‹ Œuvres completes de Bossuet (volume 5)Chapitre 202 sur 313 · PREMIÈRE PARTIE : DISSERTATIONS · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE : DISSERTATIONS

constiterit, rcetam fidem profcssi, suoloeo ma* oeanl ; idem de presbyterisestojudicium.

V. — Misss solemnes ritu eatholico, verbi divini prœdicatione post Lectuni Evangelium promore interjecta, oelebrentur, commendentur, frequententur : in divinis officiis vernacula liugua qiuBdan eoncinantur, posteaquam examinai.! etapprobata fuerint : Scriptura io tiaguam ternaculam versa emeodalaque, ac detraelisadditionibus, iju.ilis est VOds illius so/u fuies, etc.* in ipso l'auli textu cl aliflB cjnsiiiodi , inler malins pleins nianeat, publiée ctiain legi possit deslinalis boris.

VI. — Conmiiinicaturi qiiicunque, ut id fariant in solenini Hissa ac fidelium cœtu eduio incileniur : dehac communine sœpe celebranda in eamqae praxim instituenda vita plebs serio dcuvainr s É. détint communicantes, nand minus missœ fiant, ac célébrons ipse communicet, omnibus prcslnlei iseo 1 itn cclcbrarc lierai pictalis studio non qua'slu; neque presbyteri lolerentur quibus victus ratio in sola Missuum celebratione sit posila1.

VII. — Novi C|)iscopalus seu nova? paroebiœ ne monacliorum ac monialium cœtus cogantur admiltcrc : ad cos amplcclendos adborlalionibus, castisque et eastigatis ad soi instituti origi" nalcmrituin moiïbus, imitenlur.

VIII. — A sanctorum ae reliquiaruin atque imaginum cullu, superstitiosa qiucquc et ad lucium composita, ex concilii Tridcntini placitis atque ibidem traditaepiscopisauctorilate, arceantur.

IX. — Publica? preces, Hissâtes, ac Rituales libri,Breviaria Parisiensis,Remensis,Vienncnsis,Rupellensis, atque aliarum nobilissimarum Ecclesiarum, Cluniacensis (juoque arebimonasterii totiusque ejus ordinisexemplo, meliorem in fonnam componantur : dubia, suspecta, spuria, superstitiosa tollantur; priscam pietatem omnia redoleant ; denique, si fieri potest, œcumenicum concilium celebretur reformandis moribus acreliquiserrantibus reducendis: relegantur quœ Tridentino concilio, a Ferdinando Coesare, et Carolo nono Christianissimo rege,suntproposita,eorumproeonditionetemporum ac locorum ratio babeatur ; cœtera ad

• In eo loco codicis quem sincenorem et castigatiorem esse cotnper\mus, illustnssimus auctor quaedam eraserat, et ad margicera hanc notam propria manu apposuerat : Nota ea quee deleta sunt fuisse tnissa ad Mol. et Leibn. Nos vero erasa a viro oculatissimo et prudentissirao, in contextum admiltere noluimus , rati niroirum D. Bossuet in recolendo hoc suo opère, qua erat moderatione et modcrtia, forsan timuisse ne de gravions momenti articulis, ixrconsulto Suinmo Pontifice, cum Lutheranis trao6igeret. Verumtamen ne quis apud protestantes queri possit muùlatum a uobis fuisse codicem, et ut sciant omnes quanta fide, quamque diligenti codicum collatione adhibita hanc comroversiam ediiieriiuus, crasa verla Lie restitui et

où l'on convint des articles qui entraîneraient , comme on voit , la décision de tous les autres.

L'auteur ne veut pas qu'on parle de rétractation, et l'on peut n'en point exiger: il suffira de reconnaître la vérité par forme de déclaralion ei d'explication; à quoi les sentiments des livres symboliques des luthériens' donnent une ouverture manisfete, comme on voit par les passages qui ont été produits, et par beaucoup d'autres qu'on pourrait produire.

Cela hit, on pourrait disposer le Pape a écouter les demandes des protestants, et à leur accorder que, dans les lieux où il n'y a «pic i\c> luthériens et où il n'y a point d'évôques catholiques, leurs surintendants qui auraient souscrit à la formule de foi, et qui auraient ramené à l'unité les peuples qui les reconnaissent, soient consacrés pour évoques, et les ministres pour curés ou pour prêtres, sous leur autorité.

Dans les autres lieux, les surintendants, aussi bien que les ministres, pourront aussi être faits prêtres, sous l'autorité des évoques, avec les distinctions et surbordinations qu'on aviserait.

Dans le premier cas, on érigera de nouveaux évêchés, et on en fera la distraction d'avec les anciens.

On soumettra ces nouveaux évêchés à un métropolitain catholique.

On assignera aux évêques, prêtres et curés nouvellement établis, un revenu suffisant par les moyens les plus convenables, et on mettra les consciences en repos sur la possess deilus biens d'Eglise , de quelque nature s'oqui soient. Je voudrais en excepter les hôpitaux qu'il semble qu'on ne peut se dispenser de rendre aux pauvres, s'il y en a qui leur aient été ôtés.

Les évêques de la Confession d' Aiisgbourg , dont la succession et l'ordination se trouveront constantes, seront laissés en leur place, après avoir souscrit la confession de la foi , et l'on fera le même traitement à leurs prêtres.

On aura soin de célébrer les Messes des fêtes solennelles avec toute la décence possible : on y fera la prédication et le prône , selon la coutume; on pourra mêler, dans quelque partie de l'office , des prières ou quelques cantiques en langue vulgaire : on expliquera soigneusement au peuple ce qui se dira en latin , et l'on pourra en donner des traductions, avec les intentions convenables, selon que les évêques le trouveront à propos.

L'Ecriture sera laissée en langue vulgaire entre les mains du peuple : on pourra même

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rcformationem necessaria maturo consilio digeranlur.

exhibcri curavimus. Ilia autcm hsec sunt : « Sacra Eucharistia veram fidem, juxta pnecedcntes articuios, semel professis, nulla nova cautione sub utraque specielradatur ; sacramenti revcrentia; consulatur.

« Superintendentibus ac ministris in episcopos ac presbyteros ex bujusmodi pacti formula ordinatis, quandiu erunt superstites, sua conjugia relinquantur ; ubi decesserint, cselibes prjeficiantur, multa probatione, setate matura. » fEdit. de Paris.J

se servir de la version de Luther, à cause de son élégance et de la netteté qu'on lui attribue, après qu'on l'aura revue, et qu'on en aura retranché ce qui a été ajouté au texte, comme celte proposition : la seule foi justifie» et d'autres de cette sorte. LaRible, ainsi traduite , pourra être lue publiquement aux heures qu'on trouvera bon, avec les explications convenables. On supprimera les notes et apostilles qui ressentiront le schisme passé.

Ceux qui voudront communier seront exhortés à le faire dans l'assemblée solennelle , et l'on tournera toutes les instructions de ce côté-là ; mais s'il n'y a point de communiants, on ne laissera pas de célébrer la Messe.

On donnera la communion sous les deux espèces à ceux qui auront professé la foi, en la forme quia été dite, sans autre nouvelle précaution : on prendra soigneusement garde à la révérence qui est due au saint Sacrement.

On n'obligera point les évêchés et les paroisses nouvellement créées , à recevoir des couvents de religieux et de religieuses , et l'on se contentera de les y inviter par des exhortations, par la pureté de la vie des moines , et en réformant leurs mœurs selon l'institution primitive de leurs ordres.

On retranchera du culte des saints et des images tout ce qui sent la superstition et un gain sordide : et on réglera toutes ces choses suivant le concile de Trente , et les évoques exerceront l'autorité que ce concile leur a donnée sur ce point *.

Les prières publiques, le Missel, le Rituel et les Bréviaires seront corrigés à l'exemple des

Articulus VI. — De concilio Tridentino.

Operosissimamprostestantibus visam quœstionem de recipiendo concilio Tridentino ultimo loco ponimus. Ac primum certum est eam synodum in fidei rébus ab omnibus Catholicis pro œcumenica et irretractabili habitam.

Nondesunt qui arbitrenturab ea sententiaprocul abesse Gallos, sœpe professos eam synodum non esse in regno receptam ; sed id intelligendum de sola disciplina, de qua recipienda prop-

' Sess. 25.

s Toutes les éditions portent le chapitre vi, à la suite de cet alinéa : ce classement nous parait défectueux. Ce chapitre n'est, en effet, qu'un hors-d'œuvre dans lequel Bossuet repose son sentiment à la demande de Leibnitz (V. lett. xvii, ci-après), et n'existe point dans la partie latine qui est la vraie réponse à l'abbé de Lokkum. Aussi pour ne pas rompre la marche du traité tel que l'écrivit d'abord l'évêque de Meaux, nous plaçons ces Réflexionê après le dernier chapitre comme conclusion générale. (E. MJ

Eglises de Paris, de Reims, de Vienne, de la Rochelle et autres aussi illustres , et même du célèbre monastère de Cluny, en retranchant les choses douteuses, suspectes et superstitieuses, en sorte que tout y ressente l'ancienne et solide piété.

Enfin, qu'il se tienne , s'il se peut, un concile œcuménique pour la parfaite réformation de la discipline et l'entière réduction de ceux qui pourraient rester dans le schisme : qu'on repasse sur les articles de réforme qui devaient être déposés à Trente , par les ordres concertés de l'empereur Ferdinand et de Charles IX, roi de France , et qu'on y ait tout l'égard que la condition des lieux et des temps pourra permettre.

Ainsi, l'on fera la réformation de l'Eglise dans le vrai esprit qu'elle devait être entreprise, en conservant l'unité, sans changer la doctrine des siècles précédents, et en retranchant les abus. 2

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