CHAPITRE IV. — SECONDE DEMANDE
Une le pape ne presse pas les protestants à ivre voir les messes qu'on nomme privées ou particulières, et sans conununiaiils.
Ce n'est pas que les protestants tiennent ces messes pour absolument illicites, puisque même il est reçu parmi eux que les pasteurs, dans le cas de nécessité, et quand il n'y a point d'assistants, se communient eux-mêmes.
Ils ne prétendent pas non plus, après l'union préliminaire, empêcher les leurs d'assister à de telles messes célébrées par les Catholiques. Ainsi, ce qui les oblige à faire cette demande c'est, permièrement, que, hors les cas de nécessité, il faut célébrer l'Eucharistie coi e Jésus- Christ l'a instituée, et qu'elle est décrite dans l'Evangile; en sorte qu'outre le prêtre, il y ait encore quelqu'un à qui ou la donne. Secondement, à cause que les messes privées attirent beaucoup d'abus, dont la nation germanique et plusieurs Catholiques romains se sont plaints. Troisièmement, à cause qu'il ne reste dans la plupart des Eglises protestantes aucun vestige des fondations de ces messes, ni de ce qui est nécessaire pour les célébrer.