SUR LE KEPKOCHE D'IDOLATRIE
ber qu'en oubliant jusqu'aux premiers principes nous y unit, en même temps qu'il s'approche de de sa religion. Il ne petit plus, comme faisaient les nous en tant qu'homme, consomme notre unité païens, égaler les hommes à Dieu; puisqu'il voit en tant (pic Dieu. Cela est cru dans l'Eglise, ei y que le genre humain était si éloigné de Dieu par estera très-distinctement, et y est soigneusement Bon péché, qu'il avait besoin d'un médiateur pour enseigné à tous les fidèles, dès l'enfance jusqu'à en approcher. Hais ce médiateur est homme ; et la vieillesse et jusqu'à la mort. Tous vos minisquand il ne serait que cela, aux merveilles qu'il a 1res le savent ; et si vous savez les presser, vous faites et aux grâces qu'il répand sur nous, le leur en arracherez l'aven, malgré qu'ils en aient, genre humain, porté à diviniser ses bienfaiteurs, Qu'on s'imagine, après cela, par quel endroit aurait tenté d'en faire un Dieu, et de lui rendre l'idolâtrie pourrait s'introduire dans un tel culte, les honneurs divins. Pour prévenir cette erreur, et comment il serait possible de rien égaler OU à Dieu, en incarnant son fils unique, en le faisant Dieu, OU à Jésus-Christ, qui seul est un avec Dieu homme comme nous, a su faire de ce médiateur, même. A cela qu'oppose-t-onl Des chicanes que qu'il nous donne, un Dieu égal à lui ; en sorte j'ai houle de rapporter, tant elles sont vaines, et qu'on ne se trompe pas de l'adorer comme tel. qu'il faut néanmoins encore que je réfute; puis- Mais de peur qu'on n'étendit pas le même hon- qu'on ne cesse de les objecter quoique cent fois neur à d'autres hommes excellents, on apprend réfutées.
que pour faire im Dieu de Jésus-Christ, il a fallu XXIX. Vous égalez, dit-on, vos saints a Dieu,
lui donner, outre la nature bu mai ne. une nature puisque vous leur érigez des temples, puisque vous
plus haute, et qu'il ne fût rien moins qu'une des leurconsacre/desjoursde fêtes. Quoi! n'yaura-t-il
personnes divines, à laquelleon rendit avec Dieu point quelque ministre assez officieux pour nous
en unité un même culte suprême. Car si l'on avait décharger de l'ennui de répéter cent fois la même
attribué notre rédemption ou notre réconcilia- chose, sans qu'on feuille QOU8 écouter? Mais je
non à la nature angélique, l'on aurait pu adorer n'ai pas besoin d'un ministre officieux. Toute
les anges ; mais on ne le peut plus depuis qu'on l'Angleterre plaide notre cause, puisqu'elle cé-
adore en Jésus-Christ celui-là même qui a fait lèbre comme nous les fêtes des saints; et pour ne
les anges, et que les anges adorent II n'v a donc manquera aucun, même la fête de la Toussaint
plus moyen de lui rien égaler dans sa pensée, ni Le calendrier où elles sont marquées, et l'office par conséquent de rien égaler à son Père et au qu'on y fait, ne sont pas encore abolis. Us pour- Saint-Esprit, auxquels seul on le rend égal. .Mais ront l'être avec le temps, et tout cela peut dene peut-il pas arriver que le regardant en saqua- venir une idolâtrie, s'il plaît au vainqueur1 (car lité de médiateur, qui l'approche si fort de nous, il faudra bien subir la loi ; mais on ne fera jaon lui donne des égaux par cet endroit-là, et des mais qu'on ne les ait célébrées, ni que Burnet, médiateurs à même titre? Point du tout, puis- qui, sans doute, n'eût jamais dessein de nous qu'on ne le fait médiateur qu'au titre d'un nié- obliger, n'ait écrit qu'on devait les célébrer, rite et d'une dignité infinie : ce qu'il ne pourrait même par principe de conscience, « parce qu'auavoir, s'il n'était Dieu et Fils unique de Dieu, de cun de ces jours n'est proprement dédié à un même nature que lui. Car s'il exerce sa média- saint; mais qu'on les consacre à Dieu, en la métion par une nature humaine et par des actions moire des saints, donton leur donne le nom2; » humaines, on reconnaît tout ensemble que tout ce qui est de mot à mot notre doctrine, comme il cela serait inférieur à cet emploi, si tout cela parait en tout et partout, par nos catéchismes; et n'était élevé par la divinité même de celte per- tout ce qu'on nous impute au delà est une masonne ; et c'est ce qui nous est déclaré dans le nifeste calomnie.
mystère de l'Eucharistie, où Jésus-Christ exerce XXX. Venons aux temples ; mais ici toute l'Antrès-parfailement son office de médiateur; puis- gleterre nous justifie encore. Qui ne connaît à qu'il nous y consacre et nous y sanctifie par son Londres l'église de Saint-Paul, et toutes Iesaulres corps el par son sang. Mais en même temps nous qui portent les noms des saints ? On nous dira voyons qu'on ne nous sanctifie dans ce sacre- que c'est pour en conserver la mémoire ; mais ment, ni par le corps d'un apôtre, ni par le corps que les temples sont proprement dédiés à Dieu, d'un martyr, ni par le corps de la sainte Vierge, comme les fêtes. C'est encore notre doctrine. ni enfin par le corps d'aucun autre saint, si ce Toutes les églises et toutes les fêtes sont égalen'estpar le corps de Celui qui est reconnu pour le ment dédiées à Dieu. On leur donne les noms Saint des saints. Ainsi l'Eucharistie même nous des saints pour les distinguer. Qu'on nous redévoue et nous consacre à Dieu seul ; non-seule- proche après cela les églises dédiées aux saints,
ment parce que l'objet à qui nOUS nOUS dévouons ' QvSOama» III, prince d'Orange, usurpateur de la couronna
est Dieu, mais encore parce que le moyen qui fSFSJT *J? £?£. £ son b"âUrpè"- (E' M'(
RÉFUTATION DU SIIXR FERRY
et celle de 5aittt-Ëùstache ou de Notre-Dame, Il est vrai, le zèle de l'ancien latin nous a introplus belle que ce"e dti Saint-Esprit. Tout le doit ce mot, et tant d'autres aussi ridicules, synode de Thorn, de la religion de nos pré- quand on les affecte. Tout est perdu, si en tendus réformes, a inséré dans ses Actes, qu'il lisant Bembe et les autres auteurs de ce goût, s'était assemblé dans le temple de la sainte on trouve un seulmotque Cicéron ou Virgile Vierge, ditw Virginis -. Le même synode parle n'aient point prononcé; et Juste Lipse, qui s'est encore du 2i août, comme d'un jour consacré moqué de cette fade affectation, n'a pu s'eraà saint Barthélémy, divo Batholomseo sacra, pêcher d'y tomber. Qu'on s'en moque, nous Ces actes sont rapportés dans le recueil des y consentons; mais ceci devient une affaire Confessions orthodoxes de Genève; et en pas- de religion. N'importe que Bellarmin, plus sant. voilà non-seulement le temple de la régulier, ait blâmé ces expressions païennes. s nte Vierge et la fête de la Saint-Barthélémy, Daillé le trouve mauvais. Comme il voulait mais encore le mot divus, dont Daillé nous se servir de ce mot, pour montrer que nous f I un si grand crime. Car c'est, dit-il -, éri- donnons de la divinité aux saints, en les appeler les saints en dieux tout court.» Sur cela, lant divi, il s'emporte contre Bellarmin, parce il prend la peine de ramasser les passages où qu'il ne trouve pas dans ses écrits ce mot dont les saints sont appelés de ce nom, dans un Paul il prétendait tirer avantage, lui reprochant Jove, dans un Bembe, dans un Juste Lipse. avec amertume que sa modestie est fausse,
ridicule et impertinente. Enfin il fait tort aux
J. fc. r^/Sr C<mr /WWl Part- "' P' 24°' ^ " ' * saints, et lorsqu'il ne . . .