Pag. 271. — S. Pag. 271, etc. Pag
lii'l
SUR J/KUCIIAr!ISTIE.
c'csl |Kniri|utii loui ce qui parait dans ce saint mystère, et les ]iaroli'S, et l'action même, et tous les objets sensil)les, nous rappellent à la mort de Notre Seigneur; et c'est ce qui fait cette mort mystique, et cette immolation spirituelle en laquelle ÏExposition a l'ait consister loule l'essence du sacrifice.
Il n'y a là aucun embarras que celui que fait une longue préoccupation , et une fausse explication de notre doclrine. Du moins faut-il qu'on avoue que le sacrifice de l'Eucharislie ne peut élre combattu raisonnablement, à moins que de combattre la réalité; car supposé qu'on l'avoue, il n'est pas possible de nier que la consécration ne soit une chose religieuse, qui porte avec soi la reconnaissance de la souveraineté de Dieu en tant que Jésus-Christ présent y renouvelle la mémoire de son obéissance jusques à la mort de la croix; d'où il s'ensuit que rien ne lui manque pour être un véritable sacrifice.
C'est ce que j'avais dit dans Y E.rposition ; c'est ce qui demeure établi par des raisons invincibles : mais cela étant de la sorte, il est temps de faire un peu de réllexion sur toute la doctrine de l'Eucharistie.
XIX. Réflexions sw toute la doctrine de l'Eucharistie. Injustice des prétendus réformés dans Vaiijreur qu'ils ont contre l'Eglise catholique, et l'indulgence dont ils usent encers les luthériens. — Ce qui regarde le sacrement de l'Eucharistie, peut être partagé en deux sortes de questions. La première question est sur le sens littéral, et sur la présence réelle; et les autres questions regardent les suites de cette présence et de ce sens littéral.
Il est certain que les luthériens sont d'accord avec nous du fondement; et comme parle l'auteur, « qu'ils ont cela de commun avec l'Eglise romaine, » qu'ils prennent aussi les i)aroles du Seigneur au » sens littéral pour une présence réelle'. »
Nous avons fait voir que, parmi ces suites du sens littéral et de la présence réelle, il faut compter le changement de substance , l'adoration et le sacrifice. Nous avons aussi montré que ces suites ne sont pas tirées de loin, et qu'on les aperçoit d'abord dans le principe. Si Jésus-Christ est présent, il faut l'adorer comme présent : s'il est présent en vertu des paroles qu'il a prononcées , il sera présent aussitôt qu'il les aura prononcées. Mais aussilot qu'il sera présent, sa seule présence au milieu de nous nous attirera d'cn-haut des regards propices. Si l'on ne peut expliquer les paroles de Jésus-Christ, Ceci est mon corps, ceci est mon sang, par un changement mystique du pain et du vin, on ne peut plus s'empêcher d'y reconnaître un changement effectif. Telles sont les conséquences du sens littéral et de la présence réelle.
Il est bon de considérer ici de quelle sorte les lu- Ihéricns et les calvinistes sont disi)osés, tant sur h; sens littéral et la présence, que sur les suites que nous en lirons.
Il est certain que les luthériens sont d'accord avec nous du fondement ; et comme parle l'auteur, « qu'ils ont cela de commun avec l'Eglise romaine , » qu'ils prennent aussi les paroles du Seigneur au » sons littéral pour une présence réelle, n Pour les suites, il faut avouer qu'ils ne les ont pas entendues. Au contraire, nous avons vu, lant par les