de décroître , et que Dieu n'ouvre pas encore les cœurs aux propositions de paix si bien commencées, c'est à nous à attendre les moments que notre Père ce lesle a mis en sa puissance, et à nous tenir toujours prêts, au premier signal, à travailler à son œuvre , qui est celle de la paix.

Je n'avais pas dessein de répondre à vos deux lettres sur le canon des Ecritures; parce que je craignais que cette réponse ne nous jetât dans des traités de controverse; au lieu que nous n'avions mis la main à la plume que pour donner des principes d'éclaircissement. Mais comme j'ai vu dans la dernière lettre dont vous m'honorez, que vous vous portez jusqu'à dire que vos objections contre le décret de Trente sont sans réplique, je ne dois pas vous laisser dans cette pensée. Vous aurez ma réponse, s'il plaît à Dieu, dès le premier ordinaire; et cependant je demeurerai avec toute l'estime possible. Monsieur, votre très-humbie et très-obéissant serviteur, J. Bénigne, éc. de Meaux.

A Germigny, ce 12 août 1701.

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