VI. Quod opponi potest , VI. Quant à l'objection que
quod coram Deo œquum est id l'on fait, que ce qui est juste
omnino permittendum,hoccer- devant Dieu doit être absolu-
tà ratione et conditione est ac- ment permis , on y doit répon-
cipiendum. Si res est mandata dre en cette manière. Si ce qui
et necessaria , verum est quod est équitable aux yeux de Dieu
objicitur; si nec mandata, nec est d'ailleurs commandé et né-
necessaria sit, ahas circum- cessaire. l'objection est véri-
slantiasoportet expendere, ut table : s'il n'est ni commandé
ad propofitam quaestionem pro- ni nécessaire, il faut encore
plus accedamus : Deus matri- avant que de le permettre avoir
monium instituit ut tantùm dua- égard à d'autres circonstances :
rum et non plurium persona- et pour venir à la question
rum esset societas, si natura non esset corrupta; hoc intendit illa sententia : Eriint duo in carne unâ, idque primitùs fuit observatum.
dont il s'agit. Dieu a institué le mariage pour être une société de deux personnes , et non pas de plus, supposé que la nature ne fût pas corrompue ; et c'est là le sens du passage de la Genèse : Ils seront dcui en une seule chair; et c'est ce qu'on observa au commencement.
VIL Sed Lameeh pluralita- VIL Laraech fut le premier tem uxorura in matrimonium qui épousa plusieurs femmes ; invexit, quod deillo Scripturà et l'Ecriture témoigne que cet memorat tanquam introductum usage fut introduit contre la contra primam regulam. première règle.
VIII. Apud infidèles tamen VIII. Il passa néanmoins en fuit consuetudine receptum ; coutume dans les nations intipostea Abraham quoque et po- dèles , et l'on trouve même desteri ejus plures duxerunt uxo- puis, qu'.\braham et sa postéres. Cerlum est hoc postmo- rite eurent plusieurs femmes, dum lege Mosis permissum II est encore constant par le fuisse, teste Scripturà, OcMfcr. Deutéronome, que la loi de XXI, 15. ut homo haberet duas Moïse le permit ensuite, et que uxores : nam Deus fragili na- Dieu eut en ce point de la conturae aliquid induisit. Cùm ve- descendance pour la faiblesse rù principio et crcationi con- de lanature. Puisqu'il est donc