‹ Œuvres completes de Bossuet (volume 5)Chapitre 199 sur 313 · PREMIÈRE PARTIE: ! . TAÏiONS · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE: ! . TAÏiONS

quatenus ex probatis auctoribas nota sit; non eiiim aspernamur consensum catholicœ Ecclesia". » Memorandumque illud imprimis : « Non enim adducti prava eapiditate, sedcoacti auctoritate verbi Dci et veteris Ecclesis, amplexi suiniishanc doctrinam. » Sic ConfessioAugustanii, art. 21, et luculentissime in priinis cditionihus. In libro vero Conctirdiœ, p. 20, nonnnll;i detracta snnt; illnd scilicct quod coacti sinl auctoritate verbi Dci et veteris Ecclesiœ ' : quasi vererentur de Ecclesia fortins et magnificentius dieere quam pat esset. Eamdemde Ecclesis certa ancioritate doctrinam, sane in responsionead argumentai Apologia loties inculcat, nt fn locisreferemlis frustra operam colloceuius. Ha-e si non inanitcr pmleruntur, cerlodoeuinento sont, fin doctissiini aliorumque moderatiorum ad veterem Ecdesiam provocantium cogitationa, ex inlin.o Augustanœ Confessionis atqqe Apologiœ sensu esse depiomptas 2,

Articulus III. — De cov.ciliorum generalium auctoritute speciatim.

Protestantes Catholicis \itio soient vertcre quod cuni Ecclesis inlallibilitatem agnoscant, de hujus infallibililatis subjecto nibil certi habcant, ciun pars in Papa etiain solo, pars in conciliis œcumenicis, pars in Ecclesia toto orbe diffusa infallibilitatem collocent. Horum ergo gratia nobis fœduni incerli aniini vitiuni atque apertam repugnanliam objiciunt. Neque animadvertere volunt eas sentcntias, quas répugnantes putant, communi omnibus dogmate ac \eritate niti. Qui enim Papam vel solum putant esse infallibilem, quanto magis cum synodnm consentientem babeat; si vero synodum, quanto inagis Ecclesiam, quam ipsa synodus reprssentat ? Aperta ergo calumnia sit, quod nos Catholiei de infallibilitatis subjecto nibil certi habeamus, cum pro indubitato apud nos habeatur, et Ecclesiam Catholicam, et concilium eam reprœsentans infallibilitate gaudere; concilium autem legilimum illud sit, cui tota Ecclesia et pro œcu-

• Jlep. a,l oljat., p. 171. — * JM&, pas. 111, 143, HC, etc.

et que de telles déclarations faites par tout le parti, je ne dirai pas à la lace de tout l'Empire et de l'Empereur, mais à la face de toute la terre ne soient pas un jeu, il est plus clair que le jour, que, dans les choses qu'a dites notre auteur à l'avantage de l'Eglise et des conciles, il n'y a rien de particulier, rien qui ne soit contenu dans les actes les plus aulbentiques de sa religion.

Il ne reste plus qu'à lui demander ce qu'il appelle l'ancienne Eglise, et pourquoi il borne l'autorité île ses sentiments aux cinq premiers siècles, et celle de ses conciles universels aux cinq premiers. Jésus-Cbrist a-t-il borné l'assistance (ju'il a promise à son Eglise, et renfermé dans les cinq premiers conciles généraux l'autorité de ces saintes assemblées? Celui que notre auteur veut qu'on assemble, pour décider les questions qui nous divisent, nesera-t-il pas de même autorité que ces cinq premiers? Il faut avouer que ces restrictions, qu'on apporte à l'autorité de l'Eglise et des conciles, ne s'entendent pas; et nous voyons aussi qu'on passe plus loin, puisque notre auteur en vient enfin à joindre au consentement de l'ancienne Eglise celui des Eglises patriarcales d'aujourd'hui, auxquelles la Confession (VAugsbourg et Y Apologie ont joint avec raison l'Eglise romaine, comme la première de toutes les patriarcales, ainsi que notre auteur les reconnaît; en sorte qu'il n'y a plus rien à demander aux protestants, sur cette matière, qu'une doctrine suivie et un parfait consentement avec eux-mêmes.

Où réside V infaillibilité de V Eglise.

Les protestants nous reprochent que nousmettonsdans l'Eglise une infaillibilité à laquelle nous ne pouvons assigner aucun sujet, puisque les uns la mettent dans le Pape seul, les autres dans le concile universel, et les autres dans tout le corps de l'Eglise répandue par toute la terre. Ilsne veulent pas voir que ces sentiments, qu'ils supposent contraires les uns aux autres, s'accordent parfaitement, puisque ceux qui reconnaissent l'infaillibilité dans le Pape, même seul, la reconnaissent, à plus forte raison, quand toute l'Eglise est d'accord avec lui; et que ceux qui la mettent dans le concile la mettent à plus forte raison dans l'Eglise que le concile représente. Voici donc la doctrine catholique parfaitement concordante dans toutes ses parties. L'infaillibilité réside originairement dans le corps de l'Eglise ; d'où il s'ensuit qu'elle réside aussi dans le concile, qui la représente et qui la renferme en vertu; c'est-à-dire dans un concile qui, se portant publiquement pour œcuménique, demeure

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menico se gerenli communicet, et rébus dijudicalis adhœrescendum sentiat ; ut concilii aucto. ritas ipsa Ecclesiœ universœ auctoritate et consensione constet ; imo vero ipsissima sit catholicae Ecclesiœ auctoritas.

Taie ergo concilium pro infallibili habemus exemplo majorum. Nam, ut ex multis pauca commemoremus, concilium quintum, a viro clarissimo interilla recensitum quœ protestantes admittunt, collatione octava, ad apostolici concilii exemplar, secutorum [conciliorum auctoritatem exigit; et Cœlestinus Papa ad Ephesinam synodum eamdem in sententiam scribit sic i : « Spiritussancti testatur prœsentiam congregatio sacerdotum : » ac paulo post : « Sanctum namque est pro débita sibi veneratione concilium, in quo utique nunc apostolorum frcquentissimœ illius quam legimus congregationis aspicienda reverentia sit. » Unde illud existit pro conciliorum auctoritate luculentum: « Numquam his defuit magister quem receperunt prœdicandum : adfuit his semper dominus et magister, sed nec docentes a suo doctore deserti sunt unquam; » ac denique illud : « Hœc ad omnes in commune Domini sacerdotes mandatée prœdicalionis cura pervenit ; » quam Epistolam universa synodus lectam comprobavit. Et ante illam, Augustinus Advenus Cyprianum, quœstione De non rebaptizandis hœreticis pertractata: « Nec nos, » inquit2, « taie aliquid auderemus asserere , nisi universœ Ecclesiœ concordissima auctoritate firmati, cui ipse (Cyprianus) sine dubio cederet, si jam illo tempore 'quœstionis hujus verilas eliquata et declarata per plenarium concilium solidaretur.» Neque haec immerito de Cypriano prœsumpsit, cujus de Novatiano ad Antonianum hœc sunt 3. « Scias nos primum nec sollicitos esse debere quid doceat , cum foris doceat : quisquis ille est, et qualiscumque est Christianus non est, qui in Christi Ecclesia non est. » Liceat et illud ejusdem Augustini de Ecclesia ascribere : « Extra illam qui est, nec audit, nec videt; intra eam qui est, nec surdus nec cœcus est 4. » Quœ nos viro doctissimo, non ut nescienti suggerimus, sed scienti et docto in memoriam reducimus. Atque ille quo est doctior, eo intelligit certius eam fuisse semper synodorum 'genera. lium reverentiam, ut quœ judicassent, de iis rursus quœrere Jpiaculi instar haberetur, atque omnes Catholici prolatam sententiam pro divino testimonio susciperent. Horum igitur exemplo et ipsa Confessio Augustana ad œcumenicam synodum appel labat, édita prœfatione adCœsarcm5,

en communion avec tout le reste de l'Eglise, et dont aussi pour cette raison les décisions sont regardées comme celles de tout le corps. Ainsi l'autorité du concile est établie sur l'autorité el le consentement de toute l'Eglise, ou plutôt ce n'est autre chose que cette autorité et ce même consentement.

Pour le Pape, qui doit prononcer le sentiment commun de toute l'Eglise, lorsqu'elle ne peut s'assembler, ou qu'elle ne juge pas nécessaire de le faire, il est bien constant, parmi nous, que, lorsqu'il prononce, ainsi qu'il y est tenu, le sentiment commun des Eglises, et que toute l'Eglise consent à son jugement, c'est en effet le jugement de toute l'Eglise, et par conséquent un jugement infaillible. Ce qu'on peut dire de plus, au sujet du Pape, n'est ni de foi ni nécessaire, puisqu'il suffit que l'Eglise ait un moyen unanimement reconnu pour décider les questions qui diviseraient les fidèles.

Que si nous croyons le concile œcuménique légitimement assemblé entièrement infaillible, c'est à l'exemple de nos pères et des anciens conciles reconnus par les protestants, et en particulier par notre auteur.

Il reconnaît le cinquième concile : or, l'infaillibilité du concile universel y est enseignée sur le modèle de celle du concile tenu par les apôtres *. Si l'on veut remonter plus haut, on trouvera le concile d'Ephèse, qui a reçu et loré la lettre du Pape Célestin, où il dit « que l'assemblée des évêques est un témoignage de la présence du Saint-Esprit ; qu'on y doit recon. naître l'autorité du concile apostolique ; que celui que les conciles reçoivent pour Maître ne leur a jamais manqué ; que ce céleste Docteur a toujours été avec eux, et que l'assistance qu'il a donnée aux apôtres s'étend à leurs successeurs2.» Un peu au-dessus du concile d'Ephèse, on trouve saint Augustin, qui, en parlant de la question que saint Cyprien excita, assure que « ce sainj martyr s'en serait tenu à la décision de l'Eglise, si la vérité avait été éclaircie et déclarée de son temps par un concile universel3; » et, pour montrer qu'il disait vrai, on trouve avant tout cela le même saint Cyprien, qui, consulté sur les erreurs de Novatien, répond « qu'il ne faut pas se mettre en peine de ce qu'il enseigne puisqu'il enseigne hors de l'Eglise, et que quiconque n'est pas dans l'Eglise n'est pas Chrétien. * »

En conformité de cette doctrine, saint Augustin a dit encore « que celui qui est hors de l'Eglise ne voit ni n'entend, et que celui qui est

' Concil. Ephet., pan. il, art. 2; Labb., t. m, col. 614 et scq. — 1 Li ,. il Lie bapt., c. 4, ii. 5, t. ix. — ' Cypr., cp. 52. — ' In psal. xlvii, d. 7, t. iv. — • Praef. Conf. Aug., ad Ca;9.

• Conc. v, collât. 6, ubi supra. — 2 Cuite- Eph., p. Il, act. 2. — î Lib. il De bapl., c. 4. — 4 Epist. 52 ad Anlon^ubi supi a.

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et altéra pars prolestanlhun , qua Anjentinensem Confessionem sinuil cdidit et obtulit ad Ca-sarem, in sua peroralione idem professa Ml I . Conscnticbant Calholici, et nunc fir quoquc clarissimus codem nos provocat ut proferalur judiciuni cui utrinque stetur; ut on jain de ipsius concilii irrctraclabili auctorilate, scd de cjiis eonslitucndi optiina et légitima ralione quœratur.

dans l'Eglise n'est ni sourd ni aveugle i : » pi in eipcs d'où ce grand homme conclut, en un autre endroit, « qu'on peut souffrir les disputes avant (pic les matières soient décidées par l'autorité de l'Eglise; mais que disputer après cela, e'est renverser le fondement de l'Eglise même 2. »

Aussi, quand les conçues ont décidé, ça été la foi commune de tous les fidèles qu'il n'y avait [dus qu'à obéir et à se taire, et c'est de celte pratique de tous les siècles (pie les luthériens avaient lire tant d'actes de soumission que nous avons vus, et qui les auraient sauvés, s'ils s'y étaient toujoui I attachés.

Articilis IV. De Romano PonHflce.

Futuram synodum, ad quani provocabatutra. que pars prolestantium , a Ponlilice Komano convocandam facile assentiebantur. Atque ipse Luthcrus, anno 1537, edidit Articula* Sinulkaldicos exhibendos concilio pcrPaulum llIMaiilu.i indicto et quoeumque loco et tempore congre gando; cum, inquit ',« nobis quoquc sperandnm esset ut ad concilium cliani voearemur. Tel metueudum ne non rocati damnaremur. » Ergo et hanc synodum agnoscebat Luthcrus, in qua causam diccret, liceta Papa convocandam et SUD eo profecto congregandam. Neque co minus in codem conventu se Papa- infensissimum prsebuit : neque tamen ausus esset abesse ab ca m nodo quarn Papa congregaret. Sic ergo fir doctissimus nihil agit novi, dum quam proponit synodum a Papa convocandam censet. Neque etiamaliquid agit novi, cum Papam luunano saltem et ccclcsiastico jure episcoporum principem et antesignanum agnoscit; cum Philippus Melanchthon, unus Lutheranorum doctissimus ac moderalissimus, eum primalum in Articulis quoque Smalkaldicis sua subscriptione agnoscendum duxerit 3. Nos autem a viro docto ampliora speramus. Scit enim primalum cum, aut nullum, aut a Petro venientem agnosci oportere, et in antiquis testimoniis utrumque conjungi. Sane manifestum est in sancta Chalcedonensi synodo Paschasinum legatum apostolicœ Sedis, rogatum a Patribus , hanc in Dioscorum protulisse sententiam : « Sanctissimus archiepiscopus magnœ et senioris Romae Léo, una cum beatissimo Petro Apostolo, qui est petra et crepido catholicœ Ecclesiœ et rectae fidei firmamentum, nudavit Dioscorum episcopatus dignitate 4. » Atque huic primam Pétri nomme ferenti sententiam, sexcentorum episcoporum

* Conf. quat. ci>>. in pérorât, syn. co*f., part, i, p. 193. — * In tib. Coiicord., p. 29tf; Prœf. ad An. Smal. — ' In concil., 1. p. 388 — * Cwxe. Chalc., art. 3, 4; Labb., t. iv.

>>ui le Vupe.

Pour ce qui regarde le Pape, ils ne peuvent pas s'empêcher de le reconnaître pour chef de l'Eglise, puisqu'ils supposent dans Ions leurs actes (lue le concile, auquel ils se soumettent,

Sera assemblé parle Pape même, comme cela est constant par les Préfaces de la Confession d'Aiitjsbounj déjà rapportées, et par celle des articles de Smalcalde. Ainsi l'auteur n'a rien fait de nouveau, en conseillant que le Pape soit reconnu comme le chef de l'épiscopat, du moins par le droit ecclésiastique. Mélanchlon s'est cru obligé de reconnaître celle autorité jusque dans ces mêmes articles de Smalcalde, et sa signature à l'acte où il l'avoue, est enregistrée parmi les actes publics rapportés dans le livre De la Concorde 3. Mais si l'on en vient à ce point, et qu'on reconnaisse la primauté du Pape comme établie par les conciles, il faudra bientôt le reconnaître comme venant de droit divin, puisque les conciles universels d'Ephèse et de Chalcédoinc ', ceux de Bfilève et d'Orange, que notre auteur a loués, comme font tous les autres protestants, en y reconnaissant la primauté du Saint-Siège, l'ont en même temps reconnue comme établie dans saint Pierre par Jésus-Christ même, ainsi que leurs Actes en font foi ; et le savant auteur ne l'ignore pas.

11 est constant au surplus que l'Eglise grecque, dans ses actes particuliers, n'a pas moins reconnu la primauté et l'autorité de Pape, que la latine, comme il parait par le Formulaire souscrit de tous les évêques sous les Papes saint Hormidas et saint Agapet, que j'ai produits dans l'écrit latin, et par la déclaration du patriarche Mennas dans un concile de Constantinople, où il dit « que le Saint-Siège apostolique a fait véritablement ce qui appartenait à sa charge, lorsqu'il a condamné les erreurs, qu'il a main-

1 In psal. XLlv, n. 7. — 5 Serm. 14, De verb. Aposl., nunc 211, n. 20. — " Pag. 338. — * Conc. Ephes., Conc. Chai., Helalr,e^c., ubi supra. ,

assensit synodus; dataque epistola agnovit Leonem stW tit capat membris, prœfuisse * ; et se, ut capiti , prœèuisse consonantiam ; in eo exauditam Pétri vocem, ei vineœ custodiam a Salvatore commissam : unde etiam omnium Ecclesianim archiepiscopam vocitabant. Nos autem, si de primatu nostram sententiam ederemus, non aliis quain ejus concilii vocibus uteremur. Prsecinit Ephesina synodus, cum in eam formam pronuntiaverit : sancta synodus disit : « Nos coacti per sacros canones et epistolam sancti Patris nostri et comministri Cœles-

tini , ad hanc lugubrem sententiam veni-

mus 2' » etc. Quam sententiam, rogante et applaudente concilio, Philippus presbyter, Sedis apostolicae legatus, firinavit lus verbis : « Nulli dubium quod sanctus Petrus, apostolorum caput et princeps, fideique columna et Ecclesiae catholicœ fundamentum, a Domino Salvatore claves regni accepit, qui ad hoc usque tempus in suis successoribus mit et judicium exercet 3. »

His ergo omnibus constat in cecumenicis conciliis, iisque probatissimis , Romani Pontificis primatum ita recognitum, ut a Petro atque adeo a Christo venientem. Idem in synodis antiquissimis, Carthaginensi , Milevitana, Arausicana secunda, inter authenlicas a viro clarissimo recensitis ; quorum si gesta recoluntur, pro comperto erit horum conciliorum ad Romanum Pontifîcem acta esse perlata, quœ Pétri, id est sua a Petro deducta et in Petro instituta, auctoritate firmaret. His consona protulimus in ipso initio sexti sœculi Hormisdae Papae temporibus gesta 4, Petrique primatum in successoribus eminentem, unique terrarum, atque ab ipsa speciatim Ecclesiœ Orientali stabilitum. Addamus corollarii loco Mennœ patriarchœ Constantinopolitani in Constantinopolitana synodo interlocutionem, lotum hujus primatus offîcium summa bre^tate complcxum : « Vere quod suarum erat partium apostolica Sedes exequitur, dum Ecclesiarum constituta inviolata servat, quas rectae sunt fidei défendit, ac peccantibus veniam tribuit 5. » En tria primœ Sedis munia eaque in Ecclesia Grœca œque ac in Latina : exequi canones, tueri fidem, \eniam indulgere resipiscentibus. Multa etiam ei Sedi laudabilis Ecclesiarum consuetudo detulit, quœ mcrito ad illam divinam ac primitivam institutionem accédèrent.

De infallibilitate autem Romani Pontificis, aliisque ejusmodi etiam inter catholicos controversis, hic conticessimus, cum ea non perlinere

' Conc. Chai , Iîelat. ad Léon., col. 833 et s-erj. — * Cotte. Ephes., act. I, I. lit, cd. 533. — ■ Jbid., act. J. — ' Supra, p. 552. — ' Syn. Lw>t.t art. IV.

tenu la discipline, et qu'il a usé d'indulgence envers ceux qui avaient failli, lorsqu'ils reconnaissaient leur faute; « qui sont en effet les trois fonctions de l'autorité papale, auxquelles se rapportent toutes les autres.

Quant aux articles dont on dispute dans les écoles, ni le cardinal Duperron, ni M. Duval, le plus zélé défenseur des prérogatives de Rome, ne les mettent au rang de la foi, ni des articles nécessaires pour la communion ecclésiastique ; et, quant à ce que l'auteur a paru s'en rapporter à l'Eglise gallicane, en voici le sentiment dans les articles de la faculté de Théologie de Paris contre Luther. Le 22e : « Il est certain que le concile général légitimement assemblé, repré-

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