Confes. Wiit.,cap. De bonis opcrib., ihid.,p
2. Cette conférence se tint au mois d'aoftt 1557, par les soins de Ferdinand , successeur de Charles V, son frère. Quoique ce prince* eftt abdiqué on faveur de Ferdinand , ilès Punuoo 155u, cependant colui-ci ne lut reconnu empereur qu'eu 155S ; mais il gérait les affaires de rKnipire, an qualité de roi des Homains. {Edit. de Versailles.)
3. liurnel , II. pan., liv. ii, p. 531 . — 4. Met., lit), i, ep. 70 , Ejitsdemep. ad Albert, llardcnh. et ad Bulling. apud, IIosp. an. 1557, 250. — 3. Lib. iv,S6S et snq.
assez favorable aux zwingliens, et Urenliusà Osiandre. Le même Mélanchton paraissait jjorté pour la nécessité des bonnes onivres; et toute cette entreprise le regardait visiblement avec ses amis. Ce n'était donc pas jusques ici les catholiiiues qui travaillaient à diviser les protestants. Ils se divisaient assez d'eux-mêmes; et ce n'était pas, comme' le prétend M. Burnet, sur des matières peu importantes ; puisqu'à la réserve de la question sur les choses indifférentes, tout le reste, où il s'agissait de la présence réelle, de la justification monstrueuse d'Osiandre, et de la manière dont on jugerait les bonnes œuvres nécessaires , était de la dernière conséquence.
XLXXII. Les luthériens condamnent tout d'une voix la nécessité des bonnes œuvres pour le salut. — Sur le premier de ces points Mélanchton demeurait d'accord que les sicingliens méritaient d'être condamnés aussi bien que les papistes ; sur le second, qu'Osiandre n'était pas moins digne de censure; sur le troisième , que de cette proposition , les bonnes œuvres sont nécessaires au salut, il en fallait retrancher le dernier mol '; de manière que les bonnes œuvres, malgré l'Evangile qui crie que sans elles on n'a point de part au royaume de Dieu , demeuraient nécessaires à la vérité , mais non pas pour le salut. Et au lieu que M. Burnet nous a dit que les protestants admettaient tout d'une voix celte nécessité des bonnes œuvres pour être sauvé-, nous la voyons au contraire également rejetée par les ennemis de Mélanchton et par lui-même, c'est-à-dire, par les deux partis des protestants d'Allemagne.
XXXIII. Osiandre épargné par les luthériens. — Pour ce qui regarde Osiandre, Brentius ne manqua pas d'en prendre le parti, non pas en défendant la doctrine qu'on lui imputait, mais en soutenant qu'on n'entendait pas la pensée de cet auteur, quoiqu'Osiandre l'eut expliquée si nettement, que ni Mélanchton, ni personne n'en doutait. Il paraissait donc bien aisé parmi les luthériens, de convenir des condamnations que demandait Illyric avec ses amis : mais Mélanchton les empêcha, craignant toujours d'exciter de nouveaux troubles dans la Réforme , qui à force de se diviser semblait devoir s'en aller par pièces.
XXXIV. Les divisions des luthériens éclatent. Les catholiques tâchent d'en profiter pour leur salut. — Ces disputes des protestants vinrent bientôt aux oreilles des catholiques; car Illyric et ses amis faisaient grand bruit, non-seulement à Worms, mais encore dans toute l'Allemagne. Le dessein des catholiques était de presser dans la conférence la nécessité de déférer aux Jugements de l'Eglise , pour mettre fin aux disputes qui s'élèvent parmi les chrétiens : et les contestations des protestants venaient trôs-à-propos pour ce dessein, puisqu'elles faisaient paraître qu'eux-mêmes, qui disaient tant que l'Ecriture était claire et jileincment sullisanle pour tout régler, s'accordaient si peu, et n'avaient pu encore trouver le moyen de terminer entre eux la moindre dispute. La faiblesse de la Réforme si prompte à produire des dillicullés , et si impuissante pour les résoudre, parais.sait visible. Alors Illyric et ses amis, pour faire voir aux catholiques qu'ils ne manquaient pas de force pour condamner