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tendre littéralement tous les rapports qui sont avec Jésus-Christ et les victimes anciennes, nous saro7is que V Apôlre oppose partout l'esprit de l'Erangile à la lettre de Moïse; d'où il conclut, qu'il faut que sous l'Evanrjile les chrétiens jirennent tout spirituellement, et ensuite, qu'ils se contentent d'une manducalion spirituelle, et par la foi.
Mais que ne poussent-ils leur principe dans toute la suite; et jjourriiioi ne disent-ils pas que Jésus- Christ devait être immolé, non par une mort ellèctive, mais par une mort spirituelle et mystique'? C'est sans doute que Notre Seigneur nous a fait voir en mourant aussi réellement qu'il a fait, qu'en tournant tout au mystique et au spirituel, on anéantit enfin ses conseils.
Pourquoi nos adversaires ne veulent-ils pas que sans préjudice du sens spirituel, qui accompagne partout les mystères de l'Evangile, il ait pu rendre la manducalion de son corps aussi efi'ective que sa mort-'? car il faut apprendre à distinguer l'essence des choses, d'avec la manière dentelles sont accomplies. Jésus-Chrisl est mort aussi eirectivement , que les animaux qui ont été immolés en figure de son sacrifice : mais il n'a point été traîné par force à l'autel ; c'est une victime obéissante qui va de son bon gré à la mort; il a rendu l'espril volontairement; et sa mort est autant un effet de puissance que de faiblesse; ce qui ne peut convenir à aucune autre victime. Ainsi il nous donne à manger la chair de ce sacrifice d'une manière divine et surnaturelle, et infiniment différente de celle dont on mangeait les victimes anciennes : mais, comme il a été dit dans l'Exposition , en relevant la manière , et lui ôtant tout ce qu'elle a d'indigne d'un Dieu, il ne nous a rien été pour cela de la réalité ni de la substance.
Ainsi quand il a dit ces paroles : Prenez , ma?igez , ceci est mon corps, ce qu'il nous ordonne de prendre, ce qu'il nous présente pour le manger, c'est son propre corps; et son dessein a été de nous le donner non en figure, ni en vertu seulement, mais réellement et en substance. C'est l'intention de ses paroles, et la suite de ses conseils nous oblige à les entendre à la lettre. N'importe que le sens humain s'oppose à cette doctrine. Car il le faut malgré ses oppositions, que l'ordre des desseins de Dieu demeure ferme. C'est cet ordre des conseils divins que Jésus-Christ veut nous faire voir en instituant l'Eucharistie; et que de même qu'il a choisi la croix pour y accomplir en lui-même l'immolation des victimes anciennes, il a aussi établi la sainte table pour en accomplir la manducalion : si bien que, malgré tous les raisonnements humains, la manducalion de notre victime doit être aussi réelle à la sainte table, que son immolation a été réelle à la croix. C'est ce qui oblige les catholiques à rejeter In sens figuré pour tourner tout au réel et à l'effectif. Et c'est aussi ce qui force les prétendus réformés à chercher ce réel autant qu'ils peuvent. Car c'est ici qu'on m'objecte, que je me méprends pcrpélueUement sur ce réel. La manducalion, dit l'ancuiymc'', ou la participation, du corps de Jésus- Christ est très-réelle. On a vu plus amplemont, en un aulre lieu, combien fortement il s'ex]]|ique sur celte réalité, et comme il se fâche contre moi, quand