‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 4)Chapitre 285 sur 545 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

Eu l'an 1561. Docti'ine et caractère de Calvin.

SojiMAiRE. — Les prétendas réformés de France commencent à paraître. Calvin en est le chef. Ses sentiments sur la Justification , où il raisonne plus conséquemment que les luthériens ; mais comme il raisonne sur de faux principes , il tombe aussi dans des inconvénients plus manifestes. Trois absurdités qu'il ajoute à la doctrine luthérienne : la certitude du salut, l'inamissibilité de la justice, et la justification des petits enfants indépendamment du Baptême. Con- Iradiction sur ce troisième point. Sur le sujet de l'Eucharistie, il condamne également Luther et Zwingle , et tâche de prendre un sentiment mitoyen. 11 prouve la réalité plus nécessaire, qu'il ne l'admet en effet. Fortes expressions pour l'établir. Autres expressions qui l'anéantissent. Avantage de la doctrine catholique. On croit nécessaire de parler comme elle, et de prendre ses principes, même en la combattant. Trois confessions différentes des calvinistes , pour contenter trois différentes sortes de personnes : les luthériens, les zwinghens, et eux-mêmes. Orgueil et emportements de Calvin. Comparaison de son génie avec celui de Luther. Pourquoi il ne parut pas au colloque de Poissy. Bèze y présente la Confession de foi des prétendus réformés ; ils y ajoutent une nouvelle et longue explication de leur doctrine sur l'Eucharistie. Les catholiques s'énoncent simplement et en peu de mots. Ce qui se passa au sujet de la Confession d'Augsbourg. Sentiment de Calvin.

Page 1