PREMIERE PARTIE : DISSERTATIONS
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mm clm-ctis, quasi re Integra deliberari pétant, iiulli eorum habita ratione; quœ quidem quam
iininensuin discrepent neiuo non \ idot.
sion de l'article de la communion sous une espèce , déjà résolue à Constance , déclarait en même temps que cette discussion ne serait pas une nouvelle délibération , comme si la chose était indécise, mais qu'elle se terait par manière d'éciairrissemeot et d'instruction, pour enseigner les errants, confirmer les infirmes, et convaincre ies opiniâtres, ce qui esl infiniment différent de ce «pie les protestants nous proposent.
Sane confitemur Rohemos in communionem admissos, lice! illum arliculum nondum admitterent, neque concilio Constantiensi fldem habere viderenlur ; sed intérim concilio Basileensi lèse submiltebant, qua in re ;i protestantibus niiiiiin in modum dissidebanl.
Primum enim protestantes se quidem concilio submittunt, sed futuro, necdum convocato nec for te convocando , sexcentis impedimentis midi .pie suborturis; Itohemi vero, concilio inchoato jamque existent] in illusiri civitate, adquodipsa qua'stio continuo «lelerrelur.
Secundo, Bohemi quidem se Basileensi subniillunt concilio, lanquain directe a Spiritu Bancto adeoque infallibili, atque Ecclesùe infallibililatem agnoscunt, ut vidimus; protestantes vero ml taie aperte profilentur; quin potius ea (ides, illorura decrelis a quibus nondum di serunt, omnino répugnât; ex quo illud Bequitur Bohcmorum quidem causain décrète concilii statim finiendam , protestantium vero alia in «lissidia facile eruplurain.
Il est Mai que les Bohémiens turent re«;us à la communion, encore «pie «le leur côté ils de. Dieurassenl en suspens sur un article décidé parle concile de Constance ; mais, premièrement, ils se soumettaient à un concile actuelle ment assemblé, qu'on saisissait de l'affaire par les termes de l'accord , et non pas, comme on voudrait faire aujourd'hui, à un concile à convoquer, que mille obstacles peuvent empêcher c'est-à-dire à un concile en l'air.
Secondement, ils reconnaissaient l'Eglise in faillible, et se soumettaient aussi à son concile actuellement assemble, comme à un concile dirigé par le Saint-Esprit , après lequel il n'j aurait plus de retour; au lieu que les protestants, «pioi qu'ils parlent à peu près de même, «le sorte qu'ils semblent vouloir tout déférer à ce concile, n'ont point encore tranché le mot , qu'ils tiennent l'Eglise et son concile pour infaillibles? et, au contraire, l'Eglise où ils sont a des principes opposés à ce sentiment, qui ne laissent aucune espérance de linir nettement les contestations, ainsi qu'il a été «lit.
Tertio, Bohemi Ecclesiam Romanam catholilicam prouna veraque Ecclesiahabebant, neque eam aut ejus concilium adversae partis loco reponebanl ; imo vero eam, alque ex ea una congregatam synodum Basileensem pro vero summoque et indubitato judice agnoscebant ; quo circa nec pastores suos judicum loco , sed supplicum numéro esse postulabunt : protestantes vero, secessione facta,eamdem Ecclesiam pro parte adversa habent , neque ullam agnoscunt legilimain synodum, cui non litigantes assistant ut judices; quo uno concidere omnem ecclesiasticorum judiciorum rationem , hœresesque et schismata imniedicabilia lieriostendimus, resque ipsa loquitur.
Troisièmement : quoique le concile auquel les Bohémiens se soumettaient fût le concile de l'Eglise de laquelle ils s'étaient séparés» ils ne le regardaient pas comme leur partie et ne demandaient pas même que leurs prêtres y fussent assis avec les autres comme les juges; mais, ne connaissant d'autre Eglise que l'Eglise catholique romaine, ni d'autre concile que celui qui était composé de sesévèques, ils venaient en suppliants et se contentaient de pouvoir dire leurs raisons devant les Pères du concile, comme devant leurs juges légitimes, dont il n'y avait plus aucun appel. Mais les protestants font le contraire, et , en refusant de reconnaître pour légitime tout concile où les contendants ne seront pas tous également juges, ils ferment la porte à
tout jugement ecclésiastique, et ne laissent aucun remède aux schismes et aux hérésies, comme on vient de le voir.
Quarto, Bohemi nihil detrahebant synodorum auctoritati. De una Constanliensi taceie velle videbantur, neque ex causa generali , quae ad anteacta concilia trahi posset , qualis esseï jlla : quod ex parte adversa congregala esset ; verum exceptione quadam singulari, quod in ea synodo inaudili damnati essent, quod, data audientia, a Basileensibus facile reparari posset : contra protestantes non id obtendunt quod inaudili damnati sint ; sciunt enim nunquam negatam esse audientiam, salvosque conductus, quales postulassent, esse concessos; verum illud objecerunt pastores suos, nulla licet vera et episcopali ordinatione suffultos , utcumque securos , non lamen parlium loco audiri, sed judicum auctoritate assidere debuisse ; alioquin testabantur detrectari a se judicium ut iniquissimum , et ab adversa tantum parte prolatum ; quœ causa cum ad anteacla concilia traherelur , non uni certo concilio, ut quidem prœferunt, cerlis rationibus auctoritatem detrahunt , sed omnia concilia supra mille annos una litura obducunt , errantemque et autoritate cassam per tôt sœcula inducunt Ecclesiam ; neque ullam pandunt viam , quam an. teaclisseculurisve sœculis potior aut validior esse videatur,tui prœdiximus.
Quatrièmement : sans rien alléguer contre le concile de Constance , qui affaiblit ou détruisit les conciles en général, comme serait qu'ils ont été leurs parties, ils se plaignaient seulement de n'y avoir point été ouïs , à quoi il était aisé de remédier à Bâle en les écoutant. Mais aujourd'hui les protestants , qui ne peuvent pas faire cette plainte , puisqu'il n'a tenu qu'à eux d'être ouïs, et qu'on leur a donné tous les saufs-conduits et sûretés nécessaires en la forme qu'ils ont souhaitée, apportent, pour toute exception , ou du moins comme leur exception principale, qu'il ne leur suffit pas d'être ouïs en toute sûreté comme parties, mais que les pasteurs qu'ils ont établis, sans qu'ils aient été ordonnés par des évêques, ont le même droit de juger que ceux qui ont gardé la succession et sont demeurés dans leurs places, sans rien innover; ce qui, emportant l'invalidité de tous les jugements ecclésiastiques, les oblige aussi, non à rejeter un certain concile pour des raisons particulières, comme ils disent, mais tous les conciles depuis environ mille ans, sans alléguer aucune raison pour attribuer plus de force à ceux qui ont précédé ou qui suivront.
Quinto, Bohemi de uno tantum articulo conlendebant, eoque facile conciliabili , imo conciliai, si concordati vim rationemque caperent : protestantes vero nihil non commovere, concussis eliam Ecclesiœ fundamentis; eversis quippe perpetuae divinœ assistentiae promissionibus, detracloque Ecclesiœ Spiritus sancli magisterio; quo fit ut eorum causa, non nisi refecta tota semel Ecclesia, pro illœsa atque intégra haberi queat.
Denique elsi cum Bohemis de Constanliensi concilie» per œconomiam taceretur, sane se submittebant ultro Basileensi concilio , ex capite Frequens Constantiensis concilii convocato, ejusque decretis palam inhœrenli, imo aperte proiesso se ab eorum auctoritate nunquam recessurum, in eo quoque articulo de quo cum Bohemis agebatur, ut ex Actis ostendimus, quamobrem certo esset futurum , ut Constantiensia décréta finnarentur, quemadmodum factum est;
En cinquième lieu, il ne s'agissait que d'un seul article avec les calixlins, et l'on a vu que cet article par les principes posés, était aisé à régler ou plutôt qu'il était déjà préjugé par les termes mêmes de l'accord , et par la croyance , qui était commune entre les parties, de l'infaillibilité de l'Eglise; mais il n'y a point de question que les protestants n'aient remuée, ayant même renversé les fondements de l'Eglise, en ébranlant la promesse de l'assistance perpétuelle du Saint-Esprit, et, pour tenir en suspens les décisions faites contre eux, il faudrait, pour ainsi parler, refondre l'Eglise tout entière.
Enfin, bien qu'on ait eu la condescendance de ne point parler aux calixlins du concile de Constance, qui leur faisait peine , ils se soumettaient eux-mêmes à l'équivalent, c'est-à-dire au concile de Bàle , qui, comme on avu1, était assemblé en vertu d'un de ses canons, c'est-à-dire du chapitre Frequens, et qui, d'ailleurs, non content de la profession qu'il faisait de régler selon les maximes de ce concile, s'était encore expliqué sur
«Chap C.