‹ Œuvres completes de Bossuet (volume 5)Chapitre 24 sur 313 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Ce que c'est que la justification selon les principes des adversaires.— Les fondements ruineux de leur doctrine.

Certainement il n'est pas possible d'expliquer la confiance au Libérateur par des maximes plus évangeliques. Mais entrons plus profondément en celte matière, afin que la comparaison de notre doctrine avec celle de nos adversaires fasse voir aux personnes sincères, que les ministres ont obscurci les mérites de Jésus-Christ,

1 Dum peccatores se esse intelligentes, a dlvinse justitiae timoré quo utiliter concutiuntur, ad considerandam Dei misericordiam se convertendo in spem enguntur, ^dentés Dcum sibi propter Christum propitium fore. Concil. Trid., sess. 6, cap. 6. — 2 Quamvis autem necessanum sit credere, neque remitti, neque remissa unquam fuisse peccata, nisi gratis divina misericordia propter Christum. Conc. Trid., sess. 6. cap. 9. — 3 Efficiens, misericors Deus, qu! gratuito abiuit et sanctificat... rneritoria autem, dilectissimus Unigenitus suus, Dominus noster Jésus Christus, qui cum esselïius lnimici propter nimiam charitatem qua dilexit nos... nobis justifleationem ruerait, et pro nobh Deo Patri satisfecit, (lbid., cap. 7.)— 4 Gratis justificarl ideo dicimur, quia nihil eorum quas jus'ificationem praeceduat, Mve fide?, sive opéra, ipsam justificationis gratiam promeretnr : si enim gratia est, jam non ex operibus; alioquin, ut idem Apostolus inquit, gratia jarn non est gratia. (lbid., cap. 8.)

et perverti les Ecritures divines : et afin que cette vérité paraisse en son jour, exposons nettement quelle est leur créance.

Ils n'expliquent pas comme nous ce que c'est que la justification du pécheur; car ils enseignent qu'elle n'ôle pas les péchés, mais qu'elle les couvre: et c'est pourquoi justifier, selon eux, c'est déclarer juste , tenir et reconnaître pour juste; ce sont les paroles de Dumoulin en son Bouclier de la Foi1. De sorte que la justification selon ce principe, c'est une action de Dieu comme juge, par laquelle étant satisfait de l'oblation volontaire de Jésus-Christ, il prononce en notre faveur, et déclare qu'il ne poursuivra pas la vengeance des crimes dont nous étions convaincus.

De là il s'ensuit manifestement que la justification ainsi exposée ne changeant point l'âme du pécheur, elle n'a rien de plus excellent que ce que nous voyons pratiquer dans les tribunaux de justice. Aussi Dumoulin dit au lieu allégué, que « justifier, c'est déclarer juste, en même sens qu'un homme accusé d'un crime, est renvoyé absous et justifié. »

L'Eglise catholique assure au contraire que Dieu nous justifie par notre Sauveur en détruisant le péché en nous, et en nous communiquant la justice; et conséquemment que justifier, c'est faire que de pécheurs nous devenions justes.

Mais, afin que nous comprenions en quoi consiste précisément la difficulté, nous observerons en ce lieu, que les ministres pressés par les saintes lettres sont contraints de s'approcher de notre doctrine. Nous disons que Dieu, en nous pardonnant, nous change intérieurement et nous renouvelle. Les adversaires ne le nient pas; et le sieur Ferry en son Scolastique orthodoxe enseigne «qu'il a été nécessaire de nous donner une grâce inhérente, par laquelle notre volonté fût délivrée du péché dans lequel elle était détenue2. » Voici donc quel est le point contesté. Dumoulin et ses collègues condamnent le concile de Trente et l'Eglise de ce qu'elle « entend par justifier , régénérer et sanctifier , et par justification , régénération et sanctification 3. » Pour eux, ils distinguent ici double grâce. L'une est celle par laquelle Dieu nous déclare justes, qui n'est qu'un acte judiciaire, à ce qu'ils estiment, qui ne change pas le pécheur, mais seulement le prononce absous; et c'est ce qu'ils appellent justification. L'autre grâce, ditDumoulin *. « c'est la régénération et renouvellement « intérieur par le Saint-Esprit; lequel change- « ment est une autre naissance et une conformation d'un nouvel hommefastàrimageduFilsde

•Sect. 43. - «Cap. 32.— 'Bouclier delà foi, sect.43.— 4/ô.,sect. 29.

u Dieu.» C'est ce qu'ils disent que l'Ecriture Vos noms, dit le Sauveur l , sont écrits au ciel:

appelle régénération et sanctification. Le sieur cTeat nne similitude tirée de la coutume ancienne

tcn\ approuve colle distinction en son livre du d'écrire dans les rôles publics ceux aquiondon-

Désespoir de la Tradition, cnap. 6. nait le droit de bourgeoisie. Mais ces noms et

L'Eglise catholique ne comprend pas cette celte écriture appliquée aux mystères divins,

subtilité superflue; elle procède plus simplement; liasse à une signification plus éminente, et

elle recherche les Ecritures avec les anciens doc- désigne l'ordre immuable des décrets de Dieu,

leurs orthodoxes; et elle n'v remarque aucune par lesquels il nous donne droit dans la sainte

raison sur laquelle cette distinction puisse être cité de Jérusalem. Toute l'Ecriture est pleine de

fondée. C'est néanmoins tout le sujet du procès pareils exemples. Nous lisons au livre des Psau-

que les ministres nous font sur cette matière. mes : « Dieu a dit, et les choses ont été laites; il

Avant qu'approfondir cette question, et qu'éta- « a commandé, et elles ont été créées3. » 11 se-

blir la vérité catholique par l'autorité des lettres rait ridicule de s'imaginer que Dieu commande

- nées et de l'antiquité chrétienne, (il nie semble premièrement, et après que ses ordres soient

à propos de considérer les fondements princi- exécutés, comme il se pratique parmi les hom-

paux de nos adversaires, afin que tout le monde mes. Le commandement signifie ici l'action

connaisse combien leur créance est mal ap- même tonte-puissante , par laquelle il exécute

puyée. tout ce qu'il lui plaît dans le ciel et dans la terre.

Ils disent que le mot de justifier est pris très- Ne puis-je pas raisonner de la même sorte delà

souvent dans les Ecritures dans le sensauquel ils justification du pécheur, et dire que le Père

l'exposent, ce que nous leur accordons sans dif- éternel, apaisé par la mort de son fils unique,

Acuité. Mais qui ne sait que dans les divinslivres prononce comme il appartient à un Dieu comme

un même terme n'a pas toujours une significa- celui dont la seule parole met tout l'effet par sa

lion uniforme, et que le lieu, le sujet et les cir- vertu propre T Tellement que l'homme prononce

constances y apportent une différence notable? en déclarant juste celui qui a été accusé; et Dieu

C'esl par ces circonstances bien examinées que prononce en le faisant juste. Certes cette manière

nous leur montrerons, dans les saintes letlrcs, de justifier est d'autant plus digne de Dieu ,

que la justification du pécheur ne se prononce qu'elle n'appartient qu'à lui seul, parce que c'est

pas an dehors, mais qu'elle s'opère au dedans une couvre de toute-puissance,

par l'infusion de la grâce. De là, il e>t aisé de connaître d'où vient que le

Ils ajoutent que le terme de justifier a été tiré mot de justifier, selon le style du saint Apôtre, du Palais, où il signifie absoudre par un acte ju- est opposé à celui de condamner. Ce n'est pas que diciaire; de sorte qu'à leur avis, il doit retenir sa Dieu noua justifiant, nous délivre seulement de signification naturelle, et ils confirment leurrai- la damnation; mais c'est qu'en effaçant le mal sonnement par l'autorité de l'Apôtre, lequel, aux de la coulpe, il nous exempte du mal de la peine. Romains, v, vin, et ailleurs, oppose le mot de Voilà les principaux fondements de la doctrine justifier à celui d'accuser et de condamner, qui de nos adversaires, desquels certes la faibli sont sans difficulté termes de justice. C'est là leur est toute visible. Mais après que nous avons déargument le plus fort, et toutefois il est très dé- couvert l'erreur, proposons la vérité catholique fectueux. Car supposé môme qu'il soit véritable toute pure et toute sincère, telle que le concile que le mot de justifier soit pris du Palais, n'est- de Trente, suivant les tracesdes anciens docteurs, ce pas raisonner faiblement de croire qu'il faille l'a puisée dans les Ecritures divines , pour céiétoujours le restreindre à la signification du Pa- brer la gloire de Dieu et les infinis mérites du lais? Que si nos adversaires s'opiniàtrcnt à ne Sauveur des âmes. Rendez-vous attentif, lecteur vouloir point sortir du barreau, qu'ils nous disent chrétien, à la théologie la plus sainte et la plus en quel tribunal et devant quel juge il faut s'ap- céleste que l'Eglise catholique nous ait enseignée. phquer par la foi la sentence qui nous absout, C'est ici que nous appi endrons à honorer la dicomme ils enseignent qu'il est nécessaire dans gnité du sang précieux qui nous a réconciliés. la justification du pécheur ? Du moins avouerontils en ce lieu, que la comparaison du Palais n'est CHAPITRE IV.

pas si exacte, qu'il n'y ait des différences nota- Ce que c'est que ta justifiration du pécheur, selon ta doctrine

blés. Prenons donc un autre principe , et disons de rE=Tlise' iui est éclaircie Par les Ecritures.

qu'il n'est pas nouveau dans les Ecritures , que La foi de l'Eglise consiste en trois points. Pre-

diverses façons de parler, prises originairement amèrement, elle ne peut croire que nos péchés

des choses humaines, soient élevées à un sens demeurent en nous après que nous sommes lavés

plus auguste lorsqu'on les applique aux divines. * Luc, *, 20. - » Pmi. au.»m, 5.

80 RÉFUTATION DU SIEUR FERRY

au sang de l'Agneau. C'est pourquoi, en second même que nous sommes justifiés1 . Toutefois nous lieu, elle estime que Dieu nous justifie par le apprenons par les Ecritures que Dieu ôte les pé- Saint-Espiït, selon ce que dit l'Apôtre saint Paul, chés en justifiant. Donc lajustification du pécheur qu' « il nous a sauvés par le lavement de régéné- n'est pas seulement un acte de juge. Toute la a ration et renouvellement du Saint-Esprit qu'il force de ce raisonnement consiste en ce point, que « a répandu sur nous abondamment par Jésus- Dieu en justifiant ôte les péchés, qui est le pred Christ l. » Elle enseigne que cet Esprit lave nos mier que nous devons éclaircir. taches comme une eau divine, et consume nos Pour entendre solidement cette vérité, obserordures comme un feu céleste ; et de plus, qu'é- vons que la rémission des péchés est l'un des prêtant la sainteté même, non content de nettoyer miers articles de l'alliance que Dieu a contractée nos péchés, il répand en nous la justice. D'où elle avec nous par Notre Seigneur Jésus-Christ. C'est conclut enfin, en troisième lieu, que Dieu justifie pourquoi l'Ecriture divine nous exprime cette les hommes pécheurs, en leur rendant le don de grâce en plusieurs façons, afin qu'elle entre en justice, comme dit l'Apôtre : « De même que par nos cœurs plus profondément. Elle dit que Dieu .« le péché d'un seul la mort a régné, beaucoup oublie les péchés, qu'il ne les impute point, qu'il « plus ceux qui reçoivent l'abondance de grâce et les couvre ; elle dit aussi qu'il les lave et qu'il les « du don de justice régneront en la vie par un efface, qu'il les éloigne de nous et qu'il les dé- « seul Jésus-Christ 2. » Ainsi , la justification , truit. Et encore que toutes ces façons de parler selon nous, n'est pas seulement un acte déjuge nous expriment la rémission des péchés; les par lequel Dieu nous renvoie absous; c'est une unes signifient ce bienfait plus parfaitement que action de Créateur et de Tout-Puissant, par la- les autres : tellement que, pour en comprendre quelle, opérant en nos cœurs, il nous fait agréa- toute l'étendue, il faut nécessairement le consibles à sa majesté, en nous communiquant la dérer dans tous les passages conférés ensemble, justice que son Fils notre Sauveur nous a méritée, et non pas en chacun d'eux pris séparément.

Commençons à faire entendre cette vérité par Ce principe si certain, si indubitable, décou-

un principe dont notre adversaire convient avec vre le mauvais procédé de nos adversaires. Car

nous sans s'être aperçu de la conséquence. Il re- d'autant qu'ils voient en quelques endroits que

connaît, au livre de son Désespoir, que la grâce la rémission nous est proposée, en ce que nos

qui nous justifie lave les péchés, et que ce lave- péchés sont couverts, et ne nous sont pas impu-

ment, c'est la justification même*. Qu'il recherche tés ; ils s'arrêtent à cette seule façon de parler, à

donc dans les Ecritures comme Dieu nous lave, laquelle il fallait joindre les autres pour avoir la

et il verra comme il justifie. définition tout entière. Que s'ils les avaient bien

Ecoutons le divin Psalmiste dans les gémisse- examinés, au lieu de quelques passages de l'Ecri-

ments de sa pénitence : « Vous me laverez, dit-il*, ture qui disent que nos péchés sont couverts, ils

« ô Seigneur, et je serai blanchi par dessus la auraient trouvé les livres sacrés pleins de textes

« neige. » Que signifie cette blancheur, sinon qui témoignent qu'ils ne sont plus. Ils auraient

« l'abondance du don de justice 5 » qui rend nos entendu David qui publie qu' « autant que le

âmes tout éclatantes ; d'où il résulte clairement « Levant est loin du Couchant, autant Dieu éloi-

que Dieu lave, et ensuite qu'il justifie par l'infu- « gne de nous nos iniquités 2. » Le prophète

sion de la grâce? Michée leur aurait appris que « Dieu jette nos

Mais expliquons plus amplement, par les Ecri- « péchés au fond de la mer ». » Ils auraient ouï

tures, les trois points que nous avons proposés, la voix de Dieu même parlant en son prophète

qui renversent toute la doctrine de nos adversai- Isaïe : C'est moi, c'est moi, » dit-il *, « qui efface

res; et pour nous acquitter de notre promesse, a les péchés à cause de moi. » Le Psalmiste les

montrons dans la suite du même discours, et la aurait encore assurés que « si Dieu le lave, il

gloire du Fils de Dieu très-bien établie dans la « sera blanchi comme neige 5. » Enfin tout le

créance que nous professons, et la témérité de Nouveau Testament leur aurait prêché que « nos

nos adversaires qui l'accusent de nouveauté. « péchés sont lavés au sang de l'Agneau6. » Cer-

Premièrement, nous disons ainsi : L'action par tes, nous ne pouvons pas faire celte injure à Dieu,

laquelle Dieu nous justifie ne peut pas être sim- que de croire que ce qu'il éloigne, demeure ; que

plement un acte de juge; car le juge, agissant ce qu'il efface, soit encore en nous; que les ordu-

seulement en juge, n'ôte pas le péché du cou- res qu'il lave, ne soient point ôtées. Et en effet,

pable. Aussi est-ce un des principes de nos ad- , , . ,

1 A UA 1 4- I ' L'Apôtre dit que nous sommes laves des pèches, en tant qu'ils

VerSaireS, que leS péCnCS demeurent en nOUS lOrS ne sont point imputés ; et nous savons que ce qui ne nous est point

imputé ne laisse point d'être en nous. (Ferry, Dêsesp. de la Trad.

> Ta. ni, 0, C— 3 Iiom., v, 17.— » Désesp.de la Trad., c. 6.— cliap. 9.) — 2 Psal. en, 12 — 3 Mich., vu, 19.— * Isai., xliii, 25.

< Ptal . h, 9.— * liom., v, 17. — s Psal. h, 6.— « Apoc, i, 5.

l.K SALI i l'OSMIiLU DANS L'ÉGLISE ROMAINE.

forer one ordure ce n'estpoinl la couvrir, maisla nettoyer : d'autant plus que Dieu j emploie, non le sang des taureaux et des boucs, mais le sang innocent de son propre Fils, lequel étant Infiniment pur, nettoit notre conscience des oeuvres de inorf,comme l'apôtre saint Paul l'enseigne aui

Hébreux1. Ainsi, qui pèsera Lien ces passages, il

dira que, selon la sainte Ecriture, Dieu pardonne les péchés en les détruisant; qu'il ne les impute

point, parce qu'il les lave ; qu'il les couvre, à cause qu'en les effaçant, il hit qu'ils ne paraissent plus à sa vue, c'est-à-dire qu'ils ne sont

pllls.

De la dent que saint Augustin, répondant aux pélagiens qui lui objectaient çue le baptême, selon sa doctrine, ne donnait pas la rémission de tous les péchés, et qu'il ne les ôtait pus, mais qu'il les rasait, comme on rase les cheveux, disaient-ils, dont la racine demeure en la tête, soutient qu'il n'\ a i (pie les infidèles qui osent assurer une telle chose, et nier (pie le baptême OU le* péchés*. » Et encore qu'il soit celui de tous les d teins qui a sans d iule le mieux entendu les langueurs et les maladies de notre nature: ensuite du principe qu'il a posé, que la grâce du baptême ôle les péchés, il parle ainsi de la convoitise, combattant d'uuc même force les hérétiques pélagiens et les calvinistes: « Bien qu'elle soit nommée péché , ce n'est pas , » dit-il , t qu'elle soit péché : mais elle est ainsi appelée, parce qu'elle est faite par le péché; comme en voyant l'écriture d'un homme, on l'appelle sonventsamain, parce que c'est la main qui l'a faite 3. » Et ce grand homme passe si avant, qu'il ne veut pas même que la convoitise soit au nombre de ces péchés pour lesquels nous disons tous les jours : « Remettez-nous nos dettes 4. » Ce qui montre combien il est convaincu que la grâce justifiante ôle les péchés. Car c'est en conséquence de cette doctrine qu'il enseigne positivement que la convoitise n'est pas un péché dans les baptisés; [tarée que, si elle était un péché en eux, il s'ensuivrait que les pèches ne sont point ôtés, puisque la convoitise demeure. 11 me serait aisé de produire beaucoup d'autres passages de saint Augustin non moins formels ni moins décisifs : mais celui-ci doit suffire aux pieux lecteurs ; d'autant plus que le sieur Ferry, au chapitre premier de son Désespoir, bien qu'il combatte noire créance par l'autorité de saint

1 Thb. , \x, 4. — * Quis hoc adversus Pelagianos nisi infldelis aFfirmet? Dicimus ergo baptisma dare omnium indulgentiam peccatorum, et auferre crimina, non radore. Cont. d. . Pelag.,

lib. i,cap. 13, n. 20, tom. x. — 3 Etiamsi vocatur peccatum ; non uti'iue quia pcecatu.n est, sed quia poccato facUt est, si: vocatur; sicut scriptura cujiu me BUnns à ■ cam fecerit.

Cont. duos Epist. .-W.-j., lia. i. c;ip. I3,n.27, etc. — ' Ncc propter ipsam dicunt in oralioM b»p;i,».i .- Diimuc nobis,etc. Jbid.

B. Ton. IV.

Augustin, ne laisse pas néanmoins de dire que, selon la doctrine de ce grand homme, « la convoitise n'est plus après le baptême, quant à la coulpe, quant à la condamnation, à l'imputation; mais qu'elle est en effet. » D'où il s'ensuit manifestement que la convoitise n'ayant plus de coulpe, elle n'a plus aussi ,1,. péché, parce que le péché, connue chacun sait, consiste essentiellement en la coulpe.

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