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SALUT DANS L'ÉGLISE; FANATISME DANS LA RÉFOIîME.
il (lit que l'enfer ne prévaudra point contre l'Egiise,) « est une Eglise confessante, une Eglise qui « publie la foi, une Eglise par conséquent exlé- » rieure et visible ; mais nous nions que celte Eglise » confessante , et qui publie la foi , soit une cer- » laine communion chrétienne, distincte et séparée » de toutes les autres. C'est l'amas de toutes les » communions qui prêchent un même Jésus-Christ, » qui annoncent le même salut, qui donnent les » mômes sacrements en substance , et qui ensei- » gnent la même doctrine; » en substance encore, et quant aux points fondamentaux, comme il vient de dire; car s'il voulait qu'en tout et partout on enseignât jusqu'aux moindres points, la même doctrine, il sortirait visiblement de son Système, et ne pourrait plus sauver, comme il fait, ni les nestoriens , ni les jacobites', ni les Grecs ; et c'est pourquoi il ajoute que l'Eglise, dont Jésus-Christ parle ici , « est un corps qui renferme toutes les » communions , lesquelles retiennent le fondement » de la foi. » Or, il nous comprend dans ce corps; il nous met dans cet amas, comme on a vu, et comme il le dit à chaque page de son livre, et en particulier dans cet endroit, puisque c'est de nous en particulier et de l'Eglise romaine qu'il s'agit. C'est dans cet amas que sont les élus : le ministre le décide ainsi par ces paroles : « Dans ce corps visible et » externe, est renfermée l'àme de l'Eglise, les fidèles » et les vrais saints'; » et un peu plus bas, « quel- » que sens qu'on donne à cet article , (c'est à l'ar- » licle du Symbole où l'on croit l'Eglise universelle,) » et quoique l'on avoue que par là il faut entendre » une vraie Eglise visible, les prétendus catholiques 1) n'en peuvent tirer aucun avantage; puisque cette » Eglise visible , laquelle nous faisons profession » de croire, est celle qui est répandue dans toutes » les communions véritablement chrétiennes, et » dans laquelle est renfermée la partie invisible, » qui sont les élus et les vrais saints. » Nous sommes, comme on a vu plusieurs fois , une de ces communions véritablement chrétiennes, c'est-à-dire, de celles où l'on relient les fondements de la foi ; et nous sommes par conséquent une de ces communions où l'on est contraint d'avouer que les saints sont renfermés. Qu'on ne nous objecte donc plus nos idolâtries prétendues comme exclusives du salut. Nous annonçons dans le fond, le même salut que les autres qu'on reconnaît pour véritables chrétiens : en l'annonçant, nous y conduisons, puisque, selon les principes du Système , on ne l'annonce pas inutilement, et que la parole de Dieu n'est pas stérile. Qu'on ne nous objecte plus que nous retranchons avec la coupe une partie substantielle de l'Eucharistie. Nous avons les sacrements en substance; et il n'y a aucune raison ni générale ni particulière de nous priver du salut. On ne peut ici se réduire aux enfants qui meurent parmi nous après le baptême et avant l'âge de raison : car il n'aurait fallu parler, ni de la doctrine, ni de la prédication , puisqu'ils n'y ont aucune part à l'état où ils sont. Les adultes se sauvent donc parmi nous, comme parmi les autres vrais chrétiens qui font une communion et retiennent les fondements; et c'est en vain qu'on voudrait lâcher de renfermer le salut dans les enfants.