‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 4)Chapitre 275 sur 545 · Png. 675, etc. — 2. Pag · texte numérisé non relu

Png. 675, etc. — 2. Pag

IISTOIISI-: DES VAlilATIONS.

(IciiKuire i)uiir conslunt , quu malgré les péclii''s où le juste tombe tous les jours, le péché no régne pas en lui, mais plutôt que la charité y régne, cl par conséquenl la Justice : ce qui sullit de soi-niônie pour le faire nommer vraiment juste; puisque la chose est dénommée par ce qui prévfuil en elle. D'où il s'ensuit que, pour expliquer la justilication gratuite, il n'est pas nécessaire de dire que nous soyons justifiés par imputation , et qu'il laut dire plutôt que nous sommes vraiment justiliés ])ar une Justice qui est en nous, maisiiue Dieu nous donne.

.\XX. Le mérite des œuvres dans la Confessmi de Wirtcmberg. — Je ne sais pourquoi Mélanchton ne mil pas dans la Confession Saxonique ce qu'il avait mis dans la Confession d'Augsl)ourg et dans l'Apologie sur le mérite des bonnes œuvres. Mais il ne faut pas conclure de là que les luthériens eussent rejeté cette doctrine ; puisqu'on trouve dans le même temps, un chapitre de la Confession de Wirtemberg, où il est dit « que les bonnes œuvres doivent être » nécessairement pratiquées; et que, par la bonté » gratuite de Dieu, elles méritent leurs récom- » penses corporelles et spirituelles'. » Ce qui fait voir en passant, que la nature du mérite s'accorde parfaitement avec la grâce.

XXXI. La conférence de Worms pour concilier les deux religions. Division des luthériens. — En 1557 il se fit à Worms, par l'ordre de Charles V, une nouvelle assemblée- pour concilier les religions. PIlugius, l'auteur de l'Intérim, y présidait. M. Burnet, toujours attentif à tirer tout à l'avantage de la nouvelle Réforme, en fait un récit abrégé, où il représente les catholiques comme gens qui « ne » pouvant vaincre leurs eimemis, les divisent, et » les animent les uns contre les autres dans des )i matières peu importantes '. » Mais le récit de Mélanchton va découvrir le fond de l'alTaire''. Dès que les docteurs protestants nommés pour la conférence furent arrivés à Worms, les ambassadeurs de leurs princes les assemblèrent, pour leur dire de la part des mêmes princes, qu'il fallait avant toutes choses, et avant que de conférer avec les catholiques, « s'accorder entre eux, et en même » temps condamner quatre sortes d'erreurs : 1" celle » des zwingliens : 2" celle d'Osiandre sur la Justi- » Hcation : 3o la proposition qui assure que les 1) bonnes œuvres sont nécessaires au salut : 4" et » enhn l'erreur de ceux qui avaient reçu les céré- » monies indilTércntes. » Ce dernier article regardait nommément Mélanchton; et c'était lUyric avec sa cabale qui le proposait. Mélanchton avait été averti de ses desseins, et il écrivit durant le voyage, à son ami Camerarius, « qu'à table et parmi les » verres, on dressait certains articles préliminaires )) qu'on prétendait faire signer à lui et à lircn- » lius^. » Il était alors fort uni avec le dernier, et il représente lUyric , on quelipi'un de cette cabale, comme une furie qui allait de porte en porte animer le monde. (Jn croyait aussi dans le parti, Mélanchton

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