CHAPITRE XX. — huitième exemple
Si les premiers mouvements, la concupiscence en premier acte, et les autres péchés qu'on appelle véniels, sont contraires à la loi de Dieu. Le même P.Denis a concilié ce différend, en disant 3 « que, selon quelques Catholiques, les
1 Lib. Germ. cui titul. ; Modesla et pro statu temporis necess declaratio, art. 5 fidei, edit. Ingolst., 1568. — : Via pac, p. 377; Thom. 2-2, qnsest. 19, art. 8. — » lia pac, p. 379.
péchés véniels ne sont pas absolument contre la loi , à cause qu'ils ne sont point contre toute son étendue, en tant qu'ils n'obligent pas sous peine de perdre la grâce; mais qu'ils sont néanmoins contre la loi, en tant qu'on est obligé de tes éviter, qui est la seconde étendue de la foi et en tant qu'il faudrait tout faire pour le pur amour de Dieu . qui est la troisième étendue de la loi. Au premier sens, l'homme peut vivre sans transgresser la loi : dans le second et dans le troisième, il ne le peul pas sans une grâce spéciale; mais il lui suffit d'accomplir la loi au premier sens : ce qui étant incontestable dans la Chose, il serait contre la raison, comme ditCerson, île disputer des mots. »