l'salm., Lxxxi, 4. Eslh.. I, 13, 19. ■ I
2. Devt., XXVII, 8. — 3. Jos-, viii, 32. — , XIX, U. — 6. Idem, xxiv, 5. — 7. Eccli-,
ARTICLE V
Conséquences des principes généraux de l'humanité.
Unique Proposition. Le partage des biens entre les hommes , et la division des hommes même en peuples et en nations , ne doit point altérer la société générale du genre humain.
« Si quelqu'un de vos frères est réduit à la pauvreté, n'endurcissez pas votre cœur et ne Itii resserrez pas votre main : mais ouvrez-la au pauvre, et prêtez-lui tout ce dont vous verrez qu'il aura besoin. Que cette pensée impie ne vous vienne point dans l'esprit : Le septième an arrive, où selon la loi taules les obligations pour dettes soiU annulées. Ne vous détournez pas pour cela du pauvre, de peur qu'il ne crie contre vous devant le Seigneur, et que votre conduite vous tourne à péché ; mais donnez-lui , et le secourez sans aucun détour ni artifice, afin que le Seigneur vous bénisse'. »
La loi serait trop inhumaine si , en partageant les biens , elle ne donnait pas aux pauvres quelque recours sur les riches. Elle ordonne, dans cet esprit, d'exiger ses dettes avec grande modération. « Ne prenez point à votre frère les instruments nécessaires pour la vie, comme la meule dont il inout son blé , car autrement il vous aurait engagé sa propre vie. S'il vous doit, n'entrez pas dans sa maison pour prendre des gages , mais demeurez dehors , et recevez ce qu'il vous apportera. Et s'il est si pauvre qu'il soit contraint de vous donner sa couverture, qu'elle ne passe pas la nuit chez vous ; mais rendez-la à votre frère , afin que dormant dans sa couverture il vous bénisse ; et vous serez juste devant le Seigneur S »
La loi s'étudie en toutes choses à entretenir dans les citoyens cet esprit de secours mutuel. « Quand vous verrez s'égarer, dit-elle^, le bœuf ou la brebis de votre frère, ne passez pas outre sans les retirer. Quand vous ne connaîtriez pas celui à qui elle est, ou qu'il no vous toucherait en rien, menez son animal en votre maison , jusqu'à ce que votre frère vienne le requérir. Faites-en de même de son âne, de son habit, et de toutes les autres choses qu'il pourrait avoir perdues. Si vous les trouvez, ne les négligez pas comme choses appartenant à autrui ; » c'est-à-dire prenez-en soin comme si elle était à vous pour la rendre soigneusement à celui qui l'a perdue.
Par ces lois, il n'y a point de partage qui empêche que je n'aie soin de ce qui est à autrui, comme s'il était à moi-même; et que je ne fasse part à autrui de ce que j'ai, comme s'il était véritablement à lui.
C'est ainsi que la loi remet en quelque sorte en communauté les biens qui ont été partagés , pour la commodité publique et particulière.
Elle laisse même dans les terres si justement partagées quelque marque de l'ancienne communauté, mais réduite à certaines bornes pour l'ordre public. « Vous pouvez, dit-elle', entrer dans la vigne de votre prochain, et y manger du raisin lanl que vous voudrez, mais non pas l'emporler dehors. Si vous entrez dans les blés de votre ami, vous en pourrez cueillir des épis, et les froisser
1. Dent.. XV. 7, 8, il. 10. —2. Idem, xxiv, 0, 11, 12, 13. XXII, 1-3. — 4. Ibid., xMii,24,25.
• 3. Ibid.,