LETTRE VI
Leibmtz a M"* de Brinon.
De Hanovre, 17 décembre 1691.
Madame , Voici enfin une partie de l'écrit de M. l'abbé Molanus : le reste suivra bientôt. J'avoue de l'avoir promis il y a longtemps, et d'y avoir manqué plusieurs semaines de suite; mais ce n'était pas ma faute , ni celle de M. Molanus non plus. Lui rendre témoignage qu'il a travaillé à diver-
ses reprises, mais qu'il a été interrompu par des occupations indispensables.
Je vous supplie, Madame, de faire tenir ma lettre * à M. de Meaux, avec l'écrit latin ci-joint. Je vous envoie en même temps mes réflexions1, que j'avais faites il y a plusieurs semaines. C'est pour vous donnerdes preuvesdu zèleaveclequel je serai toujours, Madame, votre, etc. Leibnitz.
P.-S. Je ne sais si je dois oser vous supplier
de faire rendre la ci-jointe à M. Laroque, qui
est connu de M. de Meaux et de M. Pellisson.
LETTRE Ml.
Leibmtz a Bossuet.
De Hanovre, ce 23 décembre 1691.
Monseigneur,
Je ne doute point que vous n'a\ez reçu la première partie de l'éclaircissement que vous avez demandé, touchant un projet de réunion qui avait été négocié ici avec M. l'é\èque de Neustadt : car je l'avais adressé à Madame de Brinon, avec une lettre que j'avais pris la liberté de vous écrire, pour me conserver l'honneur de vos bonnes grAces , et pour vous témoigner le zèle avec lequel je souhaite d'exécuter vos ordres.
Je vous envoie maintenant le reste de cet éclaircissement fait par le même théologien, qui vous honore infiniment , mais qui désire avec raison, comme j'ai marqué , que ceci ne se publie point, d'autant qu'on en est convenu ainsi avec M. de ÏVeustadt. Nous attendrons votre jugement, qui donnera un grand jour à celle matière importante. Au reste, je me rapporte à ma précédente, et je suis avec respect, Monseigneur, votre très-humble, elc.
Geoffroy-Guillaume Leibnitz.