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cl aux sainls, ppul clro ajipelo religieux, c'csl à | cause qu'il se rapporte néccssaircraoul à Dieu.
Mais avant que d'expliquer davantage en quoi consiste cet honneur, il n'est pas inutile de remarquer que messieurs de la religion prétendue réformée , pressés par la force de la vérité , commencent à nous avouer que la coutume de prier les saints, et d'honorer leurs reliques, était établie des le quatrième siècle de l'Eglise. M. Daillé, en faisant cet aveu dans le livre qu'il a fait contre la tradition des Latins, touchant l'objet du culte religieux, accuse saint Basile, saint Ambroisc , saint Jérôme, saint Jean Chrysostome, saint Augustin, et plusieurs autres grandes lumières de l'anticiuilé, qui ont paru dans ce siècle, et surtout saini Grégoire de Nazlanze, qui est appelé le théologien par excellence, d'avoir changé en ce point la doctrine des trois siècles précédents. Mais il paraîtra peu vraisemblable que M. Daillé ail mieux entendu les sentiments des Pères des trois premiers siècles , que ceux qui ont recueilli, pour ainsi dire, la succession de leur doctrine immédiatement après leur mort ; et on le croira d'autant moins , que bien loin que les Pères du quatrième siècle se soient aperçus qu'il s'introduisit aucune nouveauté dans leur culte, ce ministre , au contraire , nous a rapporté des textes exprès , par lesquels ils l'ont voir clairement qu'ils prétendaient , en priant les saints , suivre les exemples de ceux qui les avaient précédés. Mais sans examiner davantage le sentiment des Pères des trois premiers siècles, je me contente de l'aveu de M. Daillé, qui nous abandonne tant de grands personnages qui ont enseigné l'Eglise dans le quatrième. Car encore qu'il se soit avise , douze cents ans après leur mort, de leur donner par mépris, une manière de nom de secte, en les appelant Reliquiairea , c'est-à-dire, gens qui honorent les reliques; j'espère que ceux de sa communion seront plus respectueux envers ces grands hommes. Ils n'oseront du moins leur objecter qu'en priant les saints , et en lionorant leurs reliques, ils soient tombés dans l'idolâtrie, ou qu'ils aient renversé la confiance que les chrétiens doivent avoir en Jésus-Christ; et il faut espérer que dorénavant ils ne nous feront plus ces reproches , quand ils considéreront qu'ils ne peuvent nous les faire , sans les faire en même temps à tant d'excellents hommes, dont ils font profession, aussi bien que nous, de révérer la sainteté et la doctrine. Mais comme il s'agit ici d'exposer notre croyance, plutôt (]ue de faire voir quels ont été ses défenseurs, il en faut continuer l'explication.
IV. L'inrocalion des saints. — L'Eglise, en nous enseignant qu'il est utile de prier les saints , nous enseigne à les prier dans ce même esprit de charité , et selon cet ordre de société fraternelle, qui nous porte il demander le secours de nos frères vivants sur la terre : et le Catéchisme du concile de Trente conclut de cette doctrine', que si la finalité de Médiateur, que l'Ecriture donne à Jésus-Christ, recevait quelque préjudice de l'intercession des saints qui régnent avec Dieu , elle n'en recevrait pas moins de l'inlercession des fidèles qui vivent avec nous.
Ce Catéchisme nous fait bien entendre l'extrême dilTérence qu'il y a entre la manière dont on implore