Ci-desaus , n. 7, 30, 32. — 2. Malth., xxviii
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avec vous, dans ces fonctions sacrées que je vous ordonne. Ainsi vous enseignerez, vous baptiserez , el vous administrerez les sacrements, dont je suis l'instiluteur : je bénirai votre ministère : il sulisistora toujours, il aura toujours son elTet, qui aussi n'est autre que celui pour lequel je suis avec tous. On n'y verra jamais d'interru|)tion, pas même celle d'un jour ; le moiulc Unira plutôt que vos fonctions saintes et mon secours tout-puissant ; le ciel et la terre passeront ; mais mes paroles ne passeront pas* : tout coule naturellement. Quels termes pouvait-on choisir autres que ceux-ci pour exprimer notre senlimenl? Ce n'est pas ici une explication, c'est la chose même : on voit qu'une parole attire l'autre; c'est la nue proposition de la suite et du tissu de tout le discours, el la chose par elle-même n'aurait besoin pour être entendue que de ce peu de paroles.
Si donc il a fallu nous étendre , ce sont les vains incidents qu'on a affectés, pour embrouiller la matière, qui en sont la cause. Je suis avec vous, dit le ministre, ne veut pas dire une assistance infaillible pour l'effet marque ; cette assurance n'empêche pas que le ministère ne tombe dans l'idolâtrie avec Gédéon, et ceux avec qui Jésus-Christ sera toujours, n'en seront pas moins idolâtres : les promesses de l'Eglise chrétienne , qui est née pour subsister sur la terre jusqu'à la Un du monde, ne seront pas moins sujettes à la défaillance que celles de la Synagogue, à qui Dieu avait marqué le jour de sa chute : Jésus-Christ ne promet à un ministère extérieur que des consolations intérieures : pour participer k la promesse d'être aidé efficacement dans les fonctions ordinaires et perpétuelles du ministère sacré, il ne suffit pas de succéder aux apôtres dans ces fonctions, quoique ce soit les seules que Jésus- Christ marque ; il faut encore avoir tous les autres dons desquels ce divin maître ne dit mot : comme eux faire des miracles, être saints, être infaillibles comme eux chacun en particulier ; autrement on ne pourra point s'assurer d'être du nombre de leurs successeurs, ou distribuer aucune des grâces du ministère ; et Jésus-Christ ou ne pouvait ou ne voulait pas conserver, sans tous ces dons conférés à chaque particulier, les fonctions ordinaires et perpétuelles de ce ministère apostolique, quoiqu'il ait dit. Je suis avec vous, et encore : Faites ce qu'ils dise7it , mais ne faites pas ce qu'ils font. C'est en abrégé ce qu'a dit votre minisire. Après cela, mes chers frères , peut-on ne pas voir la simplicité d'un côté, et l'embrouillement de l'autre; la suite, la précision, et la netteté dans la doctrine des catholiques; l'affectation, la contradiction, l'esprit de contention dans celle de vos docteurs?
XXXIX. Nouvelle explication de ces paroles : Je SUIS AVEC vous, etc., dans une lettre d'un ministre. — Je vous raconterai en siiiqilicilé ce qu'a dit un autre ministre dans une lellre manuscrite , qui vient de tomber entre mes mains. Il me reprend d'avoir traduit, Je .sui.s avec vous jusqu'à la fin des siècles, (luoiquc j'aie traduit indiffèremmenl en d'a\ilres endroits, la fin du monde. Mais le ministre prétend qu'il fallait traduire, jusqu'à ta /iredMsiècie, comme porte l'original toû «îojvo?. Sur ce fondement il assure que l'assistance promise en ce lieu par Jé-