‹ Œuvres complètes de Bossuet (volume 4)Chapitre 366 sur 545 · Clmde d-mi la Conf. Noij., Rep. à VKocp.,p · texte numérisé non relu

Clmde d-mi la Conf. Noij., Rep. à VKocp.,p

HISTOIRE DES VARIATIONS

inlini par lequel il avall satisfait et payé pour nous, c'i'tait aussi par cet acte seul que le Fils de Dion était proprement sauveur, sans qu'il lut besoin d'y enjoindre d'autres, parce que celui-ci était suffisant : de sorte que si nous avions à être justitics liar imputation, c'était par celle de cet acte, en vertu (lu(]ucl précisément nous nous trouvions quittes envers Dieu, et oxi l'original de la sentence portée contre nous avait l'té efface, comme dit saint Paul', par le sanrj qui pacifie le ciel cl la terre.

X.Wlll. Sa doctrine est détestée par le synode national de Gap. Première décision. — Celle doctrine fut détestée par nos calvinistes dans le synode de Gap en 1603, comme contraire aux articles xvui, XX et xxn de la Confession de foi; et on arrête qu'il sera écrit à M. Piscator, et à l'université en laquelle il enseigne^.

Il est certain que ces trois articles ne décidaient rien sur l'affaire de Piscator : c'est pourquoi nous ne voyons plus qu'on ait parlé des articles xx et xxn. El pour le xvni", où l'on prétendit toujours qu'était la décision, il ne disait autre chose, sinon que nous étions justifiés par l'obéissance de Jésus- Christ, laquelle nous était allouée, sans spécifier quelle obéissance; de sorte que Piscator n'avait point de peine à se défendre de la Confession de foi. Mais puisqu'on veut qu'il ait innové, au préjudice de la Confession des prétendus réformés de ce royaume, qui avait été souscrite par ceux des Pays- Bas, j'y consens.

XXIX. Seconde condamnation de la doctrine de Piscator au synode de la Rochelle. — On écrivit à Piscator de la pari du synode, ainsi qu'il avait été résolu ; et sa réponse modeste, mais ferme dans son senlimenl, fut lue au synode de la Rochelle en l'année 1G07. Apres celte lecture on fit ce décret : « Sur les lettres du docteur Jean Piscator, profes- » seur en l'académie de Herborne, responsives à » celle du synode de Gap , pour raison de sa doc- » irine , où il établit la jusliflcation par la seule » obéissance de Christ en sa mort et passion , im- » putée à juslice aux croyants, et non par l'obéis- » sance de sa vie : La compagnie n'approuvant la » division des causes si conjointes , a déclaré que » toute l'obéissance de Christ en sa vie et en sa mort » nous est imputée pour l'enlicre rémission de nos » péchés, COMME n'étant qu'une seule et même » obéissance. »

XXX. Remarque importante : Que la doctrine des calcinistes contre Piscator résout les difficultés qu'ils nous font sur le sacrifice de l'Eucharistie. — Sur ces dernières jiaroles, je demanderais volontiers à nos réformés, pourquoi ils requièrent, pour nous mériter la r^^mission des péchés, non-seulement l'obéissance de la morl, mais encore celle de toute la vie de Notre Seigneur? Est-ce que le mérite de Jésus-Ciirist mourant n'est pas infini, et dcs-là plus (|ue sufiisant à notre salut? Ils ne le diront jjas; et il faudra donc qu'ils disent que ce qu'on requiert comme nécessaire après un mérite infini, n'en oie ni l'iiiliniié, ni la suffisance : mais en même temps il s'ensuit que considérer .lésus-Chrisl comme continuant son int(>rcession par sa présence non-seulement dans le ciel , mais encore sur nos autels dans le sacrifice de l'Éucharislie, ce n'esl rien ôler à

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