‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 4)Chapitre 18 sur 545 · CHAPITRE SECOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND

Suite des Remarques siu- la procédure, par rapport au Concile.

PREMIERE REMARQUE

Mauvaise idée que l'auteur en donne.

Notre auteur ne traite pas mieux le Concile, qu'il a fait le Pape; et parmi les particularités d'une si sainte assemblée qu'il se glorifie d'avoir découvertes, en voici une en effet bien nouvelle : « C'est que le sort en était pour ainsi dire entre les » mains de l'empereur, et que le succès du concile » dépendait de la résolution que la Cour pren- » drait'. » Voilà déjà une faible idée qu'on nous donne d'un si grand concile, l'un de ceux que saint Grégoire a presque égalés aux quatre Evangiles. Quoi ! si la. Cour eût continué à favoriser les amis de Nestorius, comme elle avait fait au commencement, les décrets du concile seraient demeurés sans force , et Nestorius aurait triomphé ? M. Dupin n'ignore pas combien cet hérésiarque a de défenseurs parmi les protestants, et, ce qui en est une suite, combien le concile d'Ephèse y a d'ennemis. Il ne fallait pas les flatter dans le sentiment où ils sont, que tout ce qui s'y est passé n'a été que politique et intrigue. C'est une idée que les liberlins prennent aisément. Ils regardent les conciles comme des assemblées purement humaines, où l'on suit les mouvements que donnent les Cours et des raisons politiques. Les hérétiques vaincus, lorsque les princes secondent les senlimenls de l'Eglise, regardent leur condamnation comme l'etïet de l'autorité des rois. Encore aujourd'hui les Dioscorites donnent le nom de Melchites ou de Royaux aux défenseurs du concile de Chalcédoine. On ne peut flatter davantage ceux qui font de la religion une politique, qu'en disant, avec notre auteur, que le sort des conciles œcuméniques, c'est-à-dire, celui de la foi, est entre les mains des puissances, et que le succès dépend des résolutions que prennent les Cours. Voilà déjà une découverte qui n'est pas heureuse; mais ce qu'il y a de plus pitoyable, c'est qu'elle n'a pas la moindre apparence.

Pour dissiper cette fausse idée, il ne fallait que se souvenir, d'un côté, de la faveur de Nestorius, qui avait trompé l'empereur et engagé toute la Cour dans ses intérêts; et de l'autre, de la fermeté du peuple, qui ne laissa pas pour cela d'abandonner publiquement son patriarche; de celle du clergé et des religieux, qui soull'rirent une cruelle persécution; de celle de saint Célestin, qui se crut obligé

du haut de la chaire de saint Pierre d'animer tout le monde à la soufl'rance; enfin de celle de saint Cyrille, qui ne se ralentit jamais, et qui écrivit à l'empereur et aux impératrices contre la doctrine de cet hérésiarque, encore que ce prince le trouvât mauvais, jusqu'à l'accuser avec des paroles menaçantes, non-seulement de troubler tout l'univers, mais encore de vouloir mettre la division dans sa famille, et de soulever les impératrices, c'est-àdire, sa femme et sa sœur, contre lui. Toute l'Eglise était sur ses gardes, et se préparait au martyre, plutôt que de céder à l'erreur, dans le temps où M. Dupin lui reproche d'avoir été si dépendante des mouvements de la Cour.

Peut-èlre que le concile fut intimidé, et que les choses changèrent de face depuis que Jean d'Anlioche, avec son concile schismatique, eut tout troublé à Ephèse. Mais le contraire parut, lorsque l'empereur surpris, ayant fait arrêter saint Cyrille etMemnon, évèque d'Ephèse, et ayant exigé des choses qui induisaient la nullité des décrets du concile, les Pères demeurèrent inflexibles. L'auteur avoue' qu'il fut résolu de n'entendre à aucun accord avec Jean et les évèques de son parti, « qu'ils » n'eussent souscrit à la condamnation de Nesto- » rius, demandé pardon de ce qu'ils avaient fait, » et que saint Cyrille et Memnon ne fussent réta- » blis. » C'est ce qui parait dans le mandement du concile à ses députés. Mais on aurait vu combien les Pères étaient inflexibles dans celle résolution, si noire auleur avaient rapporté cette clause de leur mandement- : « Sachez que si vous manquez à un » de ces points, le saint concile ne ratifiera pas ce » que vous aurez fait, et ne vous recevra pas à sa » communion; » et ces paroles d'une de leurs lettres' : « On nous accable, on nous opprime; il faut » en informer l'empereur qui ne le sait pas; et en » même temps on doit savoir que quand on devrait » nous faire mourir tous, il n'en sera autre chose 9 que ce que Jésus-Christ notre Sauveur a ordonné » par notre ministère : » et celles-ci d'une lettre de saint Cyrille^ : « On n'a pu persuader au concile » de communiquer avec Jean; mais il résiste, en 1) disant : Voilà nos corps : voilà nos Eglises : » voilà les villes ; tout est en votre puissance; mais » pour nous faire communiquer avec les Orientaux » (fauteurs de Nestorius') jusqu'à ce qu'ils aient » cassé ce qu'ils ont fait contre Cyrille et contre » Memnon, cela ne se peut en aucune sorte. »

Voilà comment le concile était dans la dépendance de la Cour; à quoi si l'on ajoute la résolution invincible du pape saint Célestin et de tout l'Occident, loin de dire que tout dépendait de la résolution que la Cour prendrait, on aurait du dire, ce qui est certain, que la résolution de la Cour céda, comme il était juste, à la fermeté du concile et à l'autorité de l'Eglise.

SECONDE REMARQUE

Suite des fausses idées que donne l'auteur.

Monsieur Dupin continue à nous donner celte idée de la loute-puissance des Cours dans les affaires

1. p. 726. — 2. Ep. Calh. post Act. vi ; Mandat. Conc. ad Leg. ubi suji. — 3. Common. ad Cler. C. P. ibid., col. 770. — 4. Episl.Cyr. Theop , etc., ibid., col. 771.

UEMARQUES SUU L'IIISTOIUE

ilc la religion, lorsqu'on parlant de l'accord do Jeand'Anliociie et de ses évoques avec saint ('.yrille el les orthodoxes, il parle ainsi' : « L'empereur Il voulait la paix, el il la fallait à quelque prix que I) ce l'iil. » En vùritô, c'est donner des idées bien faibles de l'autorilô ecclésiastique, à quelque prix que ce fût. L'auteur sait bien le contraire : il sait bien qu'on ne put jamais obliger saint Cyrille à rétracter la moiiulro partie de sa doctrine, ni aucun de ses anathématismes, ni à laisser all'aiblir, pour peu que ce lût, les décrets et l'autorité du concile d'Ephése; au contraire, qu'on ne reçut les Orientaux qu'à condition de satisfaire l'Eglise catholique sur la foi, de détester les erreurs do Nestorius, de souscrire à la sentence rendue à Ephèse contre lui, et de reconnaître l'ordination de Maximien son successeur. Saint Cyrille , les autres évoques et le pape Sixte ne les reçurent qu'à ce prix, et jamais ne l'auraient fait autrement. Il n'est donc pas véritable qu'il les fallût recevoir à quelque prix que ce fût. Il dira qu'il ne l'entend pas dans cet excès , et c'est par où je conclurai qu'il écrit donc sans réflexion, et qu'il ne sent ni la force des mots, ni la conséquence des choses.

TROISIÈME REMARQUE

Suite des mimes idées : saint Cyrille rendu suspect.

L'auteur n'omet pas que le procès intenté par les Orientaux, tourna bien pour le concile; mais en vérité il le raconte d'un manière trop basse. « Quand, dit-il-, les Orientaux voulaient parler à Il l'empereur de Nestorius, il ne les pouvait souf- » frir : son conseil était entièrement gagné : Acace 1) de Bérée , dans une lettre rapportée dans le Re- » cueil de Lupus, accuse saint Cyrille d'avoir fait i> changer de sentiment à la Cour, en faisant donner 11 de l'argent à un eunuque : on n'est pas obligé de Il croire ce que dit Acace de Bérée, qui n'était pas » des amis de saint Cyrille; mais il est toujours » constant que l'empereur changea de disposition » en fort peu de temps, et qu'il se résolut tout d'un a coup de faire ordonner un autre évèque à Gons- » tantinople. >>

Un autre aurait dit naturellement que l'empereur était revenu par l'évidence du fait, par le péril manifeste de la religion, par l'horreur qu'avait tout le monde des impiétés de Nestorius, par les pieuses clameurs de tout le peuple « qui l'anathémalisa .. iiaulement, une et deux fois, tout d'une voix^, » par les vives et respectueuses remontrances du saint moine Dalmatius, qui découvrit à ce prince tout ce (pi'ou faisait sous son nom sans qu'il le sut, et qui lui disait : « Voulez-vous préférer à six mille Il évoques un seul homme, et qui encore est un ,1 inqVie? » Il y en avait assez là, pour obliger l'enqiereur et son conseil à changer fort promplement; mais on aime mieux donner à ce changement un air de corruption, et d'une corruption dont saint Cyrille, qu'on n'aime pas, fut l'auteur. Dire cpie le conseil était gagné, el que l'empereur changea tout d'un coup, et rapporter ù celte occasion le récit d' Acace de Bérée , en remarquant faiblement qu'on

1. p. 712. —2. P. 129. — 3. InConc. Eph. Epist. cath. Reser. episc, etc., col. "M.

peut bien ne l'en pas croire, c'est vouloir insinuer tacitement qu'on pourrait bien l'en croire aussi , ou qu'cnlin ce changement sera arrivé par quelque intrigue sendjlable de saint Cyrille. Les raisons simples el naturelles des événements no sullisent pas à la pénétration des critiques : ce ne sont pas là ces parlicularilés inconnues qu'ils se plaisent à débiter; il leur paraît i)lus d'esprit à donner un tour malin', même aux affaires de religion; et comme c'est celui-là que les rallineurs du monde aiment le mieux, c'est aussi celui-là (|u'on est bien aise de présenter à IcHir esprit.

Mais si l'auteur voulait parler des présents donnés, pourquoi s'allacher à saint Cyrille, et ne pas dire un mot de l'argent avec lequel ses envieux achetèrent des langues vénales, pour le calomnier auprès de l'empereur? C'est un fait dont ce patriarche prend à témoin l'empereur lui-môme, et toute la ville d'Alexandrie', qui connaissait l'infâme conduite de ses délateurs. Il est étrange que notre critique n'observe que les reproches qu'on fait à saint Cyrille, et taise ceux qu'on faisait à ses envieux.

QUATRIÈME REMARQUE

Autre fausse idée que M. Dupin donne du saint martyr Flavien, dans son Histoire du concile de Chalcédoine.

C'est la pente de cet auteur de donner des idées suspectes des meilleures choses; et puisque l'occasion se présente ici de le remarquer, on en peut voir un nouvel exemple de son Histoire du concile de Chalcédoine : « Le jugement d'Eutyche appar- II tenant, dit-il 2, à Flavien qui était son évèque, ce » patriarche était engagé , par son propre intérêt à » soutenir les Orientaux contre les Egyptiens; parce 0 que l'ôvêque d'Ale.xandrie lui contestait ses pré- » rogatives, au lieu que l'évèque d'Antioche et les I) Orientaux y avaient consenti. Il fit donc en sorte » que dans un concile assemblé à Constanlinople, » Eusèbe , évèque de Dorylée , intentât une action » contre Eutyche. » Si vous demandez où M. Dupin a pris cela, il ne vous rapportera aucun auteur; et en ellet, il n'y en a point. C'est là encore une de ces particularités que lui a seul découverte. Flavien était un saint : c'était un martyr reconnu, vénéré, invoqué par tout le concile de Chalcédoine : l'erreur d'Eutyche attaquait directement le fondement de la foi , et renversait l'économie de l'incarnation. Ce motif ne sufTisait pas à un saint el à un martyr pour lui faire entreprendre d'attaquer un hérésiarque : c'est l'inlérôt de Flavien qui l'y engagea : c'est ce ipii lui fit susciter Eusèbe de Dorylée pour faire un [irocès à ce vieillard insensé : c'est la jalousie des sièges qui a fait naître dans l'Eglise tout ce tumulte : les raisons tirées de la religion sont trop vulgaires, el les critiques ne llalteraicnt pas assez le goût des gens du monde, s'ils ne leur dimnaiiuit des moyens pour tout allribuer à la politique et à des intérêts cachés. Quand on veut donner ce tour aux alTaires, on a un grand avantage, c'est qu'on n'a pas besoin de preuves : il n'y a qu'à insinuer ces motifs secrets : la malignité humaine les prend d'ellemême.

1. Apol. ad Imper., m. pari., cap. xiii, coi. 1053, elr. — a. P. 789.

DES CONCILES D'EPHÈSE ET DE CIIALCEDOINE

CINQUIEME REMARQUE

Faiblesse de M. Dupiii en défendant le concile et saint Cyrille.

Bien que le concile d'Ephèse soit certainement un de ceux dont la procédure est la plus régulière et la conduite la plus sage , en sorte que la majesté de l'Eglise catholique n'éclate nulle part davantage, et qu'un si heureux succès de cette sainte assemblée soit dii principalement à la modération et à la capacité de saint Cyrille, nous avons déjà remarqué que les hérétiques anciens et les modernes n'ont rien oublié pour décrier, et le concile et saint Cyrille son conducteur. Nous avons vu quelques traits de notre auteur sur ce sujet : en voici d'autres bien plus dangereux.

Vers la fin de l'histoire de ce concile', il ramasse tout ce qu'on peut dire de plus apparent, et tout ensemble de plus aigre pour y montrer une précipitation et une animosité peu digne d'une si grave assemblée et de saint Cyrille qui la conduisait; mais quand il vient à répondre , son style perd sa vigueur, et il n'y a personne qui n'ait ressenti qu'il poussait bien plus fortement l'attaque que la défense. Et d'abord on craint pour sa cause, lorsqu'on entend ce discours^ : « Voilà les objections que l'on » peut faire contre la forme du concile d'Ephèse; » je ne les ai ni dissimulées, ni affaiblies, afin de » faire voir qu'il n'est pas impossible de répondre » à ce qu'on peut dire de plus fort. » On voit un homme peiné de ces objections, et qui, loin de faire sentir le manifeste avantage de la bonne cause, croit faire beaucoup pour elle en disant, qu'il n'est pas impossible de la défendre. On remarquera dans la suite, que tout est faible dans cet auteur pour la défense du concile. Voyons si ces objections sont si terribles.

La plus apparente est celle-ci' : « La manière » dont la chose s'est jugée, semble prouver claire- » ment que c'était la passion qui faisait agir saint » Cyrille et les évoques de son parti; qu'ils vou- » laient, à quelque pris que ce fût, condamner » Nestorius; et qu'ils ne craignaient rien tant que » la venue des évoques d'Orient , de peur de n'être » pas les maîtres de faire ce qu'il leur plairait; car » dés la première séance, ils citèrent deux fois Nes- » torius, lurent les témoignages des Pères, les 1) lettres de saint Cyrille avec ses douze chapitres, » et les écrits de Nestorius, et dirent tous leur » avis. Jamais affaire n'a été conclue avec tant de » précipilalion : la moindre de ces choses méritait » une séance-entière. » Quand on objecte si fortement, il faut répondre de la même sorte : autrement on se rend suspect de prévarication. Voici tout ce que je trouve sur ce sujet dans notre auteur'^ : que « si l'on a jugé Nestorius dans une seule séance » et dans un même jour, il doit s'en prendre à lui, » parce qu'il n'a pas voulu comparaître : qu'il était » facile de le condamner comme contumace : qu'il » était visible qu'il avait nié que la Vierge put être » appelée mère de Dieu , cl qu'il se servait d'ex- » pressions qui semblaient diviser la personne de » .Jésus-Christ; qu'il a été cité par trois fois selon » la discipline des canons; qu'il n'est pas néces- 1) saire, selon les lois ecclésiastiques , que ces cita-

» lions se fassent en différents jours : que c'était le » zèle et non pas la passion qui faisait agir saint » Cyrille. »

Je demande en bonne foi , si les doutes sont bien levés par ces réponses"? « On pouvait tout faire en » un jour contre un homme que l'on condamnait » par contumace. » Cela est bon pour la personne; mais la question de la foi s'inslruit-elle de celle sorte? et n'est-ce que formalité? On nous dit bien <' qu'il était visible que Nestorius avait nié qu'on » [)ùt appeler i\Iarie mère de Dieu ; » mais pour l'autre chef d'accusation, f|ui était pourtant le principal, s'il divisait la personne , M. Dupin nous dit : Il semblait, ce qui charge plus le concile qu'il ne l'excuse; puisque c'est le faire juger sur un fait qui n'était pas bien constant. « Il n'est pas nécessaire » que les citations se fassent en jours différents; » c'est assez pour faire voir qu'à toute rigueur, on pouvait juger; mais ce procédé à toute rigueur et d'un droit étroit, si l'on n'y ajoute autre chose, est odieux et souvent réputé inique; d'autant plus que la première citation n'élait que du jour précédent, et qu'ainsi l'on expédie une affaire de la dernière importance en deux jours. Ce qu'on dit du zèle de saint Cyrille est une allégation qu'on ne soutient d'aucune raison, et qui ne persuade guère le monde, toujours plus enclin à croire le mal que le bien. Il fallait, ou ne pas entreprendre la cause, ou mieux répondre.

SIXIÈME REMARQUE

Les réponses les plus décisives omises par notre auteur.

Dans le fond, ces objections sont moins que rien, pourvu qu'on veuille répondre ce qu'il faut. Et d'abord on ne s'étonnerait pas de voir, comme il est porté dans l'objection , les écêques demeurer enfermés depuis le malin jusqu'au soir, si l'on avait daigné observer la coutume des conciles. Dans la seule première séance du concile de Chalcédoine, où rien ne pressait, on poussa la séance bien avant dans la nuit, et, comme il parait parles actes, longtemps après qu'on eût commencé à travailler aux flambeaux'. Par là donc il n'eiit paru nulle alïcctation à travailler tout le long d'un jour et jusqu'au soir.

Dire avec M. Dupin que les canons n'empêchaient pas qu'on fît trois citations en deux jours, c'était bien, en quelque façon, satisfaire le lecteur sur la rigoureuse observation d'un droit très-étroit; mais afin de le satisfaire encore sur l'équité et sur la douceur qui doit régner principalement dans un jugement ecclésiastique, il ne fallait qu'ajouter ce qui est porté dans les actes; c'est-à-dire, premièrement, que dès la seconde citation on trouva la maison de Nestorius environnée de soldats, qui joignirent dans la troisième , à de rudes et dédaigneuses paroles, des traitements outrageants, en poussant insolemment les écêques, sans même vouloir annoncer leur venue à Nestorius , et les renvoyant à la fm avec cette dure réponse : « qu'ils n'obtiendraient » rien davantage, quand ils attendraient jusqu'à la » nuit. » Secondement, qu'on leur fit ce traitement, encore qu'ils eussent agi avec toute la douceur et la patience possibles, avec prières, et non

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