Concord., p. 7.Î1. — 2. Png. SfiS — 3. Png. 26ft
de respect extérieur? Les prétendus réformés voudront-ils conclure de là qu'il n'en faut avoir aucune? Pourquoi donc ordonnent-ils dans leur Discipline, qu'on demeure découvert durant la célébralion de la Cène; et pourquoi sou(frent-iIs que quelquesuns de leurs frères la reçoivent à genoux comme nous l'avons remarqué ailleurs? Sans doute ils établiront ces marques extérieures de respect religieux par les passages de l'Ecriture, où il est dit en général que tous les actes de religion se doivent faire avec révérence; et ils diront qu'il n'est pas besoin d'exprimer toujours celle qui est due dans chaque acte particulier : pourquoi donc ne veulentils pas nous écouter : lorsque nous disons qu'il n'est pas besoin que nous prouvions par un passage parliculier que Jésus-Christ soit adorable dans l'Eucharistie, et qu'il suffit que nous prouvions en général qu'il est adorable partout où il est; ou plutôt qu'il n'est pas même nécessaire que nous le prouvions, puisque si peu qu'on ait de foi et de respect pour Jésus-Christ, on ne peut nous contester une vérité si constante'?
Voilà à quoi aboutissent ces arguments tirés contre nous du silence de l'Ecriture, sur les marques extérieures de respect et d'adoration. Ils ne combattent pas moins la doctrine et la pratique des prétendus réformés, que des catholiques Et nous n'employons, pour y répondre, que des vérités dont nos adversaires conviennent eux-mêmes avec nous. Ils ne cessent cependant de recommencer celte objection, laquelle, comme on a vu, ne combat pas moins leur doctrine ni leur pratique, que la nôtre : tant il est vrai que les hommes oublient toute la droiture du raisonnement, quand, préoccupés de leurs opinions, ils ne s'attachent qu'à tirer avantage de tout ce qu'ils lisent.
L'auteur nous objecte ici l'antiquité chrétienne'. Mais je ne crois pas qu'il ait prétendu qu'une page de sa Réponse, où il a touché celte objection, m'oblige à la discussion d'une matière si éloignée de noire sujet, et que les auteurs catholiques ont si neltement éclaircie. J'ai fait ce que je devais, quand j'ai montré que l'adoration n'a point de difficulté particulière, et qu'elle n'est qu'une suite do la présence réelle. Il est temps de faire voir qu'il en est de même de la doctrine du sacrifice.
XVI. Le sacrifice est une suite de la réalité. La doctrine de {'Exposition sur ce point est incontestable. — Mais si peu que l'on considère les réponses de l'anonyme, on sera facilement convaincu que la doctrine de YExposilion sur le sacrifice de l'Eucharistie est inconleslable.
Pour faire voir (lue le sacrifice est nettement enfermé dans la présence réelle , j'ai demandé seulement qu'on m'accordât que ceux qui sont convaincus que les paroles de l'instilution opèrent réellement ce qu'elles énoncent, doivent croire qu'elles eurent leur elfot aussitôt (|u'ellcs furent proférées, et reconnailre par conséquent la présence réelle du corps avant la manducation.
L'anonyme n'a i)u conloster une vérité si constante, et la laisse passer sans contradiction. Et certes, s'il faut entendre à la lettre ces paroles : Ceci est mon corps, il faut aussi entendre que c'est le corps, dès que Jésus-Christ a jiarlé, et non que ce