‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 3)Chapitre 164 sur 609 · XIII. Correspondance de toutes les parties · texte numérisé non relu

XIII. Correspondance de toutes les parties

Il nous reste encore à considérer le consentement de toutes les parties du corps, pour s'entr'aider mutuellement, et pour la défense du tout. Quand on tombe d'un côté, le cou, et tout le corps se tourne à l'opposite. De peur que la tête ne se heurte , les mains se jettent devant elle , et s'exposent aux coups qui la briseraient. Dans la lutte , on voit le coude se présenter comme un bouclier devant le visage. Les paupières se ferment pour garantir l'œil. Si on est fortement penché d'un côté, le corps se porte de l'autre pour faire le contrepoids, et se balance lui-même en diverses manières, pour prévenir une chute ou pour la rendre moins incommode. Par la même raison , si on porte un grand poids d'un des côtés , on se sert de l'autre à contrepeser. Une femme qui porte un seau d'eau pendu à la droite , étend le bras gauche , et se penche de ce côté-là. Celui qui porte sur le dos , se penche en avant ; et au contraire , quand on porte sur la tête, le corps naturellement se tient droit. Enfin il ne manque jamais de se situer de la manière la plus convenable pour se soutenir; en sorte que les parties ont toujours un même centrjj de gravité], qu'on prend au juste , comme si on savait la mécanique. A cela on peut rapporter certains effets des passions que nous avons remarqués. Enfin , il est visible que les parties du corps sont disposées à se prêter un secours mutuel , et à concourir ensemble à la conservation de leur tout.

Tant de mouvements si bien ordonnés , et si

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