‹ Œuvres completes de Bossuet (volume 5)Chapitre 154 sur 313 · CHAPITRE XIX. — septiï.mi: rempli · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX. — septiï.mi: rempli

Sur la possibilité d'accomplir la loi elle Décalogue.Ce n'est encore qu'une question de nom. Dieu a l'ail deux pactes avec l'homme : selon le pacte de la loi, il oblige les premiers hommes,

faits à rimagede Dieu, d'accomplir le Décalo^ue, jusqu'à s'abstenir de louté concupiscence et de tous les mouvements qu'on appelle primo-primi, qui portent au mal. Mais par le pacte de l'Evangile et après la chute, l'homme ne pouvant plus accomplir la loi en celle rigueur, Dieu ue l'oblige qu'à croire d'une foi \ive en Jésus-Christ, et à s'abstenir des péchés mortels et des péchés contre sa conscience. Pour ce qui regarde les péchés véniels, ou la concupiscence dans l'acte premier, ou les autres mauvais mouvements indélibérés, Dieu promet à l'homme régénéré de ne les lui imputer pas , pourvu que tous les jours il en demande pardon , etc. Selon celte distinction, personne ne pouvant plus accomplir la loi dans cette rigueur, après la chute de l'homme, nul aussi n'y est obligé, parce qu'on sérail obligé à l'impossihle ; ce qui ne peut être. Mais tout homme régénéré est obligé d'accomplir la loi et le Décalogue, selon que Dieu l'exige de lui par le pacte de l'Evangile: ce qu'il peul aussi accomplir avec les secours de la grâce, en faisant tous ses efforts pour cela. Celle doctrine est conforme à celle du P. Denis, capucin, qui assure que « c'est aussi le sentiment de saint Thomas et du concile de Trente , puisqu'il ana- Ihématise celui qui dit que l'homme peut éviter tous les péchés véniels sans privilège spécial; ce qui suffit aux protestants 2.

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