I>eii., XI, 1 , 2 et scq. - 2. Idem , ^ , .T et scq
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lllo Proposition. Ne point combaUre contre les ordres.
Pendant que Judas et Simon firent les exploits qu'on a vus en Galilée et dans Galaad', Joseph et Azarie , les deux chefs à qui ils avaient laissé la garde de la Judée, avec défense de combattre jusqu'à la réunion de toute l'armée, furent flattés de la fausse gloire de se faire un nom , à leur exemple, en combattant les Gentils dont ils étaient environnés. Ils sortirent donc en campagne : mais Gorgias vint à leur rencontre et les poussa jusqu'aux confins de la Judée. Deux mille hommes des leurs demeurèrent sur la place et la frayeur se mit dans tout le pays, parce qu'ils n'obéirent pas aux sages ordres qu'ils avaient reçus de Judas, s'imaginant de partager avec lui la gloire de sauver le peuple. « Mais ils n'étaient pas de la race dont devait venir le salut ^ »
Leur général les connaissait mieux qu'ils ne se connaissaient eux-mêmes. On les laissait pour garder le pays , et ils n'avaient qu'à demeurer sur la défensive. Faute d'avoir obéi, ils firent perdre à à leurs troupes l'avantage de combattre avec tout le reste de l'armée, et sous de plus sages chefs.
IV" Proposition. Il est bon d'accoutumer l'armée à un même général.
« Tout Israël et Juda aimaient David, même du vivant de Saiil, parce qu'ils le voyaient toujours marcher à leur tête, et sortir en campagne devant eux^ » On s'accoutume, on s'attache, on prend confiance ; on regarde un général comme un père qui pense à vous plus que vous-même.
On s'en souvint, lorsqu'il fallut réunir les tribus pour reconnaître David. « Hier, et avant-hier, vous cherchiez David pour le faire régner sur vous. Faites donc, et rangez-vous sous son étendard*. » Ce n'est pas un inconnu que je vous propose , dit Abner à tout Israël.
V" Proposition. La pai.K affermit les conquêtes.
Il est bon qu'un Etal ait du repos. La paix du temps de Salomon assura les conquêtes de David. Les Hétéens, les Amorrhéens et les autres peuples que les Israélites n'avaient pas encore entièrement abattus, furent subjugués par Salomon, et devinrent ses tributaires"^.
VI» Propositio.n. La paix est donnée pour fortifier le dedans.
De quelque paix qu'on jouisse, toujours environné de voisins jaloux , il ne faut jamais entièremont oublier la guerre , qui vient tout à coup. Pendant que l'on vous laisse en repos, c'est le temps de se fortifier au dedans.
Salomon en donna l'exemple. Il bâtit les villes qu'Iram lui avaient cédées, et y établit des colonies d'Israélites''. Il fortifia Emath-Suba, place éloignée dans la Syrie, et ancien siège des rois. Il bàtil Palmyre dans le désert, qui plusieurs siècles après fut une ville royale , où Odenat et Zénobie tenaient leur siège. 11 érigea en Emath plusieurs villes fortes; il éleva lajiaute et basse Béthoron , et d'autres places murées, avec des remparts et
■I. /. M(!ch., V, ,=i5, 56 'cl scq. — 2. /(/cm, v.fi2. — 3 /. (îoj., xviii, 10. — 4. //. /îff/., LU, n, 18. — 5. //./'«)■., vin , 7, K. — G. Idem, 9,, Setspq.