PREMIERE PARTIE: DISSERTATIONS. :;rr
seinel posita, corporisque ac Banguinis crédita du corps et du sang de Jésus-Christ comme d'une
prsesentia, desaciiâcionullussitalterGandi locus. victime salutaire.
Articolos VU. — De Missis privatis. Des Messes privées
Sane fotendum estMissas privatas, rive sine Quelque aversion que les protestants témoi-
communicantibus, 'm Confetsione Augustana et gnent pour les Messes sans communiants, qu'on
Apologia passim haberi pro impio cultu. kl ta- appelle les Messes privées, il est certain toutefois
men inteltigendum fidetur saniore ac tempera- qu'ils eu oui conservé l'usage. L'auteur a rap-
tiore sensu, propfer quasdam circumstantias po« porté, comme un fait constant et reçu «dans
tins quant propter rein ipsam. Adeoenim abest leurs Eglises, que, lorsqu'il n'y a point d'assis-
eruditus auctor ab illis Missis condemnandis, ut tants, les pasteurs ne laissent pas de se connnu-
lecundo postulato non abhorrere seab iis ultro nier eux-mêmes. »
fateatur,nequepra;liminarisuaunioneiacta,pro. il est vrai qu'il allègue ici le cas de nécessité;
hibiturum Lutberanos quominus sacris nostris, mais il n'y a personne qui ne voie que si Jésus-
privatis, inquam, illis intersint. Christ avait défendu de prendre la Cène de celte
Neque vero id ex suo sensu promit :sed palam sorte, il vaudraitmieux ne point communier que
profitetur nec ab ipsis Confession» Augustana decommunier contre son précepte, d'autant plus
profesBoribus Hissas illas privatas haberi pro illi- que noire auteur soutient, dans son écrit, qu'il
citis, cum indu suas quoque Ecclesias pastores n'y a point de commandement absolu de coiri-
tibi ipsis, nemûie artiplius preuente, sacram ea- munier ; mais qu'il y en [a un très-exprès, sup-
nain iiiterdum exltibeant; quodet ah aliisdiclum posé que l'on communie, de le l'aire selon les
comperimus, et ipso usu certum. Necessitatis termes de l'institution ; ce qui montre que dans
casum obtendunt ; at si ea erat Christi voluntas sa pensée el dans celle des autres protestants,
et iusiiiutio, ut sacramentum non consisteret pour sauver le fond de l'institution, il suffit de
absque communicantibus, pi »fccto prsestabilius dresser la table de Notre-Seigneur, et d'inviter
erat non communicare pastores quam commu- les fidèles à son festin, comme le concile de
nkare prœter Christi institutum; cum praBserlim Trente l'a pratiqué1, n'étant pas juste que la
ex connu sententia, de accipienda Cœna nullum table du grand Père de famille ne se tienne pas,
stt preceptùm Dominicum; sit autem gravissï- ou que les pasteurs cessent d'y participer, sous
mum ne praeter institutionem accipiant prétexte que les assistants s'en retirent ou par
Procul ergo abestilla quam fingunl nécessitas, respect, ou autrement.
Quare dum solitarias, ut vocant, privatasque Cette doctrine est confirmée par notre auteur,
Missas illi quoque célébrant et probant, salis lorsqu'il dit qu'après l'union préliminaire qu'il
profecl > Lntelligunt Dominicae institution! sa- propose, il ne prétend pas qu'on empêche les
nsfieri, si apparato Domini convivio fidèles luthériens d'entendre les Messes privées dès Ca-
învitenturut et ipsi participent, quod pio et tholiques, marque certaine qu'on ne les croit
antiquo more Bynodus Tridentina prœstitit '; pas dans le fond du cœur si mauvaises qu'on le
née si assistentes a capiendo sacro cibo absti- dit, et que l'aversion qu'on en témoigne est atta-
néant, ideo aut pastores eo privandi, aut magni chée, ou à des abus. 01. à de fausses interpréta-
Patris familiasmeusa îninusinslruendaerit, ciuu tions des sentiments de l'Eglise, comme il serait
née ipsi assistentes contemptu, sed potins rêve- aisé de le faire voir dans la Confession d'Augs-
rentia abstineant, et volo spirilualique desiderio bourg et dans Y Apologie. conununicent, et intérim spectatismysteriis crucisqueacDominicisaciïficiirepraisentalionepiam meutem pascant : adeoque nec œquum sit Missas eas privât as appelkre ac solitarias, quai et pleins quoque nomme et causa, nec sine ejus prsesentia piisque desideriis celebrentur.
Articulus VIII. — De communione sub utraque j)e ja communion sous les deux espèces.
specie.
Ex his luce est clarius utramque speciem non Cette pratique des protestants sur les Messes
pertinereadinstitutioiiissubstantiam.Nonenim sans communiants, nous ouvre une voie pour
magisadeampertmetqnamcoinmunicatio cir- leur faire entendre la faiblesse des raisonne-
• Scas., 22, c. 6. ' Sess. 22, c. 6.
cumstantis plebis aufc Cœnœ celebratio cum communicantibus. Neque enim Cliristus solus celebravit, solus accepit, sed cum discipulis, quibus ctiamdixit : Accipite, comedite, bibite, et quidem omnes quotquot adestis, hoc facite; et tamen Lutherani que-que probant accipi a ministris alio ritu modoque quam Cliristus instituit atque in Evangelio describitur. Ipsius erudili viri in secundo postulato verba transcribimus, in quibus profecto semper agnoscimus pium illud pacis studium; quod argumento est non quœcumque Cliristus fecit, dixit, instituit, ad ipsam institutionis substantiam pertinere. Fregit quoque panem, nec sine mysterio, cum et illud addiderit : Hoc est corpus meum, quod pro vobis frangitur; et tamen Lutherani non urgent, neque usurpant fractionem illam, Dominiez in cru ce fractionis ac vulnerationis testem. Quarc fixum illud : ad salutem sufficere cœnam eo mode sumplam quœ ipsam rei substantiam atque institutionis summam complectatur. Substantia aulem hujus sacramenti ipse Cliristus, sub utraque specie totus, quod et Lutherani fatentur, ut vidimus : summa institutionis est annuntiatio mortis Dominicœ ejusque commemoratio, quam in unaquaque specie fieri satis constat,attestante Paulo ad earumquamlibetedixisse Dominum : Hoc facite in meam commemorationem. Neque Grœci, quibus de commixtis speciebus nullam litem movent, magis annuntiant Dominicain mortem corpusque a sanguine separatum quam nos : neque Ecclesia calholica alterius speciei sumptionem ex contemptu omittit; quippe quam et probat in Grœcis sibi communicantibus, et Latinis etiam pie atque humili animo pelenlibus sœpe concessit. Neque statim indixit plebi ut a sacro sanguine abstineret, sed ullro abslinentem irreverentiœ ac sacri cruoris per populares iinpetus effundendi metulaudans, ultroneam consuetudinem post aliquot sœcula legis loco esse voluit : quo etiam ritu mersionem in baptismo sublatam neminem eruditum latet. Neque Lutherani ab initio rem urgebant, atque omnino constat diutissime toliusque adeo quindecim vel viginti eoque amplius annis post Lutheranam reformationeminitam, sub una specie in ea conimunicatum fuisse, neque proplerea quemquam a communione ac sacra Christi mensa fuisse prohibitum. Quin ipse Lulherus communionern sub una vel utraque specie, inter indifferenlia, qualis erat sacri cibi per manum tactio; imo vero inter res nihili memorabat * ; quod poslea, exacerbatis animis, plebis potius studio quam magistrorum arbilrio, crimini versum luit. Id ergo vult Ecclesia ut pelant, non
1 Epiêt. ad Gusp. GusC, Foim. Mu., an. 1523.
ments dont il se servent sur la communion sous les deux espèces. Car cette communion n'est pas plus de la substance de l'institution, que la communion des assistants, toutes les fois qu'on célèbre. Jésus-Christ n'a pas célébré seul: il n'a pas pris seul le pain céleste ; mais il l'a pris avec ses disciples, à qui il a dit : « Prenez, mangez, buvez tous ; faites ceci : » et toutefois M. Molanus, et avec lui,, comme il l'avoue, les Eglises luthériennes, demeurent d'accord que l'on peut célébrer la Cène sans d'autre communiant que le ministre ; c'est-à-dire, comme parle notre auteur lui-même, la célébrer d'une autre manière que celle que Jésus-Christ a instituée, et autrement qu'elle n'est décrite dans l'Evangile (ce sont ses propres paroles) : d'où il résulte qu'il ne s'ensuit pas que tout ce que Jésus-Christ a dit, fait et institué, soit de la substance de l'institution ; ce qui se confirme encore par la fraction, qui n'a pas été faite sans mystère, puisque Jésus-Christ a dit : « Ceci est mon corps, rompu pour vous; » et néanmoins les luthériens ni ne la pratiquent ni ne la croient nécessaire, et ils retranchent sans scrupule une action qui représen te le corps du Sauveur rompu à la croix par ses blessures. C'est donc, selon eux, comme selon nous, un principe incontestable, qu'il n'est pas nécessaire de pratiquer dans la célébration de ce sacrement tout ce que Jésus-Christ y a pratiqué, mais seulement ce qui appartient à la substance : or la substance est Jésus-Christ, qui se trouve avec son corps et son sang, son âme, sa divinité et sa personne tout entière sous chaque espèce, ainsi que nous avons vu que les lulhé-' riens en sont d'accord l . Le dessein essentiel de l'institution est d'annoncer, comme dit saint Paul2 , la mort de Notre-Seigneur, laquelle, selon les paroles de l'institution, et le récit que nous en fait le même Apôtre 3, est annoncée et rappelée en notre mémoire à la distribution de chaque espèce. On ne fait point de procès, aux Grecs qui n'annoncent pas la mort de Notre- Seigneur, dans le mélange des deux espèces, mieux que nous, qui en donnons séparément une seule. Ce n'est pas aussi par mépris que l'Eglise a' réduit le peuple à une seule espèce, puisqu'elle trouve très-bon que ceux des Grecs quisontdans sa communion reçoivent les deux, et que souvent elles les accorde à ceux qui les demandent avec humilité. Nous pouvons encore ajouter que la défense de recevoir l'une des espèces ne vient pas directement de l'Eglise; mais que les peuples s'en étant retirés d'eux-mêmes, par la crainte des inconvénients qui arrivaient tous les jours, l'Eglise a changé en loi une coutume reçue, de
' Sup., p. 561. — 2 / Cor., xi, 26. — ' Ibid., 24 etseq.
PREWI : DISSERTATIONS.
Kilo
arripiant, ne piam matrem accusai'e et sacramenlornm ritus licentius quain religiosius mulare sinanlur.
Artigulus IX.
De aliis quinque sacramentis, ar primum de pœnitentia et àbsohitioi
De absolutione privata in Confessione Augustana traditur !, quod retinendasit; et in antiquis editionibus legitur : « Damnant Novatiano . qui nolebantabsolvere eos qui lapsi post 1 smum redeant adpœnitentiam. » Apoîogia vero: « Absolutio, inquit, proprie dici potesl cramentum pœnitcnliae. » Capite vero de num< ro et usu sacramentorum, postea quam s. mentorum proprie dictornm défini lionem attulit, ni sint ritus a Deo mandati addita promise gratiœ, subdit : « Verc igilur sacramenta : baptismus, Cœna Domini, absolutio, quae est sacramentum pœnitentiœ: nam ni ritus habent mandatum Dei et promissionem gratis quae est propria Novi Testament! 2 : » queis nihil esl clarius. Quin ctiam inter errores recensetur, « quod potestasclavium vaieatad remissionem peccatorum non eoramDeo, sedcoramEcclesia; quod potestate clavium nonremiltanturpeccata eoram Deo 3. »
Neque réfugiant in eodem pœnitentiœ sacramento très pœnitentisactus, qui sont contrilio, confessio, salisfactio.
Et contritionem quidem Confessio Augustana inter parles pœnitentiœ reponit. Sane contritionem vocat, terrores conscientiœ incussos agnito peccato*. Neque quis rejiciat doloreni de pec-
1 Art. 11 — : Pag. 200 et seq., cap. JX pieu — » Art. 12,
il. — 3 Ibid., p. 104.
la même manière qu'elle a ôlé, comme tout le monde sait, L'immersion dans le baptême qui n\ est pas moins nécessaire que le sont les deux espèces à l'Eucharistie. Aussi est-il bien constant que Luther n'a pas tant pressé d'abord l'obligation de communier sous les deux espèces, puisqu'au contraire il a parlé du rétablissement de la coupe, l'aile d'abord sans son ordre par Carlostad, comme d'une chose indifférente semblable à celle de prendre V hostie de lamain1, plutôt que de la bouche, et même comme d'une chose de néant ; et c'est un fait bien constant que quinze ou vingl ans après sa réforme, plusieurs j communiaient encore sous une espèce, sans pour cela qu'on les rejetât de la table ou de a communion. En un mot, tout le dessein de l'Eglise, en celle matière, a toujours été qu'on lui demande plutôt humblement la coupe, que de l'arracher par lorcc ; de peur aussi (pie par là on ne paraisse accuser l'Eglise, et changer les coutumes reçues dans l'administration des sacrements, avec plus d'emportement que de piété.
Des cinq autres sacrements, et premièrement de la Pénitence et de V absolution.
La Confession d'Âugsbourg veut que l'on conserve L'absolution privée; et, dans les anciennes éditions, on condamne les iiovaliens, qui ne voulaient pas absoudre ceux qui étaient tombés après le baptême. Conformément à celte doctrine, V Apologie décide que « l'absolution jeit proprement être appelée un sacrement'. » Kile ajoute « que le baptême, la Cène et l'absolution sont de véritables sacrements, qui sont établis par le commandement de Dieu, avec promesse de la grâce propre à la nouvelle alliance, et «pie c'est une erreur de croire que, par la puissance des ciels, les péchés ne soient pas remis devant Dieu, mais seulement devant l'Eglise. Je nevoispas ce que l'on pourrait dire davantage.
Des trois actes du sacrement de Pénitence, et premièrement de la confession.
Le concile de Trente, et toute l'Eglise Catholique, établit trois actes du pénitent dans le sacrement de pénitence, la contrition, la confession et la satisfaction.
Pour la contrition et larepentance, on est d'accord qu'elle est absolument nécessaire pour recevoir l'absolution.
* Fpist. ad Ga p. Gnstol. — ' în lib. Concord , p. ÎOO et seq.
catis, cum spe veniœ, bono proposito, vitœque anteaclœ odio ac detestatione ; aut ullumestdubium quin sint actus boni ac nccessarii, dicente Domino l : Pœnitentiam agite, ac resipiscat unusquisque vestrum.
De coni'essione in Articidis Smalkaldicis : Nequaquam in Ecclesia confessioetabsolutioabolenda est 2. Quod antem enumeratio delictorum in Confessione Augustana rejici videatur, ideo fit, quod sit impossibilis juxta psalmum 3 : Delicta quis inteUigit* ? Sed hune nodum solvit Catechismus minor in Concordiœ libro inter aulhenticos libros editus, ubi hœc leguntur : <' Coram Deo omnium peccatorum reosnos sistere debemus; coram ministro autem debemus tantum ea peccala confiteri quœ nobis cognita sunt, et quoB in corde sentimus 5. » Subdit : « Denique interroget confitentem,num meam remissionem credis esse Dei remissionem ? affîrmanti et credenli dicat : Fiat libi sicut credis, et ego ex mandato Domini nostri Jesu Christi remiilo tibi tua peccata, in nomine Patris, etc. G. »
A l'égard de la confession, Luther et tout le parti déclarent, dans les Articles de Smalcalde, qu'Une lu faut point abolir, non plus que l'absolution l. 11 est vrai que la Confession d'Augsbourg semble rejeter le dénombrement des péchés 2, parce qu'il est impossible, conformément à cette parole : Qui connaît ses péchés! mais la Petite confession de Luther, qui est reçue dans tout le parti parmi les écrits symboliques, résout la difficulté par ces paroles: « Nous nous devons regarder devant Dieu comme coupables de tous les péchés ; mais à l'égard de son ministre, nous devons seulement confesser ceux qui nous sont connus et que nous sentons dans notre cœur3; » après quoi on ordonne au confesseur d'interroger le pénitent en cette sorte : « Croyez-vous que mon pardon soit celuide Dieu ? et après qu'il a répondu : Je le crois, le confesseur lui doit dire : Qu'il vous soit fait selon votre foi; et moi, parle commandement de Noire-Seigneur Jésus- Christ, je vous remets vos péchés, au nom du Père, » etc. Les confesseurs catholiques n'en font pas davantage.
Certum est protestantes a satisfactionis doclrina ideo maxime abhorrere, quia unus Christus pro nobis satisfacere potuit; quod, de plena et exacta salisfactione verissimum, neque unquam a Catholicis ignoratum. Non est autem consectaneum ut si Chiistiani non suntsolvendo pares, ideo nec se teneri pulent ut pro sua facultatula Cliristum imilentur, dentque id quod habeant de ejus largitate, affligentes animas suas, in luctu, in sacco, in cinere, ac peccata sua eleeinosynis redimentes, offerentes denique, more Patrum a primis usque sœculis, qualescumque suas satisfuctiones in Christi nomine \alituras ac per eum acceptabiles, ut supra dixi nuis7, ex Trid.synodosess. 14. Quare nec satisfactio recte intellectadispliceat, cum dicat Apologia 8 : « Opéra et afflicliones merentur non justificationem, sed alia pra?mia. » De eleemosyna vero, qua3 vel prœcipua inter illa satisfactiora opéra recensetur : « Concedamus et hoc, inquiunt9, quod eleemosynœ mereanlur multa bénéficia Dei, mitigent pœnas,quodmereanturutdefendamurinpericulis peccatorum et mortis,»qua?saneeo pertinent ut, rejecla satisfaction! s, quam universa antiquitas admisit, voce, tamen rem ipsam admiltant.
* MaHh , v.i, 2. — ' Art. 8, De confex. — » r.sal. xviii, 13. — ' C» f ss. Au<j., art. IL'. — 'Pag. 278. — ' Ibid., 380. — ' Pag. 168. — ' Reports, ad erg., pig. 136. — ' Ibid., pag. 117.
De la satisfaction.
Il est vrai que la Confession d'Augsbourg et l'Apologie s'opposent beaucoup à la satisfaction; mais c'est plutôt au terme qu'à la chose même, puisqu'elle dit que les bonnes œuvres et les afflictions, qui sont en d'autres paroles ce que nous appelons les pénitences, méritent non pas la justification, mais d'autres récompenses 4; et en parlant des aumônes, qui sont comptées par les catholiques parmi les œuvres satisfactoiresles plus importantes: « nous accordons, » dit l'Apologie5, « qu'elles méritent beaucoup de grâces, qu'elles adoucissent les peines, qu'elles nous méritent la grâce d'être protégés dans le péril du péché et de la mort ; » ce qui est manifestement dire avec nous, en d'autres termes, qu'elles apaisent Dieu, et qu'elles satisfont en quelque manière à sa justice.
Quand donc les luthériens trouvent si mauvais que nous croyons pouvoir satisfaire à Dieu , ils l'entendent visiblement d'une satisfaction exacte et complète, qui en effet n'appartient qu'à Jésus- Christ ; et nous n'avons jamais seulement pensé le contraire ; mais si Jésus-Christ a pu offrir seul une entière satisfaction, il ne s'ensuit pas pour cela que nous ne puissions et ne devions faire par sa grâce le peu que nous pouvons pour l'imiter, en nous affligeant par le jeûne dans le sac et la cendre, et rachetant nos péchés par nos
« Art. 8 Smalc. — 2 Conf. Aug., art. 11. — 3 Dans le liv. de La Conc, p. 173. — '• Pag. 136. — ' Pag. 117.